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jeudi 19 décembre 2024

Meyssan passe à table sur les méthodes de Bachar El-Assad

 

 Meyssan passe à table sur les méthodes de Bachar El-Assad


par Éric Verhaeghe
18 décembre 2024

 

La semaine dernière, notre entretien avec Édouard Husson et Thierry Meyssan a soulevé quelques questions sur Bachar El-Assad et sur ses méthodes. Pour dissiper les ambiguïtés, j’ai interrogé Thierry Meyssan sur son expérience du régime, sur ses constats, en précisant « d’où il parlait ». Grâce à ce document unique, nous comprenons mieux le fonctionnement au jour le jour de la Syrie sous Bachar, notamment durant la guerre de 2011.

Les précisions que Thierry Meyssan donne dans cette interview sont très importantes pour éclairer « de l’intérieur » le régime de Bachar El-Assad, extrêmement décrié en Occident, et pour mettre en relief une logique mal connue en Occident.

Les propos tenus dans cet entretien équilibré n’engagent, bien entendu, que Thierry Meyssan. Ils ont le mérite de pondérer la vision extrême propagée en Occident par la propagande officielle qui diabolise à outrance le dirigeant syrien. Ils ont aussi l’immense mérite de remettre les exactions de Bachar El-Assad dans leur contexte :

  • la création de la Syrie est une décision artificielle difficilement tenable à l’époque, avec une somme de communautés et de religions très différentes
  • Hafez El-assad, le père de Bachar, a dû faire face à une tentative de coup d’Etat qui a exigé une « poigne » qui a laissé des traces
  • la laïcité qu’il a imposée ne fut certainement pas un chemin parsemé de pétales de rose
  • Bachar El-assad n’était pas l’héritier naturel
  • la guerre déclarée en 2011 contre son régime a créé une situation d’exception

Au fond, les clés pour comprendre ce régime dépendent d’une solide culture historique que le système scolaire dissimule désormais avec beaucoup de méthode et d’obstination. Cette expansion de l’ignorance favorise les manipulations diverses, dont les manipulations occidentales, qui se fondent largement sur un effacement de la mémoire.

mercredi 18 décembre 2024

Entretien en 4-4-2 avec Youssef Hindi : « En route vers le grand Israël. »


 

Syrie, Palestine, Israël, Iran, Turquie : Youssef Hindi fait le point sur l’actualité au Proche-Orient.

 mise à jour le 17/12/24

Pour ce nouvel entretien du Média en 4-4-2, notre journaliste Kate reçoit Youssef Hindi, géopolitologue, historien des religions, auteur et conférencier, qui vient de co-écrire avec Pierre-Antoine Plaquevent un ouvrage fascinant intitulé "Israël et la guerre mondiale des religions : géopolitique et millénarisme".

Youssef Hindi se penche sur la situation en Syrie avec la chute de Bachar Al-Assad, un scénario qui rappelle étrangement celui de Mouammar Kadhafi en Libye, et la faction de Hayat Tahrir Al-Sham, dirigée par Mohamed Al-Joulani.

Le rôle de la Turquie, un acteur clé dans la région dont les intérêts géopolitiques semblent souvent primer sur la cause palestinienne, est également abordé par le géopolitologue.

Nous ne pouvons pas parler de la région sans évoquer la situation dramatique à Gaza, où la population affronte un véritable génocide au quotidien. Youssef Hindi nous parle également du projet messianique de Benyamin Netanyahu et son ambition de constituer le Grand Israël, un projet qui s’accompagne du pillage de terres et de ressources.

Enfin, Youssef Hindi nous éclaire sur l’Iran, qui se trouve dans le collimateur d’Israël

 

samedi 14 décembre 2024

Pourquoi les journalopes de la télé n'en parlent pas ?


 Image

Sachez que La Syrie avant le début des bombardements de 2011, c'était :
 
 - Pas de dette publique 
 
- Les médicaments et l'école gratuits 
 
 90% des habitants propriétaires de leur maison 
 
- Les emprunts SANS intérêt 
 
- 7% de chômage 
 
- 6 budgets de suite à l'équilibre 
 
 La Syrie depuis 2011, c'est : 
 
- un chômage à 20% 
 
- des prix en hausse de 20-30% 
 
- entre 260 000 et 470 000 morts 
 
- la création de RÉFUGIÉS 
 
Sources : Forum Social Mondial (Montréal, août 2016) 
 
 Bref … ils ont créé artificiellement les conditions de cette situation par le chaos et la subversion Ils font pareil dans les familles, les syndicats et les partis 
Et bien sûr les pays 
Diviser pour régner !

vendredi 13 décembre 2024

Hommage au peuple syrien et à son pays qui fut laïc, moderne, et progressiste


 

 

STRATPOL 

 

Cette fin d’année 2024 est bien funeste. Entre la politique mortifère des faiseurs de guerres « made in USA » et l’effondrement soudain de la Syrie, et de facto du parti laïc Baas dirigé par le président Bachar El Assad, force est de constater que les forces du mal se déchaînent, au mépris comme toujours, de la vie humaine.

Les terroristes qui ont envahi la Syrie démontrent que la coalition Israël-Anglo-Saxonne-UE-Qatar a enclenché la vitesse supérieure afin de continuer à piller le Proche-Orient en toute impunité.

Le Général américain Wesley Clark déclarait en 2007 : « Nous allons éliminer 7 pays en 5 ans : Irak, Libye, Liban, Syrie, la Somalie, le Soudan et enfin l’Iran. » C’est quasiment chose faite. 

Ayant été deux fois en Syrie, je me dois de témoigner ce qu’était ce pays avant qu’il n’implose définitivement le 8 décembre 2024.

La Syrie était un pays laïc où toutes les religions pouvaient co-exister dans un respect mutuel et réciproque. L’Église orthodoxe d’Alep, qui avait été totalement rasée lors des affrontements entre terroristes et l’armée gouvernementale a été complètement reconstruite. La mosquée d’Alep, totalement dynamitée par les islamistes intégristes, était aussi en voie de reconstruction.

La magnifique mosquée des Omeyyades à Damas, construite entre 706 et 715, abrite le tombeau de Jean-Baptiste, (Sidi Yahia pour les musulmans), cousin de Jésus. Cette présence d’un tombeau dans la salle de prière d’une mosquée est un cas pratiquement unique. Les chrétiens du quartier Est viennent s’y recueillir. Nous avons été témoins des prosternations des musulmans, et des signes de croix avec génuflexions des chrétiens au sein de la mosquée.

Qu’il était agréable pour les femmes de ne pas être obligées de porter le Hijab, d’avoir le choix de s’habiller comme elles le voulaient, selon leur bon plaisir. Contrairement aux fausses informations véhiculées dans les « médias de grands chemins », les femmes avaient la même place que les hommes dans la société syrienne. Nous avons pu discuter, mes compagnons et moi, avec des avocates, professeures, députées et aussi, en 2021, avec la ministre de la Culture à Damas, qui parlait le français couramment.

Qu’il était agréable de se retrouver dans un estaminet du quartier chrétien à Damas, de pouvoir siroter un verre d’Arak avec de nombreux Syriens, puis de repasser dans le secteur musulman et de flâner dans le souk al-Hamidiya très animé de Damas.

Qu’il était agréable d’aller visiter, rue droite à Damas, la Maison de Saint Ananie où Paul de Tarse, – qui deviendra Saint-Paul –, a été baptisé. 

jeudi 12 décembre 2024

Ils vous ont débarrassé d'Assad, tout va bien se passer ! « tomber de Charybde en Scylla » ça vous parle?


 Image

Je vous présente, Shadi Alwaisi, le nouveau ministre de la "justice" de la #Syrie nouvelle et pluraliste et démocratique (ajoutez le blabla orwellelien que vous préférez). 
 
 Parmi les premières mesures il a annoncé qu'il n'y aurait plus de femmes juges et que les tribunaux seraient dirigés uniquement par des hommes.
 
 Les femmes juges doivent céder leurs affaires à des hommes.
 Vous l'avez compris, #ShadiAlwaisi, est le ministre de la Charia. 
Ça s'ajoute aux déjà très nombreuses remontées d'exécutions contre les minorités et les non musulmans. 
Vous vous attendiez à quoi les castors, les atlantistes, les bien-pensants ?
 
 Ce sont les djihadistes d'A-Qaïda et de Daech qui sont au pouvoir à Damas et ce sera bien pire que sous les Assad, et d'abord pour les femmes (comme en Irak, comme en Libye, comme à chaque fois...). 
 
 C'est un califat et ils ont les moyens que les djihadistes n'ont jamais eu.
 Et ils sont soutenus par les USA qui en perdront un jour le contrôle. 
 
 Et maintenant, on va s'en remettre à nos services de renseignement pour notre sécurité - la menace terroriste depuis dimanche est absolue. 
Mais d'abord ces extrémistes de l'islam politique vont s'en prendre aux Kurdes et tenter de faire basculer les États voisins - Liban, Irak et Jordanie.
 
 
 
 
 Abou Mohammed AlJolani : La police morale a pour mission d’appliquer la charia. 
 
Nous invitons les gens à suivre la charia plutôt que d’utiliser le pouvoir, mais si vous résistez à notre invitation, vous serez confrontés à la violence « au pouvoir » !
 
 Il voit le Hijab pour les femmes comme une invitation pour les femmes qui ne le portent pas encore !
 

mercredi 11 décembre 2024

Exclu : comment la France s’est fait doubler dans la résolution du conflit syrien


Syrie, Ukraine, Roumanie : nouvelle accélération brutale de l’Histoire

  Éric Verhaeghe

 

Comme nous le faisons régulièrement (tous les 15 jours en principe… mais nécessité fait loi), Thierry Meyssan, Edouard Husson et moi évoquons l’actualité internationale. 

 Impossible aujourd’hui de ne pas parler du conflit au Proche-Orient et de la liquidation du régime de Bachar El-Assad. C’était l’occasion, pour Thierry Meyssan, de livrer quelques informations de première main sur les événements qui viennent de se dérouler. Et sur le rôle caché que la France a joué, maladroitement, dans la résolution du conflit.



Comment peut-il se faire qu’en quelques jours, de façon inattendue, le régime de Bachar El-assad ait été balayé par une troupe de djihadistes sans état d’âme et sans scrupule, à la victoire de qui tant d’Occidentaux applaudissent, y compris un François Hollande qui avait appelé à une marche unitaire contre eux en 2015 ? Puisque, en réalité, ceux-là qui ont tué tant de Parisiens innocents en 2015 sont ceux qui pavoisent aujourd’hui dans les rues de Damas.

Edouard Husson et Thierry Meyssan échangent leurs points de vue sur la situation.

Pour Thierry Meyssan, c’est l’occasion de livrer quelques révélations fracassantes sur le déroulement des événements. Grâce à sa connaissance des milieux syriens, au sein desquels il a vécu, il nous révèle de nombreux détails encore inédits en Occident :

  • l’assassinat du Président iranien à l’issue de luttes de factions internes
  • la fin de l’axe de la résistance à l’initiative du nouveau Président iranien
  • les trahisons de ce Président qui ont permis de décapiter le Hezbollah

Concernant les conditions dans lesquelles Bachar El-Assad a quitté la Syrie, il est encore trop tôt pour savoir en détails le déroulement des faits. Mais plusieurs éléments apparaissent :

  • le renversement du régime syrien n’est qu’un début d’un plan plus global
  • la Turquie participé activement à l’opération
  • La France en a négocié un aspect, par l’intermédiaire de Jean-Yves Le Drian.

Il semblerait toutefois que les accords négociés par la France n’aient pas été respectés.

lundi 2 décembre 2024

Pour essayer de comprendre ce qui se passe au Moyen-Orient


Le remodelage du Moyen-Orient : la Syrie attaquée à nouveau par les terroristes islamistesLe remodelage du Moyen-Orient : la Syrie attaquée à nouveau par les terroristes islamistes  
par 2 décembre 2024 
 

Remodelage du Moyen-Orient par les EU et Israël : quelques interventions passées

Le ‘regime change’ en Syrie, mené par les États-Unis et Israël, est réactivé. Dans le but de remodeler le Moyen-Orient selon les souhaits de l’État hébreu qui a Bachar el-Assad en horreur. Quelques interventions passées d’hommes politiques prennent tout leur sens aujourd’hui.

Les révélations de Roland Dumas, ancien ministre des Affaires Étrangères de la France
 

Lors d’une émission télévisée, Roland Dumas avait indiqué que le plan de frappe en Syrie avait été préparé à l’avance bien avant les événements de 2011, ajoutant que l’objectif était de renverser le gouvernement syrien qui considère Israël comme un ennemi.



Les révélations de Julian Assange

Comme pour l’Ukraine, la Russie, Gaza, Liban, l’Irak, l’Afghanistan, Libye, Somalie ou encore le Vietnam, la Syrie aura droit à ses mensonges avec les sauveurs d’un côté et les méchants de l’autre, expliquait Julian Assange. « Ce qui se passe ? Peu importe, le récit est déjà écrit. »


Les révélations de Paul L. Williams, ex-conseiller en contre-terrorisme du FBI

« Nous avons créé Daesh, quand leurs combattants sont blessés, ils sont soignés en Israël » a admis Paul L. Williams, ex-conseiller en contre-terrorisme du FBI.

samedi 18 novembre 2023

Macron a déclaré la guerre à Assad ! par Pavel Eskov


parcourrier-strateges


Alors qu’il n’était plus revenu parmi ses pairs depuis 2011, Bachar al-Assad avait de nouveau rejoint en mai dernier la Ligue arabe. 
 
 
Une réhabilitation par la grande porte et par la volonté de Mohammed ben Salmane. En effet, c’est l’Arabie saoudite qui a été à l’initiative de cette réintégration, avec également le soutien des Émirats arabes unis. De fait, les autres pays de la Ligue arabe se sont exécutés. En réalité, le rapprochement de Riyad avec Téhéran sous l’égide de la Chine explique cette décision. Or, quelques mois plus tard, précisément le 15 novembre dernier l’on apprend qu’un tribunal de Paris a émis un mandat d’arrêt contre l’actuel président syrien. Décidément, la diplomatie française conduite par le président Macron devient totalement illisible et déconcertante.
 


Cet article initialement publié sur le site svpressa.ru n’engage pas la ligne éditoriale du Courrier.

Le Figaro a rapporté que l’enquête avait débuté après le dépôt d’une plainte civile par le « Centre syrien pour les médias et la liberté d’expression » (SCM), « l’Open Society Justice Initiative » (OSJI) et les « Archives syriennes ». « Cette décision représente un précédent juridique historique. Il s’agit d’une nouvelle victoire pour les victimes, leurs familles et les survivants, et d’un pas vers la justice et une paix durable en Syrie », a déclaré Mazen Darwish, fondateur et PDG de SCM. Selon lui, les accusations portées contre Assad seraient étayées par des témoignages de première main, ainsi que par « des centaines de documents comprenant des photographies et des vidéos ».

Pour mieux comprendre cette situation, nous avons interrogé avec Free Press, Dmitri Jouravlev, directeur de l’Institut des problèmes régionaux et professeur associé à l’Université financière du gouvernement russe.

« SP » : Que pensez-vous de ce mandat d’arrêt par la France

J’estime que Paris a pris une mesure purement propagandiste. C’est une démarche qui montre que, malgré tout, malgré la victoire d’Assad, malgré certaines commissions sur les privilèges, Paris ne considère plus Assad comme le président légitime de la Syrie. A mon avis, la France a agi ainsi au mauvais moment, de manière imprudente et insensée. Mais l’on peut expliquer l’initiative d’Emmanuel Macron par le fait qu’il doit présenter au moins quelque chose à la population, une sorte de victoire…   Combattre Assad est une manière de détourner l’attention sur la situation française.

« SP » : Mais pourquoi la France ?

La Syrie est un ancien territoire sous mandat. Les Français le perçoivent encore comme leur « arrière-cour ». C’est en Syrie qu’ils résolvent leurs problèmes. Elle a toujours été considérée comme leur fief. Et bien que la Syrie se soit réorientée depuis longtemps, dans les années 1960, vers l’Union soviétique, les Français tentent de ne pas s’en apercevoir.

samedi 30 novembre 2019

La mise au point de Bachar el-Assad envers la France

 
 

 
 
Le long entretien accordé par le président syrien Bachar el-Assad à Paris Match produit un redoutable effet de miroir.

Il n’apprend rien de vraiment nouveau sur la Syrie dès lors qu’on s’intéresse sérieusement au sujet depuis le début de la crise.

Une armée étrangère, appelée à l’aide, ne peut à elle seule, surtout lorsqu’elle est essentiellement aérienne, assurer la victoire d’un gouvernement rejeté par une grande majorité de sa population, et confronté à un soulèvement armé.
Depuis 2011, le « régime » baasiste a toujours bénéficié du soutien d’une grande partie du peuple syrien.
L’image tronquée donnée par les médias français de la bataille d’Alep était révélatrice.
Dans cette grande ville syrienne proche de la Turquie, alors qu’on se battait dans la moitié la plus ancienne de la cité que des bandes armées avaient occupée, dans l’autre, la plus moderne et la plus peuplée, le gouvernement légal et son armée sont toujours restés maîtres de la situation, même lorsque leur encerclement était complet.
Lorsque la partie orientale a été libérée, ce fut une vague de liesse à l’ouest.
Aussi, c’est beaucoup plus notre regard sur la Syrie qui est remis en question.
Bachar el-Assad invite les Français à se tourner vers la politique menée par leurs gouvernements successifs à l’égard de la Syrie et à prendre conscience des fautes commises par ces derniers.
Il y a un point capital : celui du droit international.
La Syrie est un État souverain dont les limites territoriales sont reconnues.
Or, aujourd’hui encore, des troupes étrangères, que le gouvernement légal n’a nullement invitées, occupent une partie du territoire.

vendredi 29 novembre 2019

Bachar el-Assad à Paris Match : « Daech continue à être soutenu par l’Occident ! »

 
 

 
 
Alors que le Proche et le Moyen-Orient semblent retrouver un semblant de calme trompeur, Daech ayant largement perdu le terrain qu’on sait, le président syrien Bachar el-Assad sort de son silence en accordant un long entretien à notre confrère Paris Match.

On peut penser ce que bon semble de l’homme fort de Damas.

Il est encore licite de demeurer sceptique sur la nature profonde du parti Baas, cette tentative, à la fois nationaliste et socialiste, de fédérer les Arabes au nom du panarabisme et de la laïcité.
En effet, en cette région du monde ayant vu la naissance des trois religions abrahamiques révélées, la laïcité à la française n’est que vue de l’esprit, tout comme son socialisme national n’est jamais rien d’autre que concept d’importation européenne.
Quant à l’arabisme, il est à mettre en regard avec la francophonie : tous ceux qui parlent français ne sont pas forcément français, à l’instar de ces arabophones étant loin d’être arabes.
Il n’empêche que la parole de la bête noire des médias occidentaux mérite d’être écoutée.
Surtout quand Bachar el-Assad n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat de tajine : « Le terrorisme est toujours là dans les régions du Nord syrien. Ce qui est plus regrettable, c’est qu’il bénéficie toujours de soutiens de la part de la Turquie et des pays occidentaux, les USA, la Grande-Bretagne, et notamment la France. »
Il est un fait avéré que, depuis le début du conflit afghan, en 1979, le djihadisme de combat n’aurait pu voir le jour sans l’appui militaire américain, les financements saoudiens et la caution théologique d’oulémas égyptiens prêts à vendre leur science islamique au plus offrant.
Quant à la France ?

dimanche 3 novembre 2019

Bachar al-Assad : l’élimination d’al-Baghdadi est aussi crédible qu’un film d’Hollywood

 
Résultat de recherche d'images pour "Abou Bakr al-Baghdadi"

Interview du Président de la République Arabe Syrienne Bachar al-Assad par des médias syriens, le 31 octobre 2019.
 
Traduction : lecridespeuples.fr
 
 


Transcription :
 
[…] Journaliste : Les États-Unis ont annoncé il y a quelques jours que le chef de l’organisation terroriste Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, avait été tué.
Et ils ont remercié la Russie, la Syrie, l’Irak, les Turcs et les Kurdes de les avoir aidés à tuer al-Baghdadi. Trump a remercié la Syrie, Monsieur le Président, mais nous n’avons entendu aucun commentaire de Damas.
Quelle est votre réaction quant au fait que Trump ait remercié la Syrie ?
La Syrie a-t-elle vraiment participé à cette opération ?
 
Bachar al-Assad : Absolument pas, nous n’en avons entendu parler que par les médias.
Peut-être que la raison qui les a poussés à inclure un certain nombre de pays en tant que participants à cette opération est de lui donner de la crédibilité, si bien que ces pays ne se sentiront pas gênés, mais souhaiteront faire partie d’une « grande » opération, comme les Américains ont essayé de la dépeindre.
Et de cette manière, lesdits pays sont crédités pour leur lutte contre le terrorisme.
Nous n’avons pas besoin d’un tel crédit.
C’est nous qui combattons (réellement) le terrorisme.
Nous n’avons aucune relation et n’avons eu de contact avec aucune institution américaine.

mardi 11 juin 2019

L’Amérique n’a pas renoncé à détruire la Syrie

 
 


 
Après huit ans de guerre, les islamistes n’ont plus aucune chance de remporter la victoire militaire qu’ils convoitaient en Syrie.
 

Ils n’ont pourtant pas manqué d’aides : des dizaines de milliers de djihadistes venus du monde entier, des aides directes du Qatar, de l’Arabie saoudite et de la Turquie, des aides plus discrètes mais importantes des pays occidentaux, États-Unis et Israël en tête.

Le Pentagone et la CIA avaient organisé, non seulement des livraisons d’armes, mais aussi la mise sur pied de milices composées de « rebelles modérés » recrutés à grands coups de dollars.
Ce programme coûteux, baptisé Timber Sycamore, s’est transformé en fiasco puisque la plupart desdits « rebelles » passèrent, ensuite, chez les groupes islamistes avec armes et bagages.
L’affaire, révélée par le New York Times, fit grand bruit aux États-Unis et la presse internationale la relaya complaisamment.
Trump mit fin à l’expérience à son arrivée à la Maison-Blanche.
Il est vrai que, dans l’intervalle, l’intervention russe déclenchée en septembre 2015 avait ruiné tout espoir de victoire militaire de l’insurrection islamiste.
Pour autant, l’Amérique n’a pas renoncé à renverser le régime syrien.
Certes, Trump avait annoncé le départ de ses troupes, fin 2018, mais il n’en a finalement rien été et il semble bien que le Pentagone ait convaincu le président de laisser une force sur place.
La raison officielle est le soutien à l’allié kurde afin que les Turcs n’en profitent pas pour les tailler en pièces.
Certes, mais il y a une autre raison.

jeudi 19 avril 2018

"La Syrie rend la légion d'honneur d'Assad " :

 
 
La Syrie rend la légion d'honneur d'Assad
 

Régis de Castelnau

Rubrique : cracher en l’air...

Et se prendre le mollard sur la gueule.


Le freluquet fait le malin.
Après s’être déshonoré en agressant un pays en violation du droit international, et ridiculisé en glapissant que « lui il avait des preuves », il a cru intelligent de montrer que comment il avait pas des petits poings rageurs. ...
Faire savoir par la bande qu’il voulait retirer à Assad une breloque remise pour des raisons diplomatiques (comme à plein d’autres chefs d’État), était stupide et infantile.
On ne l’avait pas retirée à Mussolini et à Franco, décorés pour les mêmes raisons.
Et on imagine bien ce qu’Assad en avait à battre de cette pitrerie.

Celui-ci s’est quand même offert le petit plaisir de moucher le Président de la République Française. En renvoyant à la France le colifichet avec ce commentaire: « Il n'est point d'honneur pour le président Assad de porter une décoration attribuée par un régime esclave (...) des Etats-Unis qui soutient les terroristes ».
Et une humiliation pour nous, une.
Encore bravo.

lundi 26 février 2018

Syrie : que se passe-t-il vraiment à la Ghouta ?


 




Depuis le 18 février, l’aviation syrienne bombarde à nouveau la Ghouta, cette vaste banlieue qui ceinture Damas.

En 2013, à l’apogée de l’insurrection, les islamistes contrôlaient 150.000 kilomètres carrés de ce territoire où les zones urbaines alternent avec les vergers.
Cette proximité rendait la vie difficile à Damas, en raison des obus qui tombaient quotidiennement dans la capitale, où les quartiers chrétiens étaient particulièrement visés.
Depuis, l’armée syrienne a méthodiquement repris le contrôle du terrain perdu.
Seules deux enclaves islamistes subsistent : une petite au sud (avec plusieurs centaines de combattants de Daech) et une plus importante à l’est, 110 kilomètres carrés qui échappent à Damas. 400.000 civils y vivent.

C’est cette dernière enclave qui fait l’objet de l’offensive syrienne, d’ailleurs pas si récente : depuis plusieurs mois, l’armée a repris plusieurs dizaines de villages et tente de négocier avec les milices islamistes pour une reddition puis un transfert vers Idleb, comme cela avait été le cas à la fin du siège d’Alep.
Si l’Armée de l’islam (soutenue par l’Arabie saoudite) est prête à discuter, ce n’est pas le cas de ses deux concurrents : Fatah al-Cham (l’ex Al-Nosra, proche d’Al-Qaïda) et Faylak al-Rahman (affilié aux Frères musulmans et au Qatar).
Ces groupes reproduisent exactement la même tactique qu’à Alep : prise en otage de la population (tout civil qui veut quitter la zone est abattu), installation d’armes lourdes dans les hôpitaux (pour obliger l’aviation à les bombarder et, ainsi, discréditer le régime), interception des rares convois de ravitaillement à leur profit.

lundi 18 décembre 2017

Bachar el-Assad accuse la France d'avoir été «le porte-étendard du soutien au terrorisme»

Bachar el-Assad accuse la France d'avoir été «le porte-étendard du soutien au terrorisme»

© Sana Sana Source: Reuters
Le président syrien à Damas en novembre 2017, illustration 

- Avec AFP

Après l'échec des pourparlers à Genève sur le dossier syrien et la charge du gouvernement français, Bachar el-Assad a estimé que la France n'était pas à même de parler de paix et n'avait «pas le droit de s'ingérer dans les affaires syriennes».
                                   
En marge d'une réunion à Damas où il recevait une délégation de responsables et d'hommes d'affaires russes le 18 décembre, le président syrien Bachar el-Assad a accusé la France de «soutien au terrorisme» et a estimé que elle n'avait «pas le droit de parler de paix» en Syrie.
Cette déclaration du dirigeant syrien intervient quelques jours après les accusations de Paris évoquant une obstruction de Damas aux dernières négociations à Genève, qui ont échoué.

Le président dans la cour du palais présidentiel en décembre, illustration

Macron assure qu'il faudra compter avec Bachar el-Assad, mais qu'il devra «répondre de ses crimes» 
 
«La France a été le porte-étendard du soutien au terrorisme en Syrie dès les premiers jours [du conflit]», a estimé Bachar el-Assad, en référence au soutien apporté par Paris aux rebelles qui combattent son gouvernement depuis 2011.
Celui qui soutient le terrorisme n'a pas le droit de parler de paix
«[La France] n'est pas en position de donner son avis sur une conférence de paix», a-t-il déclaré à l'adresse de journalistes présents, selon l'AFP.

mercredi 15 novembre 2017

Damas invite les compagnies russes à reconstruire la Syrie

 
 
Damas invite les compagnies russes à reconstruire la Syrie
 
Voilà un marché de la reconstruction qui risque d’échapper aux grandes multinationales françaises, européennes et nord-américaines.
 
Il se pourrait même que le cimentier Lafarge Holcim, empêtré dans ses affaires de soutien à l’État islamique, ne vende plus un poil de béton fut-il “armé” en Syrie.
 
Charles SANNAT
 
Un groupe de députés syriens en visite en Russie a rencontré des représentants des milieux d’affaires russes afin de discuter de la reconstruction du pays après la guerre.
Les autorités syriennes promettent d’accorder des avantages aux compagnies russes.
Damas invite les compagnies russes, y compris les grandes sociétés pétrolières et gazières, à participer à la reconstruction de la Syrie, a déclaré le directeur du groupe syrien de l’amitié avec le Parlement russe, Oussama Mustafa.
« Nous avons rencontré les patrons de la majorité des grandes compagnies énergétiques et pétro-gazières et nous leur avons proposé de travailler en Syrie dans le cadre de la reconstruction du pays après les victoires des armées [russe et syrienne], en invitant toutes les compagnies russes à une reconstruction commune », a indiqué M. Mustafa.
La délégation des députés syriens dirigée par le directeur du groupe syrien de l’amitié avec le Parlement russe, Oussama Mustafa, est venue en visite en Russie, où elle a rencontré le représentant spécial du Président russe pour le Moyen-Orient, Mikhail Bogdanov, des représentants du Ministère de la défense, ceux des plus grandes sociétés énergétiques et pétro-gazières, ainsi que les proches des militaires russes tués en Syrie.

vendredi 8 septembre 2017

A Deir Ezzor, Bachar écrase Daech

 
 


 
vendredi 8 septembre 2017, par Comité Valmy
 

A Deir Ezzor, Bachar écrase Daech

 
Que n’a-t-on entendu sur cette armée syrienne qui, au moment où j’écris ces lignes, brise l’étau de Daech autour de Deir Ezzor !
Vilipendée par les médias occidentaux, accusée des pires atrocités, qualifiée de milice à la solde d’un clan, elle donne une claque mémorable à tous ces vautours qui l’ont accusée de servir un pouvoir « criminel » alors qu’elle combattait une vermine que les dirigeants occidentaux, ces lâches, ont nourrie au grain pendant tant d’années.
Deir Ezzor !
Depuis trois ans, la Garde républicaine y résiste héroïquement aux assauts des mercenaires sponsorisés par tous les traîtres que compte le monde arabe.
Cernée de toutes parts, elle assurait la protection des 200 000 civils restés dans la capitale provinciale malgré la violence des combats.
Aujourd’hui, c’est fini !
La jonction est faite entre cette unité d’élite et les troupes du Tigre, le général Souhail Al-Hassan, ce héros de la Syrie moderne qui ne sera pas dans nos manuels d’histoire mais qui figure déjà parmi les libérateurs du pays de Cham.
Au terme d’une brillante offensive menée dans trois directions à partir du nord-ouest, de l’ouest et du sud-ouest, les positions de Daech dans le vaste désert syrien ont été anéanties par le feu roulant des forces syriennes et alliées.
La vallée de l’Euphrate en ligne de mire, ces unités mobiles ont taillé en pièces la piétaille wahhabite, elles l’ont laminée en quelques semaines.
Spectaculaire, cette bataille du désert fut un succès décisif, aussi important que la libération d’Alep des griffes des milices extrémistes soutenues par l’Occident au début de l’année 2017.

vendredi 7 avril 2017

Immense changement politique !! Attaque chimique en Syrie : Donald Trump accuse Bachar al-Assad

Le 07/04/2017




Charles Sannat
7 avril 2017
Attaque chimique en Syrie : Donald Trump accuse Bachar al-Assad
 
Comme vous pourrez le voir et le lire dans cette dépêche russe, le président Trump vient de changer considérablement son discours et son attitude sur la Syrie et à l’égard de la Russie.
 
Il y a un combat de titans entre deux factions aux États-Unis, et Trump semble s’être fait tordre le bras à peine quelques semaines après son accession au pouvoir.
Le changement est majeur.
Il faut surveiller la situation, car un Trump va-t-en guerre en Syrie, ce n’est pas rassurant pour l’avenir.
 
Charles SANNAT
 
Habituellement mesurée au sujet du président syrien Bachar al-Assad, l’administration américaine a clairement durci son discours pour l’accuser de l’attaque chimique présumée à Khan Cheikhoun, dans la province d’Idleb au nord de la Syrie.
Les faucons de Washington exigent de la Maison blanche qu’elle engage des actions fermes contre Damas, allant jusqu’à une intervention militaire.

dimanche 15 janvier 2017

A visage découvert : Le documentaire d'Arte censuré sur Bachar Al Assad

Le 15/01/2017    






Ajoutée le 9 janv. 2017
 
Un documentaire sur la Syrie de Bachar Al Assad diffusé en 2009, mais totalement incompatible avec la propagande officielle anti-syrienne ("Le boucher de Damas" selon, Fabius, Valls et consorts) diffusée depuis 2011 dans tous les médias français sans exception.

 Ce film est devenu tellement politiquement incorrect, qu'Arte ne l'a bien sur jamais rediffusé depuis mais l'a éffacé de ses archives d'une façon typiquement orwellienne, comme s'il n'avait jamais existé.
Malheureusement pour les censeurs, s'il est très facile de propager des mensonges sur internet, il est par contre très difficile d'y effacer la vérité.

Ainsi des internautes l'ont retrouvé et partagé pour qu'il ne tombe pas dans l'oubli comme l'aurait souhaité le pouvoir.

 Vu  ICI