
Vendredi matin, six soldats de Barkhane ont été blessés par l’explosion d’un véhicule-suicide piégé, dans la zone stratégique dite des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso).
Alors qu’à l’Élysée et à Matignon, les généraux de la pseudo-guerre épidémique se calfeutrent toujours derrière leur sac de sable de « précaution », donnant ordre et contrordre, tant leur peur est grande de la « cour martiale », cette attaque djihadiste est la troisième, perpétrée depuis fin décembre, avec résultat, contre nos troupes.
Ce type d’attaque ne pourra jamais briser notre dispositif de fond. Malgré les difficultés d’une armée française en sous-effectif et aux matériels insuffisants, surexploités ou vétustes, le rapport des forces, par puissance technologique et de feu, est incomparable. On le sait. On le voit. Cependant, nous savons, depuis les fiascos de l’Algérie et du Vietnam, qu’il ne suffit pas d’une supériorité matérielle, face aux rébellions indigènes, pour remporter le combat politique qui doit clore une guerre. Tout le problème est là !
Ne tombons pas dans une sensiblerie déplacée. Nous supposons qu’en 2021, tout militaire français sait le prix éventuel de son engagement. Mais nous, citoyens, avons le droit de rappeler l’État à ses devoirs pour eux. Cette nouvelle attaque survient six jours à peine après que le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser, du 2ème régiment de hussards de Haguenau, ont été tués dans l’explosion de leur véhicule, détruit par un engin dans l’est du Mali.












