En République démocratique du Congo, aussi appelée Congo-Kinshasa (ex-Zaïre), une milice terroriste, affiliée au groupe État islamique et répondant au nom de « Forces démocratiques alliées » (Allied Democratic Forces, ADF en forme courte), sème la terreur.
La province du Nord-Kivu, proche du Rwanda, est particulièrement touchée. On apprend, ces jours-ci, que, la semaine dernière, les ADF ont conduit un raid contre une église protestante évangélique et massacré 70 personnes dans des circonstances barbares.
Lors d’un rezzou, au cours de la nuit du 14 au 15 février, dans le village de Lubero, les islamistes ont capturé et ligoté une vingtaine de fidèles. À 18 heures le même jour, ils en ont emmené 50 de plus et ont conduit tous leurs prisonniers dans une église de Kasanga. Ils les ont ensuite tués à coups de marteau et de machette. Il y avait là des hommes, des femmes, des enfants, des bébés. Tous mis en charpie par des islamistes simplement parce qu’ils étaient chrétiens. Jusqu’au 18 février, il était difficile de récupérer les cadavres sur place, à cause de la situation sécuritaire.
En France, le site catholique Aleteia s’est fait l’écho de ce massacre pour des motifs religieux. Évidemment, me direz-vous, ça n’a rien à voir avec l’islam en tant que tel, qui est une religion de paix et d’amour. Bien sûr. Mais tout de même… Et à part Aleteia, qui en a parlé ? Pas grand monde. La presse, française comme internationale, n’a pour ainsi dire pas consacré une ligne à ces meurtres sordides et tellement emblématiques. C’est, d’ailleurs, ce que constate, avec une lucidité amère, la sénatrice LR des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer, qui publie, sur X, le texte suivant : « Femmes, enfants, bébés, hommes, 70 ont été décapités alors qu’ils priaient. Mais ils sont chrétiens (protestants) et africains, alors tout le monde s’en fiche que des islamistes les aient massacrés. » Elle a raison. Tout le monde s’en fiche.
