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mardi 5 juillet 2022

Des No Go Zones à Marseille ? Livre Noir a assisté à des opérations anti-drogue Quartiers Nord !

 

Livre Noir s’est rendu dans les quartiers Nord de Marseille, de nuit, et a assisté ainsi à des opérations policières anti-drogue. 

Un documentaire immersif, pour vous faire vivre la réalité de ce que vivent les policiers au quotidien en une quasi zone de guerre.



Illustrations  : DR
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

samedi 14 mai 2022

[Reportage] Marseille, la ville aux 100 checkpoints


 
 
 Geoffroy Antoine 13 mai 2022

Y a-t-il une semaine qui passe sans que Marseille ne fasse la une des journaux ? 

Ces derniers jours, en moins de 48 heures, une femme de 55 ans a été assassinée dans un parking, un père de famille, médecin militaire, a été sauvagement agressé devant les yeux de ses enfants et un homme armé d’un couteau a été abattu par la police dans un centre commercial. 

Marseille, laboratoire de l’ultra-délinquance ? Dans certains quartiers, les faits parlent d'eux-mêmes.

La Bricarde, la Paternelle, Kalliste, Bassens, Consolat, les Oliviers… Ces noms de lieux enchanteurs ne disent rien aux non-Marseillais. Dans ces quartiers, les plus chauds de la cité phocéenne, prospèrent tous les compartiments de l'économie parallèle, trafic de drogue et marché noir entre autres. La violence y est fréquente, les tirs de kalachnikov comme les cris des guetteurs y retentissent aussi régulièrement que, jadis, les cloches de nos églises. Les quartiers nord de Marseille incarnent à la perfection l’expression de « territoires perdus de la République » et constituent, depuis des décennies, l’épine dans le pied des politiques locaux de droite comme de gauche. Incapables de reprendre le contrôle de ces zones, ils promettent ici et là des mesures... jamais appliquées. Emmanuel Macron n’a pas échappé à la règle. Le Président promettait, à l’automne 2021, un plan d’urgence « sécuritaire, sanitaire et social » et jurait de « harceler les trafics de drogue » afin de rétablir l’ordre à Marseille. Qu’en a-t-il été ?

Pour le savoir, Boulevard Voltaire s’est rendu au cœur des quartiers nord de Marseille. 

Entre policiers au bord du burn out, banalisation de l’ultra-violence, domination des trafiquants et profonde misère sociale, nous nous sommes infiltrés en zone de non-France. Nous avons vu l'état de la plus vieille ville française.
                                

 

Un point de deal à Kalliste, dans le nord-ouest de Marseille. @GeoffroyAntoine

« Chez nous, dans les quartiers nord de Marseille, c’est le réseau qui décide de tout », confie Khadija, tout sourire, une habitante de la cité Bassens. Bassens, c’est cette même cité du 14e arrondissement de Marseille qui avait été nettoyée de fond en comble pour la visite d’Emmanuel Macron, en septembre. Enchevêtrement de tours blanches et orangées abritant un peu moins de 6.000 habitants, Bassens est l’une des zones les plus criminogènes de la cité phocéenne. Abandonnée des services publics (sauf en période électorale, évidemment), minée par le trafic de drogue et la délinquance juvénile, la cité Bassens est pourtant située à quelques centaines de mètres du plus important commissariat de police du nord de Marseille, celui qui accueille la fameuse « BAC Nord ».

mardi 1 septembre 2020

Darmanin-Piolle : match nul…

 
Depuis la diffusion massive de la vidéo montrant les dealers grenoblois, surarmés et cagoulés, mais tranquillement attablés en train d’attendre le client avec leur came devant l’immeuble de leur cité, comme s’ils avaient pignon sur rue, le ton monte entre le ministre de l’Intérieur et le maire de Grenoble.

Il est vrai que les deux ont de quoi se sentir humiliés par cette vidéo.

L’édile écolo Éric Piolle voit sa ville, à la réputation déjà peu engageante en termes de sécurité, désormais mondialement connue pour ses dealers sans foi ni loi.
Et Darmanin prend en pleine figure le mépris et l’indifférence affichés par les racailles pour ses rodomontades sécuritaires largement empruntées à Sarkozy, qui apparemment n’effraient pas une seconde dans les barres d’immeubles.
Les médias avaient dit de cette vidéo qu’elle était tournée et diffusée à l’initiative même des trafiquants pour bien montrer quel était leur territoire aux bandes rivales : il n’est pas dit qu’il s’agissait peut-être aussi d’une bravade à l’intention des autorités, une preuve que personne n’avait peur des déclarations d’intention de Darmanin.
« Ensauvagement », « racaille », pendant que nos cités passent peu à peu sous gouvernance délinquante, politiques et commentateurs s’écharpent sur les mots, trop grossiers et discriminants : mais les racailles s’en fichent, cela fait longtemps qu’elles s’autodiscriminent, se baptisent elles même « cailleras », se mettent en marge et s’emparent du pouvoir sur des territoires entiers, comme le démontre ce « pacte » de bon voisinage entre dealers et habitants d’une cité de Toulouse.

samedi 29 août 2020

Faudra-t-il tirer à vue ?





Faudra-t-il tirer à vue sur la racaille ? (écrit un commentateur sur le site Riposte Laïque). 

C’est ce que ne se prive pas de faire la police brésilienne avec ses commandos, formés spécialement pour juguler l’extrême violence dans des favelas criminogènes.

En employant les mêmes méthodes expéditives que les voyous.
Bien sur, la France n’est pas le Brésil, et pour le camp du bien nous reviendrons aux heures les plus sombres de l’histoire.
Tellement nous sommes, comme liés et enlacés depuis longtemps par des barrières juridiques qui sont autant de freins pour que la société  ne se défende pas contre des agresseurs de l’intérieur.
Et puis, il y cette idéologie gauchisante qui a complètement submergé la magistrature, l’Etat, la politique (dite de droite), la haute fonction publique, les médias et même la hiérarchie policière.
Les franc-macs en avaleraient leur dentier, les cathos du Pape François feraient sonner le tocsin et les bobos-écolos allumeraient partout des bougies avec des fleurs.
Le Qatar refuserait toute aide financière à la France et certaines personnes ne trouveraient pas de mots assez durs pour dénoncer des méthodes inhumaines que la morale républicaine réprouve etc…
Et pourtant, que disait Luc Ferry, quand il parlait de tirer à balles réelles sur les Gilets jaunes ?
Est il possible d’abandonner le pays à la racaille ?
On apprend que le 1/3 des vermines d’importation interpellés au dimanche soir du PSG étaient des mineurs isolés.
Et comme chaque fois, les forces de « l’ordre » avaient ordre de ne pas intervenir devant les pillages de magasins, les vitrines brisées, les voitures cabossées, retournées ou incendiées etc…

mardi 25 août 2020

Territoires perdus de la République



Il en dit quoi le petit Moussa?

lundi 17 août 2020

Ces zones de guerre au cœur de notre pays | FRONT POPULAIRE


LaRacailleTue | A droite fièrement !



Le 17/08/2020

 Guillaume Bigot revient sur le document confidentiel, révélé par Le Figaro il y a quelques jours, où sont recensées par la police et la gendarmerie toutes les violences constatées en France les 27, 28 et 29 juillet dernier.

jeudi 18 juin 2020

Insécurité. Un immeuble criblé de balles à Rennes, expédition punitive à Saint-Brieuc


Le quartier de Maurepas est l’un des plus défavorisé de Rennes.



Dans le quartier de Maurepas, à Rennes, un immeuble a été criblé de balles le 17 juin. 

Du côté de Saint-Brieuc, c’est cette fois une expédition punitive sur fond de trafic de stupéfiants qui a eu lieu le weekend dernier.

Coups de feu visant un immeuble à Rennes

Le début de mâtinée a été agité le 17 juin dans le quartier rennais de Maurepas.
Un secteur dont la mauvaise réputation n’est plus à faire, sur fond de trafic de stupéfiants et de règlements de comptes entre bandes de racailles.
Cette fois, ce sont des coups de feu qui ont retenti à l’aube dans le quartier, tirés à une trentaine de mètre d’un immeuble avec un fusil mitrailleur, selon les premiers éléments rapportés.
Dans la foulée, les assaillants se sont enfuis à bord d’un véhicule que les policiers retrouveront en flammes quelques temps plus tard du côté de Saint-Grégoire.
Suite à la scène, des douilles jaillissaient sur le sol mais aussi dans l’escalier tandis que plus d’une quinzaine d’impacts de balles ont été constatés sur les murs du bâtiment.
Parmi les habitants des lieux, un a même eu une grosse frayeur en voyant une balle venir se loger dans sa cuisine.
Cette fusillade intervient tout juste un mois après qu’un homme ait été blessé par balles le 17 mai devant le centre commercial du Gros-Chêne, toujours dans le quartier de Maurepas.

mercredi 20 mai 2020

Le conseil départemental des Yvelines débloque 2,6 millions d’euros pour éviter l’embrasement de ses cités privées de retour au pays cet été !





La gestion politique de nos banlieues est, depuis des années, un enfer pavé de barres HLM et de bonnes intentions. 

La crise du coronavirus et le confinement, son corollaire, ne dérogeront pas à cette règle.

Le conseil départemental des Yvelines a voté, vendredi dernier, aux Mureaux, une subvention à hauteur de 2,6 millions d’euros en faveur des 31 quartiers prioritaires.
« Ces quartiers populaires des Yvelines sont peuplés par des habitants originaires de pays étrangers et qui ont pour habitude de retourner chez eux l’été pour y passer leurs vacances. Cette année, en raison de la fermeture des frontières avec le Maroc, l’Algérie et le Sénégal, ce sera impossible », précise le président du département, Pierre Bédier (LR).
 « On va se trouver avec des enfants et des adolescents désœuvrés et quand c’est comme ça, ils ont souvent la tête aux bêtises. »
Nos jeunes de banlieue, issus majoritairement d’Afrique, ont donc comme habitude, l’été, de retourner au bled plutôt que de parcourir les châteaux de la Loire et, fermeture de frontières oblige, il va falloir que le contribuable yvelinois mette la main à la poche pour leur offrir des stages de cirque, à défaut de quoi ils viendront faire le leur, à la barbe de nos policiers.
Pierre Bédier confirme, piteusement défaitiste : « Traditionnellement, les quartiers sont très calmes après les départs en vacances du 14 juillet. Mais cette année, il y aura moins de départs. Nous sommes en charge des jeunes dans les quartiers difficiles. Notre objectif est d’anticiper et de prévenir les problèmes. Et on sait bien qu’on y rencontre les phénomènes classiques de ces jeunes qui jouent aux cow-boys et aux Indiens avec la police et les pompiers. Il vaut mieux être dans l’anticipation en proposant des alternatives. »

jeudi 30 avril 2020

PROBLÈME DES BANLIEUES : VOICI POURQUOI L'ÉTAT N'AGIT PAS !




  Virginie Vota

  Suite à l’incident survenu à Villeneuve-la-Garenne samedi 18 avril, plusieurs banlieues d'Ile-de-France se sont embrasées : tiers de mortiers artifices, guet-apens, incendies, jets de pierres, etc. 

Depuis plus de quarante ans, les gouvernements successifs sont confrontés à ces problèmes, faute d'avoir mis en place les solutions qui s'imposaient. 
Aujourd'hui, ces territoires vivent sous d'autres lois que celles de la République et n'en déplaise à Christophe Castaner, les activités de ces "bandes de jeunes" n'ont rien de "ludiques" ! 
Le problème des banlieues ne pourra jamais être résolu par aucune mesures politiques, puisqu'il n'est qu'une conséquence de l'idéologie mise en place par la gauche depuis plus de 60 ans... 
Et cette idéologie entrave toute action réellement efficace.

lundi 27 avril 2020

Mais que vont donc faire les flics dans « les quartiers » ?





vendredi 24 avril 2020

Alexis Poulin : « Les politiques ont peur de l’embrasement des quartiers »





Après plusieurs nuits d’émeutes, malgré le confinement, en banlieue parisienne mais aussi en province, Alexis Poulin analyse la gestion du maintien de l’ordre dans ces zones où « on a laissé faire le communautarisme et la pauvreté ».




Les émeutes ont commencé il y a trois jours à Villeneuve-la-Garenne et se sont propagées un peu partout en Île-de-France. Elles démarrent également en province, dans les banlieues des principales grandes villes. Comment qualifieriez-vous la situation ?

Il n’y a rien de nouveau.
Malheureusement, ces scènes où les policiers ou les pompiers sont pris à partie à coups de feux d’artifice sont légion.
Avant le confinement, il y avait un concours sur les réseaux sociaux de la plus belle embuscade pour les forces de l’ordre.
Ce n’est pas nouveau, mais s’y ajoute le confinement.
Il y a des territoires qui sont des territoires perdus de la République ou « en reconquête républicaine », comme le dit Christophe Castaner, qui avaient un statut particulier puisque le ministère de l’Intérieur avait demandé de ne pas trop en faire dans ces quartiers, car on savait que c’était électrique et que ça pourrait dégénérer.

mercredi 22 avril 2020

Et la banlieue s’embrasa





© Ange Appino pour L'Incorrect
De Arthur de Watrigant
21 avril 2020


La police l’attendait. Demain ou après-demain, « ça allait péter ». 

Samedi 18 avril, le soir à Villeneuve-la-Garenne, un conducteur de moto-cross sans casque percutait une voiture de police.

Après vérification auprès de la Préfecture, le confinement était pourtant aussi appliqué dans cette ville des Hauts-de-Seine.
À terre, l’homme souffre d’une fracture ouverte, la scène est filmée.
On distingue un individu la jambe en sang hurlant, un policier à genoux lui faisant un garrot.
Les réseaux s’enflamment, on parle de « bavure », de « pied arraché », les menaces s’envolent, les « vous allez le payer » fleurissent un peu partout.
L’homme est conduit à l’hôpital Beaujon, à Clichy alors que des premiers affrontements éclatent entre forces de l’ordre et racailles.

La pression monte, encouragée par le journaliste auto-proclamé Taha Bouhafs spécialisé dans les faux reportages et les informations bidons comme en avril 2018 lorsqu’il inventait un faux meurtre commis par les CRS lors des blocages de la faculté de Tolbiac.
Majid Messaoudene, élu de Saint Denis, spécialisé en islamophobie et qui s’est fait connaitre en ironisant sur l’attentat commis dans l’école juive par Mohammed Merah ne lésine pas non plus sur les commentaires : « violences policières », « jambes arrachés », relayant les témoignages anonymes affirmant que « c’était volontaire ».
« Une plainte va être déposée demain à la première heure à Nanterre pour violences en réunion avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique (l’arme par destination étant la portière) », affirme Taha Bouhafs dimanche 19 avril.

La photo d’un policier présent sur les lieux et désigné comme celui qui a ouvert la portière est jetée en pâture aux réseaux sociaux, et les menaces de mort pleuvent.

Pendant la crise sanitaire, les incidents continuent en banlieue



 


Alors que la crise sanitaire n’en finit pas de durer, la banlieue parisienne connaît de nouveaux incidents. 

Après l’accident d’un motard, samedi dernier, à , des tirs de mortier et des feux de poubelles ont eu lieu, lundi soir, à Asnières, Nanterre, Aulnay-sous-Bois, Saint-Denis.
Comme pour rappeler que l’épidémie de coronavirus n’avait pas entamé la violence inhérente à ces quartiers.
Les autorités minimisent la gravité de la situation.
« Ces agissements sont évidemment intolérables et appellent une réponse de fermeté », a déclaré la porte-parole du ministère de l’Intérieur, ajoutant qu’« à ce stade, ils demeurent néanmoins de relativement faible intensité ».
Pas de quoi fouetter un chat ! Selon Le Parisien, un brigadier rapporte, fataliste, qu’« on est plutôt sur un phénomène classique, à cette époque. Les premières semaines de confinement avaient été étrangement calmes, c’est plutôt un retour à la normale, avec un effet sur les réseaux sociaux autour de l’accident de Villeneuve-la-Garenne. » La routine !
Bien sûr, on entend des voix pour affirmer qu’il ne faut pas confondre ces trublions avec la majorité de la population de ces quartiers, qui respectent les lois de la République.
Puissent-elles avoir raison !
Mais on n’entend pas beaucoup de monde protester contre ces agissements, comme si une minorité faisait pression pour imposer le silence.

mardi 21 avril 2020

Philippe Vardon : « Tout est prétexte à l’émeute, à l’embrasement et aux attaques contre les forces de l’ordre »





Des émeutes éclatent mettant en cause les jeunes habitants des cités et des forces de l’ordre comme à Villeneuve-la-Garenne, Gennevilliers, Rueil-Malmaison, Meudon, Villepinte, Aulnay-sous-Bois, Neuilly-sur-Marne, Fontenay-sous-Bois, Pantin, Champigny-sur-Marne, Bonneuil-sur-Marne, Villejuif, Ivry, Corbeille Essonne, Noisiel, Les Mureaux, Montigny, Trappe et Sartrouville.

La liste est longue. Comment qualifieriez-vous la situation ?

On voit très clairement que le moindre évènement est prétexte à embrasement.
Ce qui s’est passé à Villeneuve-la-Garenne est un accident dans le cadre d’une tentative d’interpellation.
Si on regarde le pedigree du délinquant qui a subi cet accident, on s’aperçoit que ce n’est pas un débutant dans la criminalité.
À La Courneuve, c’était manifestement un règlement de compte entre des gens qui se connaissent, lié à leurs activités délinquantes ou criminelles.
Cela se passe dans des zones de non-droit.
Tout est prétexte à l’émeute et aux attaques contre les forces de l’ordre qui ne sont pas juste les représentants de la loi ou les représentants de l’ordre public, mais en réalité les représentants de la nation française.
Ce sont là de véritables guerres de territoire.
Ces gens nous expliquent que nous, vous ou moi, à travers nos forces de l’ordre nous n’avons rien à y faire et rien à dire.

Dès que les forces de l’ordre essaient d’intervenir, elles sont prises à parti. Au moindre accident, on est menacé de connaître une situation telle que celle de 2005.
Comment remédier à cette situation ?

mercredi 1 avril 2020

No-go zones, confinement, laxisme




Vers l’insurrection dans les banlieues ? Confidences de policiers et éducateurs des territoires perdus du confinement

Tirs de mortiers, émeutes, trafics... Depuis le début de la ‘‘guerre sanitaire’’, la délinquance gangrène quelques bataillons des quartiers dits-populaires.

Sous les feux croisés de l’ordre et de l’apaisement, certains agents de l’Etat craignent un scénario proche des événements de 2005.
Educateurs spécialisés et policiers décrivent le climat dans les ‘‘quartiers’’.
« De toute la politique, il n'y a qu'une chose que je comprenne, c'est l'émeute », disait Flaubert.
Un siècle et demi plus tard, les mots du célèbre écrivain résonnent encore avec une acuité particulière dans tout l’Hexagone.
Depuis maintenant deux ans, les manifestations des Gilets jaunes et les grèves contre la réforme des retraites ont assurément signé le retour définitif de la violence politique.
Jusqu'alors, les banlieues étaient les grandes absentes de ce ré-ensauvagement de la rue.
Aujourd’hui, alors que la France s’embourbe dans le confinement, la poudrière des “quartiers” pourraient bel et bien exploser...
C’est en tout cas une éventualité qui semble effrayer les autorités.
Le 26 mars dans Marianne, l’ancien préfet et spécialiste des banlieues Michel Aubouin délivrait un témoignage glaçant : « Quand on connaît la situation de ces territoires, il paraît évident que le confinement les met particulièrement en tension et que l’on peut redouter une explosion ».
En conséquence, la semaine dernière, les patrouilles de police dans les banlieues ont reçu comme consigne d’agir avec « discernement ».
Certes, le contenu de cet ordre peut de prime abord laisser songeur.
Pourtant, le message est clair : craignant des débordements sans précédent, les autorités s’en remettent à l’adage du président Jacques Chirac, « il ne faut pas jeter de l’huile sur le feu ».

dimanche 29 mars 2020

Saint-Denis, ville ouverte : ouverte au coronavirus !

 
 
Drapeau blanc
Publié le 25 mars 2020
Avec Benoît Rayski
 
 

Le titre du Monde a le charme désuet et les grâces infinies de La princesse de Clèves. 

Il se tient loin de toute vulgarité.  Et aussi de toute vérité.
"Dans les quartiers populaires, l'incompréhension face au coronavirus". 
C'est joli: il s'agit de ne heurter personne. "Quartiers populaires"?
Qu'est-ce que des zones de non-droit ont à voir avec le mot peuple? 
Et pourquoi "incompréhension" là où il n'y a qu'un rejet obstiné et imbécile?
Saint-Denis, que décrit l'article, est une ville ouverte. 
En temps de guerre -nous y sommes- ce terme désigne une ville qui se rend à l'ennemi sans combattre.
De Saint-Denis, le coronavirus s'est rendu maître facilement: aucune défense ne lui a été opposée.  Même que parfois c'est la fête.
Beaucoup trop de monde dans la rue.
Sur les stades des gamins jouent au foot.
Et des munitions contre le seul ennemi qui vaille: les flics!
Quand ils s'y aventurent, des jets de projectiles et des tirs de mortiers les accueillent. 
Des "jeunes" les narguent: "vous êtes bien dehors, pourquoi nous on aurait pas le droit?".

samedi 28 mars 2020

Durant le confinement : barbecue, drogue et adhan…

 
 
 
On connaît tous le triptyque « sexe, drogue et rock’n’roll », mais c’est à une variante qu’assistent les forces de l’ordre sous le confinement du pays tout entier.

Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP police, en témoigne sur BFM TV, le 27 mars, à Jean-Jacques Bourdin, journaliste non réputé pour instrumentaliser les violences communautaires : « La situation est dans la continuité de l’acceptation des zones de non-droit. […] Les politiques n’ont jamais voulu avoir le courage de reprendre possession de ces quartiers. […] Le couvre-feu mettrait plus à mal l’économie souterraine mais on aura besoin de l’armée pour ça, parce que nous, on ne sera pas assez nombreux. »

Le pouvoir en place a, semble-t-il, trouvé une autre solution pour remédier à ces maux : vider les centres de rétention de clandestins et relâcher dans la nature des milliers de détenus de prisons.
Auparavant, les cloches des églises de France avaient tinté pour l’Annonciation.
Mais à Montpellier et à Lyon, puis le 26 mars à Strasbourg, l’adhan (appel à la prière) avait également résonné dans les cités, tout autour de certaines mosquées.
L’association Des dômes et des minarets avait anticipé immédiatement les critiques en avançant, par un tweet, que les lieux de culte catholique faisaient sonner leurs cloches en hommage au personnel soignant.

dimanche 12 mai 2019

Grèce : une « No-Go-Zone » à Athènes ?

 


 Sur la photo : une rue d'Exarchia à la suite d'une émeute, en décembre 2008. (Source image : Xenos2008 / Wikimedia Commons)
par

jeudi 4 octobre 2018

Xavier Raufer : « Monsieur Collomb a eu un haut-le-cœur salutaire, il s’est vu incapable de faire face, il a capitulé »




Gérard Collomb a finalement démissionné. L’occasion, pour le criminologue Xavier Raufer, de dresser le bilan pour Boulevard Voltaire de ces quelque quinze mois passés au ministère de l’Intérieur, un temps qui, selon lui, n’aura servi à rien. Reste à envisager sa succession.


samedi 22 septembre 2018

1300 policiers à l’assaut des zones de non-droit

 
 
 


 
L’annonce d’un prochain départ du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, intervient au moment précis où s’opère le premier déploiement d’un contingent de 1 300 policiers aguerris, qui vont être affectés à soixante zones que l’on n’ose appeler des zones de combat.
 
Une véritable petite armée, donc, pour affronter ce qui est devenu une guérilla urbaine.
Sans aller jusqu’à regretter le politicien Collomb – qui tenait beaucoup de l’inspecteur Colombo, mais sans avoir à son actif le même pourcentage de réussite –, on ne peut que s’interroger sur l’annonce de son départ, formulée si tôt, alors que démarrent seulement les premières opérations de « reconquête ».
Les élections municipales sont prévues pour 2020, sans doute en mars.
Et si Collomb se réoriente dès maintenant sur la ville de Lyon, c’est la certitude d’une vacance à la tête du ministère de l’Intérieur, quelle que soit la date effective de sa démission, et quelles que soient les qualités de son successeur.
La reconquête des « quartiers difficiles », des « cités », fait partie de ces dossiers qui nécessitent une grande disponibilité, une autorité non contestée, du sang-froid, et un certain sens politique.
Aujourd’hui les voyous se sentent mieux protégés que les policiers.
Les émeutes de Nantes, en juillet dernier, l’ont encore montré.
Comme l’ont montré les saccages après la Coupe du monde de football.
La reconquête doit d’abord s’opérer dans les têtes, à commencer par les têtes des policiers, ces derniers n’ayant plus aucune confiance dans les hautes sphères de leur hiérarchie.