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lundi 16 septembre 2024

Des centaines de milliers de jeunes migrants viendront travailler les terres que les centaines de milliers d’Ukrainiens tués à la guerre ne pourront plus cultiver

 

 

dimanche 3 mars 2024

Derrière le progrès il y a

 

lundi 18 décembre 2023

« De la lutte des classes à la guerre des castes, comment sauter de caste ? ». L’édito de Charles SANNAT

 

par | 18 Déc 2023 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Voici ce que disait Jacques Attali il y a 10 ans en 2013.

« Il est évident que ça se terminera un jour par un gouvernement mondial, équilibré, démocratique, qui mettra en place des règles, qui dominera le système financier et ne sera pas dominé par lui. Tout ça aura lieu. Les plus jeunes dans cette salle le verront. Comme il y a une monnaie européenne, il y aura une monnaie mondiale. Il y aura un revenu minimal mondial. Tout ça existera à mon sens. L’humanité va se diviser en trois catégories : les nomades de luxe qui disposeront de tous les outils de la liberté dont on vient de parler y compris de la liberté génétique de devenir un autre. Ceux-là ils vont être, peut-être, 150 millions et ils auront tous les moyens du mouvement absolu, déracinés, libres, mais la liberté, le déracinement sera un luxe et non pas une souffrance. A l’autre bout il y aura 5 à 6 milliards de nomades de misère qui seront obligés de bouger de la campagne à la ville d’une ville à l’autre, simplement pour trouver à manger. Et au milieu, il y aura une catégorie centrale, une sorte de classe moyenne qui vivra dans l’espérance illusoire de rejoindre les nomades de luxe et dans la terreur réelle de basculer dans l’infra-nomadisme, et qui regardera les gens à la télé, dans les journaux qui leur montrent la vie des nomades de luxe et qui à la télé se réjouira de voir le spectacle de la misère des autres, en se réjouissant de ne pas en être.»

Je vous propose de détailler tout cela dans cette vidéo pour une première approche du sujet.

mardi 9 mai 2023

Un ministre guinéen répond (involontairement) à Aboubakar, le migrant de Menton



 
 
 Arnaud Florac 8 mai 2023
 
Nous en avions parlé dans ces colonnes il y a quelques jours. Aboubakar, migrant guinéen, interrogé par BFM TV, disait, face caméra, qu'il avait l'intention, pour faire payer à l'Hexagone la colonisation de son pays, d'« envahir » la France.
 
 Effectivement, c'était bien l'impression qu'on avait depuis quelques années, et ce petit moment de vérité était bienvenu, quoique légèrement inquiétant.


Il se trouve que le ministre de la Défense guinéen, Aboubacar (lui aussi) Camara, prenait la parole, ce week-end, lors d'une table ronde armée-nation, dans son pays. Interrogé sur la question de la colonisation, et notamment sur la responsabilité de l'Occident pour... eh bien, pour un peu tout, le ministre ne s'est pas démonté et son rappel de l'Histoire est particulièrement bienvenu. Aboubacar Camara rappelle que la traite négrière par les Arabes a duré plusieurs siècles, a été bien plus tragique que la colonisation française et que les conditions dans lesquelles les esclaves noirs ont été razziés, déportés, castrés, abattus sont sans commune mesure avec ce que l'on pourrait reprocher (même avec beaucoup de mauvaise foi) à la France.
Vérité en deçà de la Méditerranée, erreur au-delà ? En France, des Africains se persuadent d'avoir inventé l'électricité, d'avoir donné des pharaons à l'Égypte (on la fait courte, mais c'est l'idée). À les écouter, ils auraient probablement déjà envoyé une fusée sur la Lune si les Blancs n'étaient pas venus leur faire du mal, avec leurs écoles, leurs dispensaires, leurs autoroutes et leurs hôpitaux. En France, nous avons eu Christiane Taubira, qui a fait voter une loi reconnaissant l'esclavage comme un crime contre l'humanité... mais exclusivement dans le cas des Blancs, car elle ne voulait pas, de son propre aveu, faire peser un si lourd souvenir sur la conscience des enfants issus du monde arabe.

jeudi 27 avril 2023

Avilissement : et maintenant ils vont nous resservir le Code noir !





 
 26 Avril 2023
 
Publié par  Antonin Campana

Comme chaque année à l’approche du 10 mai, ceux qui entendent avilir les autochtones européens vont user et abuser de la mémoire de l’esclavage.
 
 Médias, intellectuels et politiciens vont y aller de leur couplet culpabilisant. 
 
A l’école, comme chaque année, l’enseignement du mépris envers nous-mêmes atteindra des sommets. Comment peut-on ne pas être plein de compassion pour les jeunes élèves « Blancs », osons le mot puisque c’est de cela qu’il s’agit exactement, qui le 10 mai, dans toutes les écoles de France, vont devoir « porter sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits » de l’esclavage ?

Comme on le sait, la loi Taubira, sur la traite négrière transatlantique, institue en effet le 10 mai comme "journée nationale des mémoires » de l’esclavage. Cette loi a été écrite, selon son initiatrice, de telle manière que les « jeunes Arabes (…) ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes », c’est-à-dire, en creux, afin que le poids de l’esclavage repose uniquement sur le dos des « jeunes Blancs ». L’aveu est d’autant plus intéressant qu’il oublie sournoisement les « jeunes Noirs », ce qui nous ferait presque oublier que les esclavagistes noirs ont commis au moins autant de « méfaits » que les esclavagistes arabes ou européens.

Enfin bref, le devoir mémoriel discriminant est inscrit dans les programmes scolaires et nul doute que les petits écoliers blancs vont devoir endosser le costume du bourreau pendant que tous les autres vont se parer dans celui de la victime. C’est ainsi qu’on apprend la honte de soi, qui précède de peu la haine de soi.

Le Code noir (que la plupart les enseignants n’a jamais lu, bien qu’il ne fasse que quelques pages), sera, comme chaque année, la pierre angulaire de la démonstration de la culpabilité blanche (l’intégralité du texte ici).

Pourtant, cet édit du roi Louis XIV (1685) représente un progrès humain considérable. Par certains aspects, il annonce déjà l’abolition de l’esclavage.

Certes, l’esclave reste une marchandise, mais le Code noir considère dès les premières lignes (art. II) que cette marchandise particulière doit être « instruite et baptisée ». L’esclave est donc affirmé comme un être humain à part entière et non seulement comme un objet : il est doté d’une âme et, par conséquent, il doit être sauvé !

Pour la première fois, l’esclave possède aussi des droits : droit de ne pas travailler le dimanche et les jours de fête (art. VI) ;

lundi 17 août 2020

Nouveau livre de Bernard Lugan : Esclavage, l’histoire à l’endroit



 
vendredi 14 août 2020
Présentation :
Tous les peuples ont pratiqué l’esclavage. Mais seuls les Blancs l’ont aboli. 

A travers la conquête coloniale, ils ont ensuite contraint ceux qui continuaient à le pratiquer à y renoncer.

Or, seule la traite pratiquée par les Européens est criminalisée.
Le 10 mai 2001, en votant à l’unanimité la « Loi Taubira », les députés français ont ainsi imposé une vision à la fois idéologique et manichéenne de la traite esclavagiste.
Cette loi ne dénonce en effet que la Traite pratiquée par les Européens, faisant l’impasse sur la traite arabo-musulmane laquelle ne prit fin qu’avec la colonisation. 
Christiane Taubira a justifié cette singulière hémiplégie historique afin que « les jeunes Arabes (…) ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes » (L’Express, 4 mai 2006). 
Par leur vote, les députés français ont donc effacé de la Mémoire collective des dizaines de millions de victimes.
A commencer par ces innombrables femmes et jeunes filles berbères razziées dans ce que les conquérants arabes appelaient la « moisson berbère ».
Ibn Khaldun évoquait à ce sujet les « belles esclaves berbères, de toison couleur de miel ».
 Et que dire des millions d’enlèvements d’Européens opérés jusque dans les années 1800 en mer et le long des rivages méditerranéens, à telle enseigne que l’on disait alors qu’ « il pleut des esclaves chrétiens sur Alger » ?

dimanche 21 juin 2020

Au Mali, l’esclavage entre Noirs n’a jamais cessé – On en parle avec les Black Lives Matter ? (1)



  par 19 juin 2020 

Alors que les Black Lives Matter et l’extrême gauche prétendent déboulonner toute statue représentant un personnage lié même de très loin à l’esclavage ou au colonialisme, il y a une réalité qu’il convient de rappeler : l’esclavage entre Noirs n’a jamais cessé au Mali.
Voici le témoignage d’un ancien ministre de la Justice malien sur l’esclavage, les viols et ventes d’enfants pratiqués dans certaines ethnies.



 Rappelons au passage que la famille Traoré reconvertie dans l’agitation professionnelle en France est originaire du Mali.
Et si cette famille allait plutôt s’occuper du sort des Noirs au Mali plutôt qu’en France ?

vendredi 19 juin 2020

Le grand-père d’Assa Traoré possédait-il des esclaves ?





Intéressant reportage sur l’esclavage au Mali, chez les Soninkés, l’ethnie à laquelle appartient Assa Traoré, et tout particulièrement à Kayes, dont son grand-père fut gouverneur. Issu de la noblesse locale, il a probablement lui même possédé des esclaves.

Il y a même eu des manifs en France contre l’esclavage chez les Soninkés, mais aucun média ne les relaient.
Pourtant, cet esclavage là est toujours en vigueur.

Autre info intéressante, la colonisation et les lois de 1903 ont contribué à endiguer le phénomène de l’esclavage au sein des peuples du Sahel et la décolonisation l’a revigoré.

samedi 13 juin 2020

L'esclavage des noirs dans le monde arabo-musulman.


lundi 11 novembre 2019

La mission de Greta et les enfants esclaves du Congo

 
 


Par Andrew Korybko − Le 27 octobre 2019 − Source oneworld.press


Pour quiconque faisant preuve d’éthique, il est impossible de soutenir la mission de Greta en faveur d’énergies durables sans commencer par libérer les enfants esclaves dans les mines de Cobalt du Congo, dont le sacrifice quotidien est aujourd’hui préliminaire à une utilisation en masse de véhicules électrique.

La mission de Greta Thunberg, visant à soutenir les énergies propres pour promulguer ce dont elle s’est elle-même convaincue, ainsi que ses millions de followers dans l’apocalypse climatique à venir, implique l’utilisation en masse de véhicules électrique, une alternative réaliste à l’utilisation de combustibles fossiles, mais l’immense problème de cette campagne est qu’elle fait commodément l’impasse sur un fait dérangeant : des dizaines de milliers d’enfants sont réduits en esclavage dans les mines de Cobalt du Congo pour extraire le minerai permettant de fabriquer les batteries nécessaires à cette technologie.
Même en négligeant le problème de savoir quelle méthode utiliser pour générer l’énergie électrique permettant de charger ces véhicules [ainsi que d’autres « détails » , NdSF], il s’agit d’un grave problème, qui doit être traité aussitôt que possible par les activistes de l’enfance, sans quoi il n’y a aucune voie éthique pour soutenir les positions promulguées par Greta.
Le journal britannique The Guardian a publié en 2018 l’information selon laquelle au moins 35 000 enfants esclaves, dont certains n’ont pas plus de six ans, travaillent pour cette industrie totalement dérégulée, dans l’un des États les plus pauvres et les plus ravagés par les conflits du monde ; le Congo lutte encore pour sortir de la série de guerres consécutives, qui ont tué plus de cinq millions de personnes au cours des deux dernières décennies, principalement du fait de la famine et des maladies résultant directement de ces conflits.
Cela fait déjà tache sur la conscience mondiale : ce cobalt extrait par des enfants esclaves est utilisé quotidiennement par des milliards de gens, du fait de leur usage de toutes sortes de gadgets modernes, tels que les smartphones et les ordinateurs, sans que personne ne sache ni même ne s’intéresse aux atrocités commises quotidiennement pour permettre ce niveau de vie, mais tout ceci ne va qu’empirer si les gouvernements du monde prennent au sérieux la mission de Greta et se mettent à subventionner ou favoriser l’achat de véhicules électriques sans prendre le soin de mettre en place des protections humanitaires pour empêcher que des enfants soient traités en esclaves par cette industrie.

mardi 5 novembre 2019

Des marchés d’esclaves illégaux facilités par les géants du web

 
 

AFP / D. Charlet

Les géants du web sont au cœur d’une polémique au Moyen-Orient suite à une enquête de la BBC.

Google, Apple, Facebook et Amazon (Gafa) sont accusés de faciliter, via leurs applications, les marchés illégaux d’esclaves, notamment au Koweït, où les domestiques venues d’Afrique sont nombreuses. 

La BBC a décidé d’enquêter au Koweït, où une grande majorité des foyers dispose de domestiques issues du continent africain.
Celles-ci entrent dans le pays avec un visa qui nécessite un employeur ou un sponsor officiel. Toutefois, ces tiers retirent par la suite leur visa à ces femmes qui n’ont donc plus la possibilité de changer d’emploi sans l’accord de leurs employeurs.

Elles deviennent donc des travailleuses invisibles et non-payées.
Les enquêteurs de la BBC révèlent ainsi qu’un marché illégal s’organise pour les revendre sur internet, dans un vaste réseau qui concernerait des milliers de femmes.
Sur diverses applications, on retrouve donc des petites annonces pour faire le commerce de ces jeunes femmes.

vendredi 20 septembre 2019

Une femme séquestrée, violée et prostituée dans un camp de gens du voyage à Castres : 2 suspects écroués

image d'illustration / © MAXPPP 

image d'illustration / © MAXPPP
Par Nathalie Fournis
 
L'opération de police qui a eu lieu mardi 17 septembre au camp de la Vivarié de Castres a permis l'arrestation d'un homme de 32 ans et sa mère de 57 ans.

Tous deux sont soupçonnés d'avoir maintenu en esclavage pendant un an dans une caravane une femme de 46 ans.
 
C'est cette affaire sordide qui a déclenché ce mardi l'importante opération de police sur le camp des gens du voyage de la Vivarié à Castres (Tarn).
 
Un calvaire de plus d'un an
 
A l'origine, le dépôt de plainte en 2017 d'une femme de 46 ans maintenue de force pendant plus d'un an dans une caravane.
Son calvaire commence à l'été 2016 quand elle sympathise avec une femme issue de la communauté des gens du voyage.
Elle la fait venir sur le camp de la Vivarié et ne lui permettra plus d'en sortir pendant plus d'un an.

Cette castraise est considérée comme vulnérable et fragile psychologiquement.

jeudi 25 avril 2019

Une riche Saoudienne poursuivie à Paris pour traite d'êtres humains

 
 
Une riche saoudienne résidant à deux pas de la Tour Eiffel est poursuivie à Paris pour traite d'être humains, travail dissimulé et emploi d'étrangers non munis d'une autorisation de travail.
 
afp.com/GERARD JULIEN
Par LEXPRESS.fr ,
 
Une riche saoudienne résidant à deux pas de la Tour Eiffel est poursuivie à Paris pour traite d'être humains, travail dissimulé et emploi d'étrangers non munis d'une autorisation de travail.
 



LIRE AUSSI >>Traite des êtres humains: "L'esclavage moderne existe en France"
 
Shalimar Sharbatly, première artiste saoudienne à avoir eu l'autorisation du gouvernement de son pays pour réaliser des fresques murales et autres graffitis dans plusieurs villes du Royaume, a été dénoncée par ses employés de maison originaires d'Érythrée ou de Somalie, rapportent France Inter et Le Point ce jeudi.
Des personnes sans papiers très vulnérables.

Trois personnes dans une chambre de 7m2

Une employée a par exemple indiqué à la police qu'elle était séquestrée par l'artiste, qui a été interpellée et placée en garde à vue le 18 avril, avant d'être convoquée au tribunal le 7 mai prochain. Les enquêteurs ont indiqué au Point que "les domestiques étaient soumises à des conditions de travail et d'hébergement contraires à la dignité humaine".
Le témoignage de Mehdi Guenfoud, qui a travaillé pendant onze ans comme chauffeur pour Shalimar Sharbatly, sans jamais recevoir de fiche de paie, va dans ce sens.

mercredi 8 août 2018

Migrants: Un trafic d'êtres humains a été démantelé par la police espagnole

 
 
Un migrant dans le port d'Algésiras, le 1er août 2018 (image d'illustration).
  
Un migrant dans le port d'Algésiras, le 1er août 2018 (image d'illustration). — Marcos Moreno/AP/SIPA

ESCLAVAGE Les suspects conduisaient ces migrants en Europe, avant de les revendre à des réseaux criminels qui les réduisaient à l'état d'esclaves...
L.Br. 
                         
           

Un réseau d’esclavage moderne, organisé entre l’Espagne et la France, a été démantelé, révèle Europe 1 ce mercredi.

Sept personnes sont soupçonnées d’avoir organisé ce trafic, faisant entrer 350 migrants en Europe pour les revendre ensuite.

La police espagnole est à l’origine de ce coup de filet au cœur d’un réseau d’esclavage moderne.
Au total, sept suspects ont été arrêtés.
Au cours de l’enquête, la police a découvert un trafic très organisé.
Les victimes étaient des hommes pauvres venus clandestinement de pays d’Afrique de l’Ouest, tels que le Mali, le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou la Guinée, rêvant de s’installer en France.

Rachetés pour mendier

Les trafiquants organisaient leur transfert jusqu’en Espagne.
Arrivés à la frontière espagnole, les migrants étaient envoyés dans des centres de soins gratuits du pays afin de se remettre du voyage.
Ensuite, ils étaient acheminés vers la France pour être revendus à d’autres réseaux criminels.
Ces migrants étaient ensuite envoyés devant les portes des églises ou des supermarchés pour mendier. Les policiers espagnols ont démantelé ce réseau en collaboration avec une cellule d’enquêteurs spécialisés d’Europol.
Les suspects ont été placés en détention provisoire.
Le montant de ce trafic est encore inconnu mais pourrait atteindre des centaines de milliers d’euros, conclut Europe 1.

20minutes

jeudi 28 juin 2018

Gestation pour autrui : «En Inde, les mères porteuses sont réduites à l'état d'esclaves»

 
 
Gestation pour autrui : «En Inde, les mères porteuses sont réduites à l'état d'esclaves»                                                        


Article rédigé par Le Figaro, le 28 juin 2018
Source [Le Figaro]


Après une longue enquête, Sheela Saravanan révèle les conditions dans lesquelles se déroule la gestation pour autrui en Inde : très pauvres, les mères porteuses sont retenues en quasi captivité, sans aucun soutien psychologique.

Un récit bouleversant.

Sheela Saravanan est une chercheuse indienne, titulaire d'un doctorat en santé publique , et a travaillé dans plusieurs universités allemandes. Elle appartient notamment à l'Institut d'Éthique et d'Histoire de la médecine, à l'Université de Göttingen. Féministe, elle s'intéresse aux violences faites aux femmes en Inde et dans les pays du Sud, ainsi qu'aux technologies de reproduction, en particulier la PMA.
Elle a mené une longue enquête auprès des mères porteuses en Inde, et a publié à la suite de ses recherches A Transnational Feminist View of Surrogacy Biomarkets in India(Springer, 2018), un document réalisé à partir de nombreux entretiens. Elle y révèle les conditions terribles dans lesquelles les mères porteuses sont étroitement surveillées tout au long de leur grossesse. Entretien exclusif.

FIGAROVOX.- Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous intéresser aux mères porteuses en Inde?

Sheela SARAVANAN.-
En 2007, L'Inde était la deuxième destination au monde en matière de tourisme médical, grâce à la qualité de son système de santé, de ses équipements et de l'accessibilité des soins.
Je pensais donc que les parents d'intention (les personnes qui ont recours à une mère porteuse pour obtenir un enfant) étaient attirés par la modernité des équipements médicaux et le haut degré de qualification des médecins, ainsi que par la permissivité de la législation indienne, la faiblesse des coûts et la disponibilité des mères porteuses.
Mais lorsque je suis venue en Inde et que j'ai discuté avec des parents d'intention, j'ai compris en réalité qu'ils viennent surtout parce qu'en Inde, les mères porteuses n'ont absolument aucun droit sur l'enfant qu'elles portent, ni même sur leur propre corps tout au long de leur grossesse.
Elles ne bénéficient d'aucun soutien légal ni psychologique.
On leur demande d'allaiter l'enfant qu'elles ont porté, puis on le leur arrache sans leur apporter la moindre assistance psychologique.
C'est tout le contraire de ce que l'on nous montre à la télévision: dans les talk-shows comme celui d'Oprah Winfrey aux États-Unis, on nous vend une image romantique de la gestation pour autrui en Inde, comme si c'était un service rendu, entre sœurs, en quelque sorte.

mercredi 27 juin 2018

« Esclaves africains. Pas hier. Aujourd’hui » L’édito de Charles SANNAT

 

« Esclaves africains. Pas hier. Aujourd’hui » L’édito de Charles SANNAT
 
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
 
Passant un temps certain à écouter ce qu’il se dit et les hurlements proférés à longueur de journée par les dictateurs de l’émotion, la dernière émission ONPC de Ruquier qui recevait Dupont-Aignan n’est pas passée inaperçue.
 
Il faut dire que devant le tribunal des bien-pensants, Dupont était le méchant.
À un moment de l’émission est évoqué le sujet des gentils migrants esclaves en Libye et que donc, on ne peut pas nier qu’ils souffrent beaucoup-beaucoup, ce que semble faire le Dupont crucifié par le tribunal médiatique en place cathodique.
Laissons-les braire.
Mon rôle n’est pas de vous assener des vérités ni de faire de la démagogie ou encore de faire en sorte que vous soyez d’accord ou pas.
Mon humble volonté est de réfléchir, de garder allumées les lumières de nos esprits, d’alimenter les débats, de nourrir les réflexions de chacun, pour que chaque citoyen puisse exercer son rôle de citoyen éclairé (ou le moins éteint possible).
Lorsque je les ai entendus hurler à l’esclavagisme sur ce plateau – et quand on parle d’Afrique, l’esclavage c’est le « point Godwin » africain –, j’ai pensé à cet anthropologue Tidiane N’Diaye, auteur de l’ouvrage Génocide voilé, et loin des imbéciles sans culture qui soumettent les masses à leur propagande idéologique.
Que nous apprend Tidiane N’Diaye?
Le rôle du monde arabo-musulman qui a été bien pire depuis des siècles que la traite transatlantique pour les Africains.
Cette interview réalisée sur Cnews par Jean-Pierre Elkabbach date d’y il a un an.
Déjà, nous savions que les pratiques d’esclavagisme avaient lieu en Libye, mais pas uniquement.
Au moment où nous sommes priés en France et en Occident de battre notre coulpe pour les crimes commis par nos ancêtres, l’esclavagisme, lui, se poursuit.
Je ne peux plus rien pour les esclaves d’hier et ceux d’avant l’abolition de l’esclavage.
Je peux demander pardon au nom de l’histoire, mais guère plus.
Nous pouvons faire un ou deux musées.
Parfait.
Cela ne changera rien aux souffrances, mais la symbolique est là.
Mais le pire c’est que la repentance pour l’esclavage d’hier fait oublier l’esclavagisme d’aujourd’hui, qui n’est pas le fait de l’Occident qui se contente d’exploiter, ce qui n’est pas bien, mais reste un degré en dessous de réduire à l’état d’esclaves des hommes et des femmes.
 
L’esclavage d’hier et celui d’aujourd’hui

Massif.
Il y a la Libye avec ses marchés aux esclaves à ciel ouvert.

vendredi 11 mai 2018

Les routes de l’esclavage : Arte fait œuvre utile

          

 
 
  
 
Regarder Arte est fréquemment une épreuve.
 
À 20 heures lorsque qu’on s’affale devant la télé, il y a la pire émission du paf, les « 28 minutes » d’Élisabeth Quin.
Sa vision vous expose à l’absorption d’une dose létale de doxa nécessitant une mise immédiate à l’abri.
Heureusement, il y a ce que l’on appelle le « replay » dont il faut aller de temps en temps consulter les programmes.
On y trouve des pépites comme la récente série de quatre documentaires intitulée Les routes de l’esclavage.
 
Superbes séquences filmées, animations particulièrement réussies, interviews d’universitaires érudits, les quatre documentaires bénéficient aussi d’une construction chronologique qui en accentue la clarté. Le premier épisode s’attache à décrire ce que fut la traite arabo-musulmane, les trois autres détaillent l’émergence, la maturité et le déclin de la « traite atlantique » nommée comme telle, car les routes étaient essentiellement celles de l’Atlantique pour alimenter le Nouveau Monde en esclaves.
Intéressé par le sujet, j’avais déjà lu un certain nombre d’ouvrages et en particulier ceux d’Olivier Pétré-Grenouilleau et celui de Tidiane N’diaye, Le Génocide voilé.
 
Taubira et sa mauvaise foi
 
J’étais un peu méfiant compte tenu des polémiques qui avaient accompagné la publication de ces livres et les insultes et les procès d’intention ou carrément judiciaires dont avaient été victimes les auteurs.
Et surtout, à cause du battage communautariste qui avait suivi l’adoption de la loi de 2001 dont Christiane Taubira était rapporteur.

lundi 26 février 2018

Arabie saoudite : des femmes de ménage marocaines «mises en vente» sur internet





 © MAHMOUD ZAYYAT Source: AFP
Image d'illustration 
26 févr. 2018
 
Le ministère saoudien de l’Intérieur a ouvert une enquête après la diffusion sur les réseaux sociaux de plusieurs annonces postées par des Saoudiens souhaitant abandonner leurs femmes de ménage contre de l’argent.
                                   
Une affaire assimilée à de l’esclavagisme moderne vient une nouvelle fois de secouer l’Arabie Saoudite.
Citant des médias locaux, le site marocain alyaoum24 a rapporté le 25 février que le ministère saoudien de l’Intérieur avait récemment ouvert une enquête après la diffusion sur les réseaux sociaux de plusieurs annonces, publiées initialement sur un site saoudien de petites annonces par des Saoudiens exprimant leur désir de «vendre» leur femme de ménage d'origine marocaine.
Sur ces annonces, les défauts et les qualités de ces femmes sont même mentionnées.
Sur l’une d’entre-elles, on apprend que le vendeur se sépare de sa femme de ménage car elle a du «mal à s’occuper des enfants».
Une autre est quant à elle «mise en vente» car elle «réclame un téléphone avec internet».