« Il est toujours joli le temps passé, une fois qu’ils ont cassé leur pipe » clamait Brassens il y a déjà un demi-siècle.
Le 10/01/2015
Je n’ai jamais beaucoup aimé Charlie Hebdo.
Ce magazine héritier d’Hara Kiri, le journal « bête et méchant », n’a pas toujours brillé par son bon goût et est même descendu souvent au niveau des graffitis qu’on trouve dans les toilettes publiques mal entretenues, l’odeur en moins.
Ses dessinateurs nihilistes ne manquaient pas de talent cependant et pouvaient aussi, objectivement, faire sourire les plus farouches de leurs détracteurs, du moins, ceux qui avaient un peu le sens de l’humour.
L’horreur insoutenable et pour le coup réellement plus que bête et méchante dont ont été victimes les principaux acteurs de cette publication, mobilise toute la France dans une unité impressionnante et tout a fait admirable, faisant de Charlie Hebdo un symbole de la liberté d’expression.
Du coup, le périodique qui était au bord de la faillite hier, tirera à un million d’exemplaires demain.
Voici que les derniers lecteurs qui se lassaient de cette dérision iconoclaste de soixante-huitards attardés étaient sur le point de mettre fin à l’aventure, laquelle, par ce massacre innommable, risque de rebondir de façon inattendue.
Grand bien lui fasse.
Que ce soient des victimes, sans aucun doute.
Mais qu’on les transforme en héros, nonobstant le chagrin et le désespoir des proches, bien compréhensible, il y a un pas que je ne peux pas effectuer, un Rubicon que je ne veux pas franchir.
La mort violente et injuste qu’ont subie ces journalistes, peut justifier, sous le coup de l’émotion ,une idéalisation, surtout par les proches comme la très émouvante Jeannette Boughrab, qui parle de Panthéon (pour ma part je préfère les pensionnaires du Père Lachaise), mais l’hagiographie générale de tout ceux qui hier encore se satisfaisaient (ou au mieux étaient indifférents) de la disparition du journal semble témoigner d’une hypocrisie qui malheureusement est très classique.
« Il est toujours joli le temps passé, une fois qu’ils ont cassé leur pipe » clamait Brassens il y a déjà un demi-siècle.
Alors s’il vous plait, pour introduire un peu de décence dans ce drame dont l’horreur se suffit à elle même, messieurs les nouveaux dévots, pourriez-vous, pour une fois, fermer vos gueules ?
Ce magazine héritier d’Hara Kiri, le journal « bête et méchant », n’a pas toujours brillé par son bon goût et est même descendu souvent au niveau des graffitis qu’on trouve dans les toilettes publiques mal entretenues, l’odeur en moins.
Ses dessinateurs nihilistes ne manquaient pas de talent cependant et pouvaient aussi, objectivement, faire sourire les plus farouches de leurs détracteurs, du moins, ceux qui avaient un peu le sens de l’humour.
L’horreur insoutenable et pour le coup réellement plus que bête et méchante dont ont été victimes les principaux acteurs de cette publication, mobilise toute la France dans une unité impressionnante et tout a fait admirable, faisant de Charlie Hebdo un symbole de la liberté d’expression.
Du coup, le périodique qui était au bord de la faillite hier, tirera à un million d’exemplaires demain.
Voici que les derniers lecteurs qui se lassaient de cette dérision iconoclaste de soixante-huitards attardés étaient sur le point de mettre fin à l’aventure, laquelle, par ce massacre innommable, risque de rebondir de façon inattendue.
Grand bien lui fasse.
Que ce soient des victimes, sans aucun doute.
Mais qu’on les transforme en héros, nonobstant le chagrin et le désespoir des proches, bien compréhensible, il y a un pas que je ne peux pas effectuer, un Rubicon que je ne veux pas franchir.
La mort violente et injuste qu’ont subie ces journalistes, peut justifier, sous le coup de l’émotion ,une idéalisation, surtout par les proches comme la très émouvante Jeannette Boughrab, qui parle de Panthéon (pour ma part je préfère les pensionnaires du Père Lachaise), mais l’hagiographie générale de tout ceux qui hier encore se satisfaisaient (ou au mieux étaient indifférents) de la disparition du journal semble témoigner d’une hypocrisie qui malheureusement est très classique.
« Il est toujours joli le temps passé, une fois qu’ils ont cassé leur pipe » clamait Brassens il y a déjà un demi-siècle.
Alors s’il vous plait, pour introduire un peu de décence dans ce drame dont l’horreur se suffit à elle même, messieurs les nouveaux dévots, pourriez-vous, pour une fois, fermer vos gueules ?
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