27 mars 2016
Bernard Cazeneuve a une conception très particulière de l’impartialité de l’Etat et de l’égalité républicaine.
Ces différences de traitement se mesurent à sa façon de traiter le secret défense dans les affaires de terrorisme.
En voici quelques illustrations.
Cazeneuve astucieux sur Karachi
Dans l’enquête sur l’attentat de Karachi, en 1995, Cazeneuve a trouvé une astuce pour contourner le secret défense opposé par la Commission (pas si) Consultative du Secret de la Défense Nationale (CCSDN) qui s’oppose à la déclassification de documents relatifs à l’un des intermédiaires du dossier.
L’activisme de Cazeneuve n’étonnera personne: il fut président d’une commission parlementaire d’enquête sur le sujet dans les années 2000.
À l’époque, on pouvait encore soupçonner une affaire graveleuse ou un règlement de compte d’Etat derrière un attentat islamiste sans être accusé de complotisme.
Dans la pratique, Cazeneuve devrait donc permettre à des juges d’instruction d’obtenir des informations qui pourraient mettre la droite dans l’embarras.
On se souvient que beaucoup imaginent, derrière ce dossier, une affaire liée au financement de la campagne de Balladur, en 1995, dont Nicolas Sarkozy était un soutien.
Embarrasser Sarkozy sur une affaire de terrorisme à l’horizon 2017, voilà qui ne se refuse pas…
Cazeneuve buté sur Charlie Hebdo
Cazeneuve se montre curieusement beaucoup moins zélé et inventif sur l’affaire Charlie Hebdo. Rappelons que les attentats de janvier 2015 à Paris ont donné lieu à des occultations en beauté à tous les coins de table.
Cazeneuve a par exemple passé sous silence le suicide d’un commissaire à Limoges, le soir même du carnage.








