par Charles Sannat | 25 Fév 2025 |
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Pour faire la guerre il faut quelques préalables.
Le premier c’est d’avoir une nation et un peuple suffisamment
patriotes pour être assez couillons pour aller se faire trouer la peau
dans les tranchées ukrainiennes. Pour tout vous dire, avec la guerre
actuelle on ne se fait plus trouer la peau par quelques balles, non,
c’est carrément de la viande hachée avec des drones explosifs pour vous
transformer au sens premier du terme en charpie. Quand on vomit le
patriotisme, la nation, les symboles et tout ce qui architecture un pays
que l’on détruit et bien… il n’y aura pas de volontaires pour aller
là-bas en nombre suffisant.
Le second c’est qu’il faut avoir les attributs de sa souveraineté.
Et oui Monsieur Macron, professeur Trouposol débutant, Mozart de la
finance pour un requiem de la dette, on ne finance pas les guerres avec
des emprunts fussent-ils obligatoires sur les Français, non, en général
on utilise la planche à billets et pour cela il faut une banque centrale
que nous n’avons plus puisque c’est la BCE qui désormais dirige notre
monnaie.
Mais ce n’est pas tout.
Pour faire une économie de guerre il faut être en mesure de rentrer
en économie de guerre. Manque de bol, l’Union Européenne interdit aux
banques de financer autre chose que les activités écolos et de
transition verte qui nous coûtent un pognon de dingue et ne servent à
rien, mais nous mettrons des années à faire marche arrière, en
attendant, personne ne peut financer facilement l’industrie militaire.
Industrie militaire que vous avez vendue depuis 7 ans à nos amis les Américains par morceaux entiers.
Alors Macron qui ne recule devant aucune provocation intellectuelle
nous explique doctement que “l’on rentre dans une époque où chacun
d’entre nous doit se demander ce qu’il peut faire pour la nation
française et la république” paraphrasant sans imagination et sans talent
John Fitzgerald Kennedy dans son discours d’investiture de 1961:
“Et donc vous, mes compatriotes américains, ne vous demandez pas ce
que votre pays peut faire pour vous, mais demandez vous ce que vous
pouvez faire pour votre pays. Mes concitoyens du monde, ne vous demandez
pas ce que les États-Unis feront pour vous, mais plutôt ce,
qu’ensemble, nous pouvons faire pour la liberté de l’Homme ». C’est un
peu mieux avouez-le.
Aucun journaliste pour relever ce plagiat présidentiel grossier.
Avec la plus forte pression fiscale du monde “libre”, nous savons
tous déjà ce que nous faisons pour le pays et combien cela nous coûte
pour que notre grand timonier du palais, phare éteint de la gestion
budgétaire, réussisse à nous accumuler une dette de 3 400 milliards
d’euros.
Une dette qu’il voudrait faire encore grossir en nous passant le
budget de l’armée de 2.1 % du PIB à au moins 5 % ce qui impliquerait de
passer de 50.5 milliards d’euros à plus de 130 milliards d’euros
d’argent que nous n’avons pas.
Nous avons déjà 6 % de déficit +5 % = 11 % !
Mais qu’à cela ne tienne… les dépenses militaires ne seraient plus comptabilisées dans le déficit au sens du pacte budgétaire.
Enfin et pour terminer les réflexions, si les guerres enrichissent les marchands de canons, elles appauvrissent les nations…
Durablement.
Totalement.