samedi 24 janvier 2015

Je suis un beauf et je n’aime pas Charlie !

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Nous venons de connaître la plus extraordinaire entreprise de récupération et d’intoxication idéologique.

Depuis le 7 janvier, le gouvernement, le parti socialiste et les médias ont réussi à canaliser la légitime indignation provoquée par l’attentat perpétré contre le comité rédactionnel de Charlie Hebdo et à en détourner totalement la signification.
 Nos oligarques ont imposé l’idée que ces manifestations avaient pour but de dénoncer les extrémismes et non pas le seul extrémisme islamiste ; ce faisant, c’était bien sûr tous les Français qui refusent l’immigration qui étaient visés.
 Cette manipulation sophistique dissimule le fait que ce ne sont pas les extrémistes de droite, les intégristes catholiques ou encore les prétendus extrémistes qui refusent l’immigration (il y en a quand même 70% en France) qui commettent des attentats mais que ce sont presque toujours des musulmans.
 
Un attentat islamiste
 
Cet attentat est un attentat commis par des islamistes au nom de l’islam.
 Issus de l’immigration, ces terroristes étaient de nationalité française et ont vécu dans notre pays.
Cet attentat n’a pas été commis par un loup solitaire ou un  « déséquilibré », mais par des tueurs assez compétents pour déjouer le système de protection dont bénéficiait à juste titre Charlie Hebdo.
 Ces tueurs n’étaient pas des « loups solitaires », ils étaient organisés en un groupe de combat lié à un réseau dont nous commençons à découvrir l’étendue.
Ce n’est donc pas un terrorisme désincarné et quasi métaphysique dont le gouvernement ne cesse de nous rebattre les oreilles qui a commis cet attentat ; il a été perpétré par des musulmans au nom des principes de leur religion.

 S’il est exact que tous les musulmans ne partagent pas l’interprétation du Coran qui était celle des trois tueurs  – la plupart des musulmans dits « modérés » préfèrent ne pas penser à tout ce qui concerne le djihad et la charia – il n’en reste pas moins que des centaines de milliers d’entre eux, en France, la partagent et que cela pose un vrai problème. Il n’a échappé à personne que les musulmans de France n’ont que très peu participé aux nombreuses manifestations d’indignation qui ont eu lieu dans tout le pays et ce fait – incontestable – ne laisse pas d’être inquiétant.
 
Je suis un beauf et je n’aime pas Charlie 
 
Je n’ai jamais aimé ni Charlie Hebdo ni Hara Kiri, deux journaux « satiriques » qui ont véhiculé toutes les idées débiles du gauchisme soixante-huitard.
J’ai horreur de sa vulgarité, de son caractère ordurier et de sa scatologie répugnante.
 Je déteste surtout sa cruauté inégalée à l’égard de tous ceux qui n’ont pas l’heur de plaire à ses dessinateurs, c’est-à-dire à peu près trois quarts des Français.

 Charlie Hebdo est un journal haineux qui n’hésite jamais à ridiculiser de manière particulièrement méchante tous ceux et toutes les catégories qui ne partagent pas les options idéologiques libérales-libertaires de sa rédaction.
En particulier, l’image du « Beauf » est particulièrement insultante à l’égard de ces millions de nos compatriotes (qui sont majoritaires) qui n’ont jamais adhéré à l’idéologie en voie d’assèchement des gauchistes bobos (avant l’attentat, ce journal était tiré péniblement à 30 000 exemplaires et connaissait de très grandes difficultés ; ce journal n’intéressait plus que les vétérans des événements du quartier latin lesquels sont aujourd’hui des vieillards ou presque.

 On ne peut que regretter la ruée moutonnière sur les kiosques qui a eu lieu lors de la sortie de son numéro du 15 janvier et qui lui permettra de survivre pendant quelques années).
 
Le « Beauf » de Cabu est patriote, fier d’être Français, attaché à un mode de vie, à la famille, à un terroir, à une communauté humaine produite par notre longue histoire et hostile à l’immigration de peuplement que nous impose l’oligarchie (ce qui, pour l’équipe de Charlie, ne peut qu’être le fait d’individus alcooliques, incultes et pout tout dire, tarés) ; moi aussi, et je revendique haut et fort ma « beaufitude ».
Je m’identifie à ces 70% de Français qui partagent les valeurs du « Beauf », lequel est conchié de manière récurrente depuis des décennies par les dessinateurs haineux de Charlie Hebdo.
 Ces gens qui dénoncent le caractère prétendument haineux des idées partagées par une très large majorité de nos compatriotes, font preuve d’une haine particulièrement pathologique : la haine de soi et la haine du peuple dont ils sont issus.
Contrairement à ce qu’écrivent les rédacteurs de Charlie Hebdo, le « Beauf » n’est que très rarement raciste et haineux ; par contre, il refuse l’immigration de peuplement qui dénature profondément notre société, crée des problèmes liés à la cohabitation de communautés ayant des cultures très différentes (surtout s’agissant de la culture musulmane qui est celle de la grande majorité des immigrés de France) et nous coûte très cher.

 Ce refus n’a rien à voir avec le racisme ; il est une réaction visant à sauvegarder un mode de vie et des institutions que beaucoup d’immigrés ne partagent que très difficilement (l’islam n’est pas compatible avec la laïcité et il contient un code juridique qui n’est pas compatible avec notre propre code juridique). 
 
Charlie : un idiot utile du capitalisme libéral 
 
Il est possible d’étendre aux libéraux-libertaires de Charlie Hebdo l’analyse qu’a faite Charles Robin concernant l’extrême-gauche libérale ; au même titre que les militants du NPA, ils participent à la déconstruction de notre culture et, ce faisant, facilitent l’extension de la culture individualiste et universaliste occidentale dont le capital a un besoin vital pour s’étendre indéfiniment.

Charlie Hebdo œuvre pour le capital lequel lui a d’ailleurs rendu un vibrant hommage et a mis tous ses relais médiatiques au service de la manipulation orchestrée par François Hollande et son gouvernement de bobos.
 
A l’occasion de ce tragique événement on aura aussi appris que Charb, le patron du journal, vivait avec Jeannette Bougrab, qui fut secrétaire d’Etat dans le gouvernement de François Fillon.

Ce couple illustrait parfaitement le fait que  « droite » et  « gauche » sont désormais intimement liées. Mais cela, on en conviendra, n’est pas vraiment une surprise.
 
François Arondel   
 
Photo : Breizh-info.com [cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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