Réflexions sur l'actualité et la politique Française. Avec quelques exceptions sur le reste du monde. Immigration, invasion, colonisation, islamisation, révolution.Covid
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mardi 1 août 2023
dimanche 25 septembre 2022
La junte anti française qui règne sur la France
La junte anti française qui règne sur la France https://t.co/4PwEAuhRUA
— Aldo Sterone (@AldoSterone111) September 24, 2022
mercredi 11 mai 2022
mercredi 2 février 2022
[Tribune] : Qui est ce Président qui accepte que la France soit autant humiliée par des pays africains ?

Le samedi 22 janvier, c'était il y a seulement quelques jours, un militaire de 24 ans, le brigadier Alexandre Martin, issu du 54e régiment d’artillerie d’Hyères (Var), succombait de ses blessures au Mali, dans le cadre de l’opération « Barkhane ». Il était le 53e soldat que la France sacrifiait pour le Mali.
Le lundi 31 janvier, dans un communiqué lu à la télévision d’État, on apprend que « le gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale que ce jour, l’ambassadeur de France à Bamako, Son Excellence Joël Meyer, a été convoqué par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale [et] qu’il lui a été notifié la décision du gouvernement qui l’invite à quitter le territoire national dans un délai de soixante-douze heures ». Au delà des motivations qui ont entraîné cette décision, plus extraordinaire est la réaction de la France : le ministère des Affaires étrangères français a déclaré "prendre note" de cette décision.
"Prendre note", rien que ça ?
On atteint le niveau ultime de l'humiliation et on se contente de "prendre note". On peut déblatérer sur des éléments géostratégiques, on peut brandir la relation historique entre la France et le Mali, bref, on peut tout ressortir pour atténuer, limite donner des explications à la décision des autorités maliennes, mais on doit prendre en considération l'opinion publique.
Comment expliquer aux Français que leur représentant est chassé du Mali au moment où des soldats arborant le drapeau tricolore prennent des risques pour défendre ce pays ? Il y a une forme d'indécence dans cet acte qui oblige à se poser des questions sur les choix à effectuer dans la relation France-Mali.
jeudi 4 novembre 2021
Sophie Pétronin repart au Mali ? Qu’elle y reste !

L’incroyable rumeur courait depuis plusieurs jours : Sophie Petronin est donc bien retournée d’elle-même dans le pays où elle avait été prise en otage et délivrée par la France.
Les Français s’en souviennent. Après quatre années de détention par un groupe djihadiste au Mali, la dernière otage française dans le monde débarquait, le 9 octobre 2020, à l’aéroport de Villacoublay.
Elle était accueillie en grande pompe par Emmanuel Macron et le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. On se souvient des retrouvailles poignantes, lors de son arrivée sur le tarmac de l’aéroport, avec son fils qui avait remué ciel et terre pour faire libérer sa mère de 75 ans.
Cette émotion palpable fait place, aujourd’hui, à une incompréhension et une indignation nationales. Quelle mascarade ! Les scènes d’effusion larmoyante occultaient donc la navrante réalité : le fanatisme humanitaire de cette femme complètement « retournée », comme disent les services secrets, par l’idéologie islamiste.
Déjà voilà plus d’un an, à peine avait-elle posé le pied sur notre sol français que Sophie Pétronin exprimait le vif désir de retourner sur la terre de sa captivité, le Mali. Ses premières déclarations sur le tarmac ne laissaient présager rien de bon. « Pour le Mali, je vais prier, implorer les bénédictions et la miséricorde d’Allah, car maintenant je suis musulmane. Vous dites Sophie mais c’est Mariam que vous avez devant vous », déclarait Sophie Pétronin, vêtue d’un voile blanc.
samedi 12 juin 2021
Après les massacres islamistes au Burkina Faso, Macron annonce la fin de l’opération Barkhane au Sahel…

Quelques jours après un terrible massacre au Burkina Faso (5 juin), Emmanuel Macron annonce (10 juin) la fin de l’opération Barkhane au Sahel. Barkhane, c’est l’opération militaire menée au Sahel (3 millions de km²) et au Sahara par l’armée française (et des effectifs alliés) pour lutter contre le terrorisme islamiste.
Pourtant, au sommet de N’Djamena avec les chefs d’États sahéliens (16 février 2021), Emmanuel Macron les avait assurés qu’il ne « comptait pas réduire dans l’immédiat » les effectifs de Barkhane.
Le dispositif Barkhane est établi dans tout le Sahel (une base au Burkina Faso, deux aux Mali, Niger,Tchad). Pour paraître compenser, il annonce « la mise en œuvre d’une force internationale dont la composition reste à déterminer… associant les États de la région ». La priorité sera donnée à l’action des forces spéciales. Notamment une tour de Babel installée à Takuba : quelques dizaines d’Estoniens, de Tchèques, une centaine de Suédois. Peut-être 200 Italiens ? 100 Danois ? Et une « priorité » : capturer le chef de la mouvance terroriste au Mali : Iyad Ag Ghali. Certes les situations politiques des pays du Sahel sont incertaines, au Tchad, au Mali, ce dernier ayant toléré depuis longtemps des mouvements de rue antifrançais. Fabius et Hollande sont responsables de l’impasse malienne car, après la victoire des troupes françaises sauvant Bamako de l’assaut djihadiste, ils furent incapables de susciter une réconciliation nationale politique au Mali.
Quelles conséquences peut-on redouter de cette décision ? Une extension exponentielle du terrorisme islamiste à toute l’Afrique, de la Libye au Cameroun. Quel Français peut s’imaginer que cela serait sans conséquences sur la France ? Le cas du Burkina Faso donne une esquisse du scénario qui nous attend désormais. Le Burkina Faso est un pays qui fait peu parler de lui. Pauvre mais travailleur, son peuple vient d’être à nouveau victime d’un terrible massacre, à Solhan (5 juin) dans la zone des trois frontières (Mali, Niger, Burkina), au nord-est. Une zone qui facilite les attaques soudaines et le retour rapide derrière l’une ou l’autre frontière. Les islamistes s’en sont pris à des populations civiles musulmanes faisant, en tout, 147 morts, des dizaines de blessés et des milliers de réfugiés.
dimanche 10 janvier 2021
Six soldats blessés au Mali : là-bas, c’est la vraie guerre, pas celle des généraux du Covid !
Vendredi matin, six soldats de Barkhane ont été blessés par l’explosion d’un véhicule-suicide piégé, dans la zone stratégique dite des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso).
Alors qu’à l’Élysée et à Matignon, les généraux de la pseudo-guerre épidémique se calfeutrent toujours derrière leur sac de sable de « précaution », donnant ordre et contrordre, tant leur peur est grande de la « cour martiale », cette attaque djihadiste est la troisième, perpétrée depuis fin décembre, avec résultat, contre nos troupes.
Ce type d’attaque ne pourra jamais briser notre dispositif de fond. Malgré les difficultés d’une armée française en sous-effectif et aux matériels insuffisants, surexploités ou vétustes, le rapport des forces, par puissance technologique et de feu, est incomparable. On le sait. On le voit. Cependant, nous savons, depuis les fiascos de l’Algérie et du Vietnam, qu’il ne suffit pas d’une supériorité matérielle, face aux rébellions indigènes, pour remporter le combat politique qui doit clore une guerre. Tout le problème est là !
Ne tombons pas dans une sensiblerie déplacée. Nous supposons qu’en 2021, tout militaire français sait le prix éventuel de son engagement. Mais nous, citoyens, avons le droit de rappeler l’État à ses devoirs pour eux. Cette nouvelle attaque survient six jours à peine après que le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser, du 2ème régiment de hussards de Haguenau, ont été tués dans l’explosion de leur véhicule, détruit par un engin dans l’est du Mali.
lundi 4 janvier 2021
Soldats français tués au Mali : que fait-on encore là-bas ?

Entre la météo et les dernières nouvelles du front du Covid-19, on apprend régulièrement qu’au Mali, de jeunes Français perdent la vie dans le combat, contre le terrorisme selon la version officielle, en fait contre les islamistes dont les frères sont accueillis chez nous.
Évidemment, le Président et le ministre des Armées expriment réglementairement leur émotion tout en préparant, j’imagine, leur tenue pour aller s’incliner sur les cercueils des nôtres tombés si loin.
Que nos soldats risquent leur vie pour la protection des Français n’est, en soi, pas scandaleux. C’est leur raison d’être. Ce qui l’est, dans cette affaire, c’est que le sens de leur sacrifice n’est plus discernable.
Je n’ose penser que les derniers ont peut-être été tués par ceux-là mêmes qu’Emmanuel Macron a consenti à libérer pour « récupérer » Sophie (pardon, Mariam) Pétronin il y a peu. Pourtant comment ne pas l’imaginer ? Comment ne pas se rappeler une fois de plus que, pendant que nous risquons la vie des nôtres au Mali, 80.000 Maliens vivent chez nous, tranquilles. La famille Traoré ne serait-elle pas mieux à défendre « ses valeurs » là-bas plutôt que subir la « tyrannie blanche » ici ? Comment ne pas imaginer le désarroi, l’inquiétude de nos soldats luttant là-bas, alors qu’ils ne sont même pas rassurés sur la sécurité de leurs familles ici parce que le chef qui les exhorte au combat contre la vague islamiste africaine est incapable d’endiguer l’invasion des mêmes chez nous et d’assurer la sécurité des quartiers où vivent leurs familles ?
Que fait-on encore, là-bas ? Chaque fois qu’un de nos soldats tombe, on ne peut s’empêcher de se poser la question. Peut-on apercevoir la lumière au bout du tunnel quand on ne connaît même pas le but de guerre ?
En décembre 2019, en déplacement au Mali avec le président de la République, le général Lecointre, chef d’état-major des armées, déclarait, au sujet de notre engagement au Sahel : « Nous sommes ici pour assurer notre sécurité pour les 30 ans qui viennent […] car si nous laissons le chaos s’installer, les États sahéliens vont s’effondrer sur eux-mêmes, laisser la place à l’État islamique, ce qui provoquera une pression migratoire sur l’Europe, avec tous les risques populistes que cela entraînera. »
Je voudrais pouvoir oublier ses derniers mots qui sont une prise de position politique qu’on n’attend pas d’un soldat.
samedi 2 janvier 2021
Deux soldats français ont été tués au Mali dans l'explosion de leur véhicule, annonce l'Elysée
Publié
Leur véhicule a roulé sur un engin explosif dans la région de Ménaka, dans l'est du pays.
L'Elysée annonce samedi 2 janvier 2021 la mort de deux soldats français de l'opération Barkhane au Mali.
Le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser, du 2ème régiment de hussards de Haguenau, sont décédés dans l'explosion de leur véhicule qui a roulé sur un engin explosif, près de Ménaka, dans l'est du pays, lors d'une mission de renseignement. "Le Président de la République rend hommage à la mémoire de ces soldats, morts pour la France dans l’accomplissement de leur devoir. Il partage la douleur de leurs familles, de leurs proches et de leurs frères d’armes et les assure de la gratitude et de la solidarité de la Nation", écrit l'Elysée dans un communiqué, tout en rappelant sa "détermination" face au terrorisme.
Il s'agit des 52e et 53e soldats français morts au Sahel depuis le lancement de l'opération Barkhane. Il y a cinq jours, trois militaires français avaient perdu la vie dans le même pays. En novembre, la France confirmait étudier une possible réduction du contingent français sur place, pour l'instant fort de quelques 5 000 hommes.
mardi 13 octobre 2020
Trahison !

Malgré la volonté de notre Garde des Sceaux, on rechigne parfois à rapatrier des femmes qui ont accompagné des djihadistes en Syrie-Irak ; et, en même temps, on fait les unes des médias sur le « sauvetage » d’une Française elle aussi quasiment passée à l’ennemi.
Il y a des années que les rares nouvelles qui filtraient nous présentaient cette femme comme moribonde aux mains de tortionnaires. Et nous la voyons débarquer de l’avion dans une forme assez étonnante, voile sur la tête, précisant qu’elle ne s’appelle plus Sophie mais Mariam, remerciant ses « geôliers-combattants » pour leur courtoisie et appelant la bénédiction d’Allah sur le Mali. Elle n’a rien de plus pressé que d’annoncer son espoir de retour prochain dans ce pays. Les Français ont dû être sidérés. Pour un peu, on pourrait croire que nous l’avons enlevée de force. Tout ça pour ça ?
Mais il y a plus dégradant et révoltant que le rôle ubuesque, étalé au grand jour, que nous avons joué dans cette mascarade, conclue par le « traditionnel » accueil national au pied de la passerelle par notre Président.
lundi 12 octobre 2020
Dix millions d’euros et deux cents djihadistes

Parce qu’il n’y a ni âge ni lieu, sans doute, pour se découvrir, à 51 ans, une raison d’exister, c’est en 1996 que Sophie Pétronin, laborantine de formation, tombe en amour pour les orphelins maliens souffrant de malnutrition.
Six ans plus tard, à 56 ans, forte d’une formation en médecine tropicale, elle plaque tout. Et part s’installer définitivement au Mali, où elle fonde et dirige l’ONG Association d’aide à Gao : Pétronin est devenue « travailleuse sociale ». Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’au printemps 2012, quand des groupes islamistes s’emparent du nord du Mali, et de Gao dont ils ont pris le contrôle, déjà, depuis plusieurs mois. Notre pétroleuse franco-suisse ne quitte pourtant pas le pays et, en avril, échappant à un enlèvement par des islamistes armés, elle est exfiltrée vers l’Algérie avant de revenir en France.
À partir de là, la personnalité de Sophie Pétronin éclate au grand jour. En dépit des risques qu’elle encourt dont elle est bien consciente, Pétronin ne fait que ce qui lui plaît : elle repart à Gao. Et, toujours en dépit du « risque d’attentat et d’enlèvement visant les Occidentaux [qui] est toujours très élevé dans tout le Mali », écrivait-elle noir sur blanc dans un rapport en 2016, comme le rapporte L’Express, hors de question pour elle de quitter Gao. Elle fait ce qui lui plaît, on vous dit. Pour y être, le 24 décembre de la même année, bel et bien enlevée puis séquestrée par une branche islamiste liée à Al-Qaïda.
samedi 10 octobre 2020
Indécence
Tout est répugnant dans cette affaire.
— Régis de Castelnau (@R_DeCastelnau) October 9, 2020
L’exhibitionnisme abject du fils.
La stupidité insondable de la mère.
Le scandale vis à vis des soldats français.
La veulerie de Macron.
Émouvantes ? Mes genoux oui.https://t.co/bFiRemETty
vendredi 9 octobre 2020
200 djihadistes libérés en échange d'une musulmane: sans commentaires
🔴 SUIVI - #Mali : L'ex-otage de 75 ans #SophiePetronin convertie à l'#islam se dit «en pleine forme» et annonce qu'elle retournera à #Gao pour poursuivre son œuvre humanitaire, sans commentaires... 🤨#syndromedestockholm #musulmane pic.twitter.com/wwb99VbiKR
— FranceNews24 (@FranceNews24) October 9, 2020
Les Djihadistes ont été plus compétents que les diplomates français, ils ont libéré 100 gros chefs djihadistes + un bonus Maryam convertie + La pub 👏 #Macron est bien entouré🤣#Petronin pic.twitter.com/BeQaWbC3bK
— L'infirmier 💎 (@Infirmier0) October 9, 2020
mercredi 7 octobre 2020
Échange de deux otages contre cent djihadistes au Mali : le dilemme

La presse rapporte que plus d’une centaine de djihadistes ont été libérés, ce 4 octobre, au Mali, contre la promesse de libération de deux otages enlevés dans le nord du pays : une humanitaire française, en décembre 2016, et un responsable politique malien, en mars dernier.
Au-delà de la bonne nouvelle pour ces deux otages et leurs proches, sous réserve de leur libération effective dans un état de santé satisfaisant, les circonstances et les conséquences de ces négociations posent un dilemme de double nature éthique et politique – pour peu que ces deux notions soient encore compatibles à notre époque.
Des circonstances qui ne doivent rien au hasard ni à l’humanismeOn peut facilement discerner les circonstances opportunistes de ces négociations entre les autorités françaises, les autorités maliennes de transition, probablement d’autres acteurs étrangers et les mouvements djihadistes supposés détenir les otages vivants.
Depuis la prise de pouvoir, le 18 août dernier, par des putschistes militaires, largement soutenue par la population malienne, et le début des concertations nationales, le 10 septembre, le Mali est entré dans une phase de transition politique d’au moins dix-huit mois.
La communauté internationale, mise devant le fait accompli, a tenté en vain d’enrayer cette révolution populaire par des sanctions économiques et des menaces politico-militaires pour sauver le régime défaillant et prédateur de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).
dimanche 21 juin 2020
Au Mali, l’esclavage entre Noirs n’a jamais cessé – On en parle avec les Black Lives Matter ? (1)

Rappelons au passage que la famille Traoré reconvertie dans l’agitation professionnelle en France est originaire du Mali.
Et si cette famille allait plutôt s’occuper du sort des Noirs au Mali plutôt qu’en France ?
vendredi 19 juin 2020
Le grand-père d’Assa Traoré possédait-il des esclaves ?
Il y a même eu des manifs en France contre l’esclavage chez les Soninkés, mais aucun média ne les relaient.
Pourtant, cet esclavage là est toujours en vigueur.
Autre info intéressante, la colonisation et les lois de 1903 ont contribué à endiguer le phénomène de l’esclavage au sein des peuples du Sahel et la décolonisation l’a revigoré.
dimanche 7 juin 2020
Un vétéran d’Al-Qaïda tué par l’armée française

Il était le chef de l’organisation AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique), ce redoutable mouvement terroriste que l’armée française combat maintenant depuis plusieurs années.
Un nombre indéterminé de ses adjoints sont morts avec lui.
D’origine algérienne, Droukdal a mené une très longue lutte armée dans son pays d’origine. Organisateur de nombreux attentats, il était réputé pour ses qualités d’artificier et avait prêté allégeance à Oussama ben Laden en 2006.
Traqué par l’armée algérienne qui reconquiert progressivement le sud du pays, Droukdal va profiter de l’émergence du djihad au Mali pour faire du Sahel le nouveau front islamiste.
Mais l’intervention de l’armée française, en 2013, va rebattre les cartes.
De nombreux mouvements, plus ou moins stables, vont apparaître et concurrencer Droukdal.
Les Touaregs et les Peuls, notamment, contestent la mainmise algérienne sur les combattants islamistes.
L’apparition de l’EIGS (État islamique au Grand Sahara), en 2015, va encore renforcer la concurrence qui va déboucher sur de sanglants règlements de comptes entre islamistes.
Devant les progrès de l’État islamique (autrement dit Daech), la nébuleuse Al-Qaïda va réagir en créant le GSIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) et inverser la vapeur.
Les combats qui se sont déroulés depuis janvier entre les deux groupes vont tourner en défaveur de l’État islamique, qui ne représente plus grand-chose aujourd’hui.
mardi 10 décembre 2019
Opération Barkhane : le témoignage bouleversant d’un militaire
10/12/2019
«Je publie ce texte écrit par un militaire français déployé au sein de la force Barkhane, touché par la mort de ses frères d’armes mais lucide sur la situation de notre pays.
Servir la France c’est d’abord l’aimer et défendre ce qu’elle est.
Aujourd’hui défendre la France est un combat qui se déroule aussi et surtout sur le sol national.
Ce cri est celui des enfants de France qui s’adressent à une classe politique atone et à trop de nos compatriotes qui, au-delà de quelques secondes de considération, n’ont d’autre préoccupation que leur propre sort. »
Ainsi s’exprime le général Bertrand Soubelet avant de publier in extenso la lettre d’un militaire de Barkhane.
Ces propos, initialement tenus dans un cadre privé, en disent long sur le jugement porté par de nombreux militaires sur les politiques qui dirigent notre pays et sur une part non négligeable de leurs concitoyens.
C’est leur faire insulte que de laisser prospérer en terre de France les comparses de ceux qu’ils combattent.
Donner du sens c’est faire preuve dans l’exercice des fonctions politiques, d’un courage équivalent à celui de ceux qui ont le sang versé…
La France va-t-elle continuer à faire tuer ses soldats pour défendre des pays dans lesquels ils sont insultés?
dimanche 8 décembre 2019
Au Sahel, alors que des soldats français tombent pour la défense de pays menacés par le jihadisme, des manifestations désormais quasi quotidiennes accusent la France de « néocolonialisme » et exigent le départ de l’armée française…
Une telle indécence a conduit le président Macron à « convier » les chefs des cinq Etats du G5 Sahel à une réunion d’ « éclaircissement » qui se tiendra 16 décembre à Pau, base du 5e Régiment d’Hélicoptères de Combat, unité qui vient de subir de lourdes pertes au Mali.
Lors de ce sommet de la dernière chance, trois points devront être abordés :
1) Les accusations de « néocolonialisme » portées contre la France doivent cesser car :
- L’armée française ne combat pas au Sahel pour des intérêts économiques puisque la région totalise moins de 0,25% du commerce extérieur de la France.
Elle ne combat pas davantage pour son uranium.
Sur les 63.000 tonnes extraites de par le monde, le Sahel n’en produit en effet que 2900...
Quant à l’or du Burkina Faso et du Mali, il est extrait par des sociétés canadiennes, australiennes et turques.
Au point de vue économique, le Sahel est donc inexistant pour la France.
- La France consacre 0,43% de son PIB à l’APD (Aide publique au développement), soit un peu plus de 12 milliards d’euros en 2018 (7,8 mds de dons et 4,3 de prêts dont tout le monde sait qu’ils ne seront jamais remboursés…).
Les trois-quarts le sont à destination du Sahel, soit 9 milliards d’euros directement pris dans la poche des contribuables français.
Soit le prix de trois porte-avions.


