
Certains, durant la présidentielle, avaient surnommé ironiquement Valérie Pécresse "Madame 20h02", en référence à son ralliement hâtif et prévisible à Emmanuel Macron après le premier tour.
On pourrait de la même façon appeler Gérard Collomb Monsieur Minuit moins le quart.
À double titre : d’abord parce que c’est à 75 ans, alors que souffrant, il a quitté les affaires depuis belle lurette, que Gérard Collomb décide enfin de tirer la sonnette d’alarme. Ensuite parce que le moment, pour la France, est bien tardif. Le train de son destin est lancé à vive allure… Est-il encore temps de changer sa trajectoire avant le précipice ?
C’est le jour du 7ème anniversaire du Bataclan et 48 heures après l’accostage de l’Ocean Viking - qu’il voit comme un « tournant dans la politique d’immigration » - que Gérard Collomb a décidé de cracher le morceau dans Le Point. Il déballe ce qu’il a sur le cœur. Son refus absolu, quand il était ministre de l’Intérieur de voir Marseille et Toulon transformés en hot spot - cette opposition aurait motivé sa décision de démissionner. Sa mauvaise conscience à l’endroit des deux jeunes filles - Laura et Maurane - assassinées à Marseille par un Tunisien en situation irrégulière qui aurait dû être placé la veille en centre de rétention administrative à Lyon pour être expulsé.
Puis il y a surtout un aveu, qui a été peu relevé dans les médias. Un aveu assez effrayant. Celui d’une dissimulation assumée pour motifs électoralistes.














