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mercredi 23 juin 2021

Femme voilée assesseur dans un bureau de vote : la grande hypocrisie


 
 
 

Le drame de la déculottée de aux régionales en a caché un autre, combien plus terrible, celui de la blessure morale de Madame Rachida Kabbouri, associative multicarte et élue , mais surtout initialement désignée par le maire PCF de Vitry-sur-Seine comme présidente d’un bureau de vote. 

Problème, la dame est voilée alors que ce poste – représentant symboliquement l’État et donc sa neutralité-, ne peut être tenu par une personne affichant un signe religieux ostentatoire…

Sur avis de la préfète on dira comme les amateurs d’échecs, que cette térébrante question a été réglée par un roque,  en reléguant Madame Kabbouri à un poste d’assesseur, lequel étant en principe désigné par les candidats, n’est pas soumis à une règle aussi stricte.

Compatissante à “l’humiliation” subie, les Grandes Gueules de RMC donnèrent la parole à l’offensée, qui d’emblée expliqua qu’elle ne portait pas un , mais un simple accessoire. Comme une alliance ou une  montre, en sorte : “J’aime les foulards”. Ce qui qui change évidemment tout, et d’ailleurs elle le porte “à la manière de Benazir Butto[1]”,  pas plus islamique donc que les ultra-classiques carrés Hermès bien de chez nous…

Et pour bien illustrer l’affreuse discrimination dont elle a été victime, “un des assesseurs portait un béret typiquement français”… On ne sait pas s’il avait une baguette sous le bras, mais personne n’a fait à ce salopard le reproche de son couvre-chef.  Si c’est pas une preuve !

Commensal de l’émission, Gilles-William Goldnadel voit les choses plus simplement : “J’ai du mal à comprendre cette victimisation. La loi c’est la loi. On peut gloser longtemps sur les réactions mais sur le problème de principe, c’est difficile de gloser.”

Pour Isabelle Saporta, on n’est pas loin du en même temps macronien : “Je ne suis pas très à l’aise avec le voile. Je fais partie de cette génération qui voit, à tort ou à raison, quelque chose qui relève de la soumission des femmes et ça me gêne. Mais hystériser ce débat me rend malade.” En résumé, ça la gêne, mais il ne faut pas en parler… Et quand Madame Kabbouri assène que “tous les autres pays ont des femmes voilées”, Saporta prend sa roue avec “si on a la loi la plus bête du monde, on peut la changer.”

Nous y voilà ! Parce que si on change la loi pour les président(e)s de bureaux de vote, au nom de quel principe n’aurions-nous pas des juges ou des policières en hijabs, et des enseignants en quamis ? Dans le plus pur style des pays qui ont déjà cédé au  ? Bien essayé, mais pour cette fois, c’est raté !

Reste à savoir pour combien de temps…

[1] Ancienne première ministre du Pakistan, pays bien connu pour ses mini-jupes et halter tops moulants.

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