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mardi 30 octobre 2018

Brésil : un vent de populisme. Tant mieux !

 
 



L’élection de Jair Bolsonaro est un tremblement de terre politique parfaitement prévisible en raison de la situation catastrophique du Brésil où l’ont conduit la démagogie et la corruption de la gauche au pouvoir.


Avant de voir ce que le président élu sera capable de faire à partir de janvier, lorsqu’il entrera en fonction, il faut d’abord souligner la vague qui, en réaction, a déferlé sur nos rivages médiatiques. C’est elle qui est inquiétante, car elle donne la mesure de l’effondrement, dans notre pays, du pluralisme de l’information et de la pensée, sans lequel, on le sait depuis Raymond Aron, il n’y a pas de véritable démocratie.
La pensée unique, le politiquement correct, l’orientation quasi totalitaire des « journalistes » ou des présentateurs se sont déchaînés sans réserve.
Le sommet a sans doute été atteint par Euronews, la chaîne officielle de l’oligarchie bruxelloise.
Dans un reportage, elle a osé justifier la tentative d’assassinat du candidat brésilien par l’indignation qu’il suscitait et par la division du pays qu’il aurait entraînée, dont cet acte serait la marque.
Les autres médias n’ont pas été en reste.
On parle d’une élection « inquiétante ».
On juge « étonnante » la liesse de la foule brésilienne à l’annonce des résultats.
On sous-titre le nom du nouveau président avec les mentions « raciste, homophobe, anti-avortement ».
On insiste lourdement sur son lointain passé de capitaine, qui le rendrait nostalgique de la dictature militaire, en passant sous silence qu’il est député, constamment réélu depuis 1988, sans casier judiciaire – ce qui semble rare dans ce pays.
Enfin, on fait tourner en boucle une scène ancienne où l’on voit une parlementaire de gauche le provoquer en s’approchant de lui pour créer un incident.
Jair Bolsonaro y apparaît comme un homme au verbe fort et qui ne cède pas à la pression.
L’effondrement économique et la montée de la violence expliquent largement la victoire de celui qui veut relancer l’économie par une politique libérale, telle que celle qui a réussi de façon durable au Chili et en Colombie, et rétablir l’ordre et la sécurité en permettant aux victimes de se défendre, et aux policiers d’abattre les criminels.
Les classes moyennes fragilisées par la crise, les déçus du Parti des travailleurs forment un peuple qui retrouve un élan patriotique et conservateur.
Il est frappant que nos « communicants » dévoilent à cette occasion leur idéologie : une fois encore, ils opposent au « populisme » les minorités que le nouvel élu menacerait : les Noirs, les femmes « féministes », les homosexuels.
Quand vont-ils comprendre qu’un peuple n’est pas une addition de « communautés » mais une nation qui veut vivre, et vivre mieux, si possible.
Bolsonaro est marié et a cinq enfants.
Les foules qui le soutiennent comprennent énormément de femmes.
Elles ne pensent pas, sans doute, que l’avortement soit le sommet de leurs droits et de leur liberté.
Ce qui doit le plus nous interroger sur la dérive de nos démocraties est l’inégalité de traitement que font subir à l’information les gauchistes formés dans nos écoles de journalisme et qui ont envahi la plupart de nos médias.
On parle du « capitaine » Bolsonaro et du retour des militaires, ce qui est faux, mais on oublie que, dans le riche Venezuela voisin, c’est bien un militaire, Chávez, qui a instauré le régime socialiste actuel.
Certes, il a été élu, mais après avoir tenté auparavant un coup d’État.
Son héritier, Maduro, a fait d’un pays de cocagne, d’un eldorado en raison de ses réserves pétrolières, un enfer que fuient ses habitants, une honte pour toute l’Amérique latine, un repoussoir de gauche, une dictature meurtrière et implacable.

On ne peut que constater la clémence de nos « journalistes » envers ce régime, cousin de ceux de Cuba ou du Nicaragua, dont ils ont durant des années célébré les prétendus héros, en fait gestionnaires calamiteux du bien commun et autocrates impitoyables dont ils sont objectivement les complices.

Christian Vanneste

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