lundi 11 février 2019

Les antisfas, auxiliaires de la police?

 
 
L’image contient peut-être : une personne ou plus et personnes assises
 
 
Bien décrits ou comment tenter de casser un mouvent en y occasionnant des provocations relayées par les médias. Un téoignage de Didier Maisto :

Les Amis,
Je suis fatigué mais je ne peux attendre demain pour vous signaler ce que j'ai vu aujourd'hui, qui diffère de la relation qui en a été faite par les médias audiovisuels et les autorités.
Ce soir, je ne ferai pas de poésie.
Je vais donc vous dire les choses de façon brute.
Il y avait à Paris beaucoup de monde dès 13h00 dans le cortège, je dirai 12.000 à 15.000 personnes.
Devant l'Assemblée nationale, premier blocage des forces de l'ordre, impossible d'avancer ou de reculer.
Des types habillés de noir -cagoule, capuche, casquette- commencent à s'en prendre aux palissades devant le Palais Bourbon.
Premiers gazages de la police.
Puis ça finit par avancer vers le boulevard Saint-Germain.
Des petits groupes de 5/10 personnes, très organisés, très entraînés, très violents, s'en prennent au mobilier urbain.
Des Gilets jaunes protestent, des riverains aussi : les types en noir sont très dissuasifs et veulent en découdre en les traitant de tous les noms et en les menaçant de façon très explicite.
Aucun policier pour les interpeler.
AUCUN.
Ils poursuivront leurs dégradations tout au long de l'acte 13, en toute impunité.
Si vous les filmez, vous avez des problèmes.
Je l'ai quand même fait, en prenant garde.
Tout est sur mon profil.
Je vous invite à regarder ces Live et surtout à les partager.
Slogans stupides taggés sur les monuments (slogans de grossière manipulation), devantures de banques explosées, voitures défoncées et incendiées, automobilistes violentés et pratiquement lynchés... par toujours ces mêmes types en noir.
Je les appellerai ainsi, pour ne pas interpréter ni prêter le flanc à de vaines polémiques.
Car il ne faut pas se tromper de débat et se poser les bonnes questions.
Ce fut la même chose devant le Sénat.
Puis l'apothéose au Champ de Mars.
Scènes de guérilla urbaine, de chaos -le mot n'est pas exagéré- et toujours pas d'interpellations alors que les délits sont flagrants.
Circulation ni déviée ni bloquée, mobilier urbain, pierres, morceaux de macadam, bouteilles -et même bancs publics- qui volent, grenades de désencerclement et lacrymogènes au beau milieu des touristes et des promeneurs, avec parfois des enfants en bas âge.
Et pour finir envahissement du Trocadéro, avec quelques feux ça et là.
Puis vient le tweet du ministre de l'Intérieur, qui fait part de son "indignation" et de son "dégoût" suite à l'incendie d'un véhicule de la Mission Sentinelle.
Alors même que la police pouvait réagir pour l'empêcher, alors même que de vrais Gilets jaunes ont poussé le second véhicule pour éviter que le feu ne s'y propage.
Ensuite les JT relaient la version gouvernementale officielle.

Sur TF1, la speakrine, yeux perçants et sourire un brin désabusé, à 20h00 :
1/ Graphique commenté et martelé -la participation ne cesse de baisser, samedi après samedi.

2/ "Ce qui en revanche ne change jamais c'est la violence" (sic).

3/ Sujet sur un extrémiste proche de Soral -dont j'ignorais jusqu'à l'existence- et qui aurait, avec 200 types, fait basculer le mouvement vers l'extrême droite la plus haineuse.

4/ Un commerçant interviewé qui indique "houlala on a perdu 50% de notre clientèle, même les parkings sont vides, il faut que ça s'arrête".

5/ Sujet attristé sur la maison secondaire de M. Ferrand, avec "un début d'incendie d'origine criminelle qui s'est éteint tout seul" et "toute la classe politique solidaire, même Mélenchon lui ayant adressé un message personnel".

6/ Pas un mot en revanche sur ces fameux types en noir laissés bien tranquilles par les autorités.

7/ Pas un mot enfin sur l'estimation du chiffre des manifestants par les manifestants eux-mêmes -ou les observateurs sur place.

Je reviendrai en détail sur cette journée.
Mais dès ce soir je tenais, sans jugement de valeur, sans qualifier d'aucune façon ce que j'ai vu -et filmé-, sans porter d'accusation, décrire les faits et les mettre en miroir avec la relation qui en est faite, dans la foulée.

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