Martin JAY
Strategic Culture 4 août 2022
Pour la première fois la presse de gauche aux États-Unis qui soutient Biden, fait référence à la corruption en Ukraine.
Cet article se hasarde à des hypothèses audacieuses, mais l’idée de
départ selon laquelle les fissures qui apparaissent sont à prendre en
considération, cette idée mérite que l’on s’y attarde.
Biden pense-t-il que le meiller moyen de détourner les
critiques des médias américains est de sortir de la guerre en Ukraine
et d’envisager une deuxième phase plus tard ?
Vous ne l’avez peut-être pas remarqué. Pour la première fois par la
presse de gauche aux États-Unis qui soutient Biden, a fait référence à
la corruption. Elle existe et est un vrai problème dans
l’administration du président Zelensky en Ukraine.
L’article, rédigé par le principal correspondant des affaires
étrangères du Washington Post et journaliste primé Thomas L Friedman,
visait vraiment à laisser entendre que les relations entre le camp de
Biden et celui de Zelensky n’étaient guère solides. Peut-être ne
l’ont-t-elles jamais été. Mais pour le moment, le récit qui est
introduit dans le système – via Friedman – c’est que les relations ne
sont pas tout à fait ce qu’elles sont perçues par la plupart des médias
occidentaux.
Le moment est intéressant car j’ai longtemps soutenu que les
États-Unis cherchaient un moyen de se distancier de Zelensky et
pourraient bien envisager comment l’éliminer (même par un assassinat qui
pourrait être imputé aux Russes). Le camp Biden prépare-t-il le terrain
pour un tel mouvement avec cet article ?
Friedman a décrit la décision de Zelensky de licencier la procureure
générale Irina Venediktova et le chef du Service de sécurité de l’État
(SBU), Ivan Bakanov, à la mi-juillet, comme une » affaire amusante en cours à Kiev « , ajoutant qu’il n’avait encore vu aucun reportage dans un média américain qui « explique de manière convaincante » les raisons du plus grand remaniement du gouvernement de Kiev depuis le début de la guerre.
« C’est comme si nous ne voulions pas regarder de trop près et
voir ce qui se passe sous le capot à Kiev par peur de la corruption ou
des bouffonneries que nous pourrions y voir, alors que nous y avons tant
investi », écrit-il.
Est-ce un indice de changement ? Biden avertit-il Zelensky de
nettoyer son arrière-cour et de limiter la revente d’armes américaines
au marché noir des armes, ce qui signifie souvent vendre à des groupes
terroristes en Syrie – ou autre.