dimanche 25 août 2019

Rubrique : pire, on ne peut pas.

 
 

Régis de Castelnau


Alors comme ça, Pierre Moscovici va devenir président de la Cour des Comptes ?

 Ce choix est tellement significatif de la réalité logique du macronisme, qu’effectivement il n’était pas possible de faire pire.

On ne va pas s’attarder sur la personnalité de quelqu’un qui a toujours montré dans tous ses actes qu’il était à l’extrême droite du social libéralisme voulu par le Parti Socialiste.
Suffisamment incompétent pour être nommé ministre par Hollande, et suffisamment nul pour que cela se voie quand même un peu trop.
Il sera rapidement exfiltré à la Commission Européenne pour y défendre bec et ongles les intérêts de l’Allemagne et passer son temps à exiger des sanctions contre son propre pays.
Mais le fait que Macron le propulse à la présidence de la Cour des Comptes dès son retour dévoile une fois de plus et s’il en était besoin un des ressorts du fonctionnement du système mis en place avec « l’élection » présidentielle de 2017.
La réussite dans la durée de l’opération politique propulsant Macron à la présidence impliquait que les organes républicains de contrôle du pouvoir acceptent de couvrir la mise en place du régime néolibéral autoritaire et policier voulu par les commanditaires du coup d’Ėtat.
La fusion du bloc élitaire à l’origine du vote Macron (11 % des inscrits) l’a permis.
• L’Assemblée nationale composée d’une majorité d’analphabètes caporalisés a complètement abdiqué de ses responsabilités de contrôle.
• Le Conseil Constitutionnel est présidé par Laurent Fabius qui vient d’être rejoint par son jumeau en calvitie Alain Juppé dit Nestor.
Les décisions sur les lois « fake news » et « anticasseurs » montrent clairement leur souci de ne faire aucun chagrin au petit Emmanuel, fût-ce au prix de nos libertés publiques.

• Le Conseil d’État, depuis 30 ans cheval de Troie de l’européisme néolibéral, sera dirigé maintenant par Bruno Lasserre, spécialiste des questions de « concurrence libre et non faussée » et qui se présente lui-même comme un « libéral convaincu ».
De ce côté-là, Macron sera tranquille.

• La Cour de cassation qui depuis 15 ans a couvert quand elle ne les approuvait pas toutes les évolutions jurisprudentielles liberticides, est présidée depuis le mois de juillet par Chantal Arens auparavant présidente de la Cour d’appel de Paris. C’est dire…

• Et maintenant la Cour des Comptes ou Pierre Moscovici va pouvoir aider à la mise en œuvre de son credo austéritaire : « à un moment donné la dette se vengera, et ce sont les services publics essentiels qui seront frappés ».

Après la Libération, quand Macron et sa bande se seront vus infliger 261 années d’indignité nationale, quand lui et ses pareils ramasseront la fleur de sel à Salins de Giraud, nous nous dirons « mais qui étaient ces gens et comment avons nous fait pour les supporter » ?

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