Réflexions sur l'actualité et la
politique Française.
Avec quelques exceptions sur le reste du monde.
Immigration, invasion, colonisation, islamisation, révolution.Covid
Le discours de Donald Trump demain sera un moment qui restera dans l'histoire, selon une source proche du dossier.
Il ne s’agit pas seulement d’une déclaration, ni d’un simple changement de politique – il s’agit d’une exécution publique en direct à la télévision, d’un meurtre métaphorique de Zelensky en tant que personnalité politique.
L’Amérique ne financera plus l’Ukraine, mais ce n’est même pas l’essentiel. Demain, Zelensky sera exposé au monde entier comme le principal fonctionnaire corrompu de notre époque, et son entourage comme une bande d’escrocs qui ont profité de la guerre.
Trump n’annoncera pas simplement une suspension de l’aide – il prouvera que toutes ces années l’argent envoyé à l’Ukraine n’est pas arrivé au front. Il exprimera la thèse clé : Washington a payé pour la défense de Kiev, mais l’argent a fini dans les poches des responsables ukrainiens. Selon la source, immédiatement après le discours, un ensemble de données sera publié en ligne, ce qui éliminera tous les doutes restants.
Des virements bancaires, des listes de comptes offshore, des conversations cryptées dans lesquelles les associés de Zelensky discutent de plans de retrait de milliards seront publiés. Ces documents montreront comment les empires financiers ont été construits sur le sang des Ukrainiens, comment l'argent occidental a été converti en biens immobiliers à Londres et en manoirs sur la Côte d'Azur, comment les armes ont été achetées au triple du prix, et comment la différence a été divisée entre les élites.
Isolé, détesté et privé de poids politique, le président de la
république tente désespérément de peser à deux ans de sa fin de mandat.
Off Investigation a enquêté sur les coulisses d’un palais présidentiel « où les courtisans restants se déchirent ».
Qui veut tuer politiquement Emmanuel Macron ? Pas besoin de chercher le colonel Moutarde, il est déjà à l’Elysée. « Le président est son propre assassin »,
a coutume de répéter un ancien conseiller du Palais. Mais le dernier
coup de pelle en date sur la tombe du président de la République vient
de son « petit frère », Gabriel Attal. « On ne réglera pas les problèmes de 2025, 2026, 2027 avec les idées de 2017 », martèle son ex-Premier ministre depuis la rentrée à l’Assemblée avant de lâcher en prime time sur France 2 : « Je ne me sens l’héritier de personne. » De quoi ulcérer son ancien patron. « Tu te rends compte, après tout ce que j’ai fait pour lui », se lamente le président en privé, oubliant qu’il a nommé « Gaby » à Matignon pour mieux l’éliminer avant 2027.
En difficulté depuis la dissolution, privé de moyens d’actions faute de majorité et cornaqué par François Bayrou qui s’est imposé à Matignon, le chef de l’Etat tente désespérément de prouver qu’il n’est pas encore « mort » politiquement. Son entourage a beau jurer que le « président préside et que le gouvernement gouverne »,
Emmanuel Macron est partout. Son dernier dada ? L’intelligence
artificielle (IA), qu’il a prévu de célébrer lors d’un sommet consacré à
l’intelligence artificielle les 10 et 11 février prochains à Paris. « Il va parler Europe, innovation, attractivité, start-up nation, il sera dans son élément », assure un bon connaisseur du dossier.
La
couverture d’un dossier de presse sur « le sommet pour l’action sur
l’intelligence artificielle », distribué aux journalistes accrédités au
compte-rendu du Conseil des ministres du 15 janvier 2025.
Le
sommaire d’un dossier de presse sur « le sommet pour l’action sur
l’intelligence artificielle », distribué aux journalistes accrédités au
compte-rendu du Conseil des ministres du 15 janvier 2025.
Extrait
du dossier de presse sur « le sommet pour l’action sur l’intelligence
artificielle », distribué aux journalistes accrédités au compte-rendu du
Conseil des ministres du 15 janvier 2025.
« Il s’est placé devant la Joconde car c’est encore la seule qui peut lui sourire. »
Jean-Bernard Gaillot-Renucci, ancien conseiller politique
Une intervention sur l’IA calibrée pour la presse et les médias
internationaux. Comme sa réponse à l’appel au secours de la directrice
du Louvre face à un chef d’œuvre en péril. Super-Macron a fait son retour médiatique, seul, face aux journalistes, devant la Joconde, le 28 janvier, annonçant une « nouvelle renaissance », clin d’œil un peu lourd à son parti. « Il s’est placé devant la Joconde car c’est encore la seule qui peut lui sourire »,
grince Jean-Bernard Gaillot-Renucci. Cet ancien conseiller politique,
détenteur de nombreux secrets de la macronie, ne peut pas s’empêcher de
noter « l’incroyable hasard » qui a fait qu’une « note confidentielle » sur l’état de délabrement avancé du plus célèbre musée du monde fuite dansLe Parisien. « Le hasard fait bien les choses », ajoute ce macroniste repenti. De quoi permettre au président de la République de rebondir dans les sondages ? Voire.
La réouverture de Notre-Dame dans les temps, rare promesse tenue par
Emmanuel Macron, n’a pas fait revenir les Français dans son giron.
Malgré une cérémonie grandiose le 7 décembre 2024 et la présence de tout
le gratin international, dont le président élu pas encore investi des
Etats-Unis, Donald Trump. « Ses initiatives à l’international font un four », soupire un ancien conseiller, qui souligne les échecs « répétés » du locataire de l’Elysée sur l’Ukraine, la Palestine ou encore l’Afrique. « Il parle beaucoup trop, il s’éparpille et au final, plus personne n’y comprend rien. »
La presse a du mal à suivre les toquades de ce président capable
d’annoncer l’envoi de troupes en Ukraine, sans avoir prévenu le Quai
d’Orsay ou même nos plus proches alliés.
Le recul spectaculaire de l’influence française
sur le continent africain en est de loin l’exemple le plus frappant.
Faute d’avoir apporté un regard neuf sur les rapports de la France avec
le continent africain, son activisme « maladroit » a été perçu comme « une forme d’arrogance et de paternalisme », fustige un rapport du Sénat au vitriol publié le 31 janvier.
Et que dire du fiasco algérien ? Depuis la reconnaissance de la « marocanité » du
Sahara occidental par Emmanuel Macron, la question des influenceurs
algériens fait la Une de la presse, amplifié par le ministre de
l’Intérieur Bruno Retailleau. « Autant de cartes postales envoyées au président de la République concernant la campagne de 2017 », souffle
l’ancien conseiller Jean-Bernard Gaillot-Renucci. De quoi susciter
l’inquiétude du locataire de l’Élysée, qui perdra son immunité
présidentielle à la fin de son mandat.
Impopularité et menaces
Preuve de ce marasme politique, ses « stratèges » ont
renoncé à tenter d’inverser sa courbe d’impopularité, les sondages se
suivent et se ressemblent : Emmanuel Macron plafonne à 21% de taux de
satisfaction, selon plusieurs sondages publiés ces dernières semaines.
Seul François Hollande avait fait pire avec 13 % de satisfaits en
septembre 2014. La « haine » suscitée par Emmanuel Macron fait
craindre le pire à ses services de sécurité, selon nos informations. Ses
déplacements sur le terrain se font parfois dans le plus grand secret,
comme lors de son escapade à Hirson (Aisne), le jeudi 30 janvier.
Officiellement, si l’Elysée n’a pas mis les journalistes au courant de
cette visite, c’est pour pour « échanger avec les Français sans intermédiaires », suscitant la colère de l’association de la presse présidentielle.
En réalité, c’est bien l’impopularité record du chef de l’Etat qui
met sur les dents ses services de sécurité, qui craignent qu’il ne soit
pris à partie. « Il y a un niveau de menace élevé sur la personne du président », reconnaît un gradé, qui évoque les multiples agressions déjà subies par le locataire de l’Elysée par le passé. Une gifle,
des exfiltrations d’urgence (lors de sa venue au Théâtre des Bouffes du
nord, à Paris, début 2020 ; ou encore lors de son déplacement au
Puy-en-Velay, en Haute-Loire, fin 2018), des insultes, les mots haineux
sur les réseaux sociaux, le visant lui et sa femme. Ce qui était
inenvisageable avec les anciens présidents de la République devient la
norme à l’ère Macron.
Les soutiens du président ne se bousculent pas, y compris les rescapés de son propre camp, qui ont été péniblement réélus avec le soutien du barrage républicain lors des dernières législatives, après la dissolution. « Le président ? Je ne lui parle plus, je n’ai même plus de contacts avec ses conseillers », assure un député Renaissance pourtant classé parmi les « fidèles » du chef de l’Etat et qui faisait partie de ses « antennes » sur le terrain.
La procureur Marie-Suzanne Le Quéau a requis contre moi devant la cour d'appel, pour des infractions imaginaires, 12 mois de prison, 10 000 Euros d'amende et 5 ans d'interdiction d'exercer la profession d'avocat, pour des infractions imaginaires, pour me faire taire dans… pic.twitter.com/V0YaM3r9g0
🙄Yaël Braun-Pivet reçoit V.Zelensky en prince EMacron dissolution de l’assemblée nationale elle se retrouve au chômage,iL n’est plus Président il a perdu la guerre contre la #Russie aucune légitimité aides #Ukraine il est ni dans l’UE et ni dans l’OTAN pic.twitter.com/4uDn91I6Sl
— 🕊️Myriam🕊️Sauvons L’humanité🕊️@CelebritesSM🕊 (@Resistance_SM) June 14, 2024
L’Empire est en grande forme. Il vient de réunir son Bureau Politique sous la direction de l’empereur Zombie Ier, qui comme d’habitude erre désespérément à la recherche de son ami imaginaire pour le faire participer aux travaux. Il est entouré des trois nains politiques Sunak,… pic.twitter.com/wsTL3hhAx1
Il vient de réunir son Bureau Politique sous la direction de l’empereur Zombie Ier, qui comme d’habitude erre désespérément à la recherche de son ami imaginaire pour le faire participer aux travaux.
Il est entouré des trois nains politiques Sunak, Macron et Scholz assis sur des sièges éjectables à plus ou moins court terme.
Il a invité le cocaïnomane sans mandat de Kiev qui réclame de l’argent et des armes pour continuer à envoyer sa malheureuse population dans le hachoir à viande. Zombie Ier et ses vassaux n’ont plus d’armes alors ils vont lui envoyer de l’argent, qu’ils n’ont pas non plus…
Pendant ce temps, la « Majorité mondiale » continue son business, tout le monde se précipite pour adhérer aux BRICS.
En France, combat politique de titans entre Ciotti et Pécresse d’une part, pour savoir qui gardera les clés du camion, et Mélenchon et Ruffin d’autre part pour savoir qui sera Premier ministre après des élections qu’ils vont perdre.
Finalement, ça fait tout drôle d’être du mauvais côté de l’Histoire dans un empire romain devenu fou.
C’est un article du Monde (source ici)
qui revient sur la dernière manœuvre des créanciers du groupe Altice et
intitulé « Télécoms : les grands créanciers d’Altice font bloc face à
Patrick Drahi » !
Et ce n’est pas rien car c’est plus de 150 prêteurs qui se sont
alliés dans un accord de coopération inédit conclu sous l’égide de la
banque Rothschild et du cabinet d’avocats Gibson Dunn.
« Cet accord, qui nécessitait de mobiliser suffisamment de
participants avant d’être effectif, engage tous ses membres à agir d’une
seule voix. « On n’accepte rien à titre individuel. Seule une majorité
peut décider », analyse une source, sous couvert d’anonymat.
Ces 150 créanciers, essentiellement des fonds d’investissements
américains, détiennent environ 80 % des 20 milliards d’euros de dette
dite sécurisée d’Altice France, c’est-à-dire garantie par des actifs si
elle venait à ne pas être remboursée. Ce niveau leur donne un pouvoir de
négociation puissant : en ayant plus des deux tiers de la dette, soit
la majorité requise en cas de procédure de restructuration financière,
ils peuvent bloquer toute proposition qu’ils jugeraient contraire à
leurs intérêts. »
En clair, cela veut dire que le groupe de prêteur peut exercer ses
« garanties » et prendre le contrôle du groupe s’ils ne sont pas
remboursés comme il se doit.
Drahi a voulu jouer.
Drahi risque de se prendre les pieds dans le tapis.
Nous pourrions bien assister à une chute à l’image de l’ascension
assez incompréhensible et inexplicable de cet homme qui a créé un empire
basé uniquement sur l’endettement et qui n’a jamais gagné d’argent.
Cinquante jours avant les élections européennes. Cinquante jours, c’est
aussi ce qui sépare Pâques de la Pentecôte, ce jour où, pour les
chrétiens, le Saint-Esprit vint rendre visite aux disciples de
Jésus-Christ. Pentecôte, du grec ancien pentêkostê hemera, le
cinquantième jour. Plus que cinquante jours, donc, pour que le petit
cénacle de la Macronie, barricadé dans ses certitudes, retrouve un peu
de souffle – le souffle du Saint-Esprit ! – et évite la descente au
tombeau ouvert. Cinquante, c’est aussi la moitié de cent. Merci, on
savait ça, mais c’est histoire de rappeler que la Macronie aime les
chiffres ronds (nous n’aurons pas l’inélégance de rappeler ceux de la
dette…). À l’occasion de ces cent jours, ce week-end, Frédéric Sirgant évoquait pour nous
l’avalanche de messages en provenance des ministres d’Attal pour nous
rappeler tout ce qui aurait été fait – ou plutôt projeté – durant ces
cent premiers jours du petit prodige donné à la France. Un prodige qui
aurait multiplié les bonnes nouvelles comme autant de petits pains et
poissons.
Défaite annoncée : un seul responsable, Emmanuel Macron
Cinquante jours, donc, et rien pour l’instant ne semble enrayer la
machine infernale à défaite électorale. Et cette défaite annoncée ne
sera pas celle de la pauvre Valérie Hayer qui, visiblement, fait ce
qu’elle peut mais peut peu. Cette défaite sera, évidemment, celle
d’Emmanuel Macron. Et de personne d’autre. Emmanuel Macron qui n’a pas
été fichu de convaincre l’un de ses « grands féaux » d’aller au
casse-pipe pour conduire l’ost européiste à la grande bataille, la seule
qui vaille pourtant pour eux. « Grands féaux », on y va fort, mais bon :
Bruno Le Maire planqué dans son donjon de Bercy à compter les piles de
sous que la France n’a pas, Édouard Philippe retiré dans son fief du
Havre à regarder les bateaux qui passent à l'horizon, François Bayrou –
le grand Européen devant l’Éternel ! – barricadé dans son château de Pau
et Stéphane Séjourné exfiltré du Parlement européen pour le Quai
d’Orsay.
Zelensky a été expulsé du sommet énervé et sans échéancier quant au moment où l'Ukraine pourrait rejoindre l'OTAN. ll se soucie peu que rejoindre l'OTAN signifie immédiatement la Troisième Guerre mondiale. Son regard assassin en tombant sur Joe Biden en sortant, veut tout dire. pic.twitter.com/MmQdrq400I
Il défile avec toute la pompe républicaine pour retransmettre
uniquement à la télévision sa chevauchée dans une berline blindée et
verrouillée de toute part.
François Pupponi considère que les images d'Emmanuel Macron remontant seul l'avenue des Champs Élysée sont catastrophiques : «C'est une erreur de la part de l'entourage du président, avec des images qui sont catastrophiques et qui vont marquer» dans #HDPros2pic.twitter.com/bYNC2F9FF0
CHAMPS-ÉLYSÉES VIDÉS COMME UNE AVENUE DE PYONGYANG Par hantise des huées de la foule ou des concerts de casseroles,le Jupiter de la pensée Kim Mak-ron a fait totalement vider son parcours de tout badaud. Il commémore ainsi le 8 mai 1945, SEUL AVEC SON GANGhttps://t.co/H9Xb7iJIrFpic.twitter.com/kqgI1MyjDs
— François Asselineau (@UPR_Asselineau) May 8, 2023
— Le jour viendra où le peuple vaincra (@NaphtalineLeBon) May 8, 2023
⚠️MACRON QUITTE LYON PRÉCIPITAMMENT Après avoir visité la prison de Montluc en jouant au grand combattant de la liberté contre les nazis,Macron est piteusement reparti pour Paris à l'annonce de l'émeute dans le 3e arrondt de Lyon, suscitée par sa présence.https://t.co/EzT2rkvejq
— François Asselineau (@UPR_Asselineau) May 8, 2023
2/2 Tout ça n'est pas sans rappeler la scène surréaliste à laquelle j'ai assistée dans les années 80 en Hongrie à quelques mois de la chute de l'URSS : les autorités communistes prononçant un ultime discours sentencieux sur une petite place totalement bouclée et vide de Budapest.
La presse étrangère s’en prend très sévèrement à Emmanuel Macron. Et les plus impitoyables sont sans doute les Allemands.#Quotidienpic.twitter.com/QYJag8k8gM
L’empire américain s’effondrera-t-il ? Illustration de Calvin Shen
par Thierry Meyssan
La
semaine dernière, je m’interrogeai sur la réalité de la rivalité entre
les États-Unis et la Chine.
Peut-être le « piège de Thucydide » n’est
qu’un paravent qui masque la désintégration imminente de l’« empire
américain ». Dans le présent article, je résume son parcours que les
Occidentaux n’ont pas compris, et j’invite à penser ce qui pourra
advenir lorsqu’il aura disparu.
L’URSS s’est effondrée sur elle-même, non pas à
partir de la guerre d’Afghanistan (1979-89), mais à partir de la
catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986). Les Soviétiques se sont
soudainement rendus compte que l’État ne maîtrisait plus rien. Les
membres du Pacte de Varsovie, dont Léonid Brejnev avait fait des
vassaux, se révoltèrent. Les Églises, les Jeunesses Communistes et les
Gays d’Allemagne de l’Est firent tomber le Mur de Berlin [1].
Non seulement l’URSS ne réagit pas, mais elle abandonna ses alliés hors
d’Europe, notamment Cuba. Le Premier secrétaire du parti, Mikhaïl
Gorbatchev, se transforma de réformateur en liquidateur. L’URSS éclata,
créant quantité de nouveaux États indépendants. Puis ce fut la descente
aux enfers. Quelques « Nouveaux Russes » s’approprièrent les biens
collectifs et se livrèrent une guerre à la mitraillette dans les rues de
Moscou et de Saint-Petersbourg. La production s’effondra. Il devint
difficile de trouver à manger dans de nombreuses régions russes.
L’espérance de vie chuta brutalement d’une quinzaine d’années. La chute
fut si brutale que personne n’aurait alors pensé que le pays se
relèverait rapidement.
Simultanément, les États-Unis imaginent ce qu’ils pourraient faire
sans rival. Le président George H. Bush Sr., s’exprimant devant le
Congrès réuni au grand complet le 11 septembre 1990, lance l’idée d’un
« Nouvel Ordre Mondial ». Il vient de mettre en scène une guerre dans le
Golfe à laquelle presque tous les États du monde se joignent. Avant
même la dissolution de l’URSS, les États-Unis sont devenus
l’hyperpuissance que nul ne conteste [2].
Le straussien Paul Wolfowitz élabore une doctrine visant à prévenir
l’émergence d’un nouveau compétiteur, qui prendrait la place de l’Union
soviétique. Il désigne sans hésiter le projet politique de François
Mitterrand et d’Helmut Köhl, l’Union européenne, comme l’ennemi à
abattre. Celle-ci est viciée dès le départ avec l’obligation d’y faire
adhérer tous les États du Pacte de Varsovie et de l’ex-URSS jusqu’à ce
que ses institutions deviennent impraticables et l’inscription dans le
Traité de Maastricht de la défense de l’UE par Washington.
Le Pentagone est si sûr de ne plus avoir d’adversaire à sa hauteur
qu’il démobilise 1 millions d’hommes une fois l’Iraq écrasé. Les unités
de recherche-développement des armées sont dissoutes. Le président Bush
père croit que cette guerre est la dernière et qu’une ère de prospérité
débute.
Bien que personne ne menace la suprématie des USA, ceux-ci sentent
pourtant que leur équilibre interne est fragile. Leurs emplois sont
délocalisés et leur économie repose plus sur l’internationalisation de
leur monnaie, le dollar, que sur les richesses qu’ils produisent.
On attend ça avec impatience et, d’ores et déjà, on est invité à
fabriquer son calendrier de l’avent républicain et macronien pour suivre
cette épopée. Au fait, du 18 avril au 14 juillet, ça fait 88 jours, pas
100. Mais, bon, on ne va pas chipoter comme ces pousse-mégot et
rabat-joie qui ont glosé sur l’heure de promulgation
de la loi sur la réforme des retraites parce qu'ils n'ont rien d'autre à
faire. Cela dit, il n’allait pas nous annoncer : « Je vous donne
rendez-vous à toutes et tous dans 88 jours exactement. »
Et puis, 100, ça fait bien, ça marque les esprits, c’est un nombre
facile à retenir. C’est bien, les comptes ronds : cinq semaines en
ballons, le tour du monde en 80 jours, la guerre de Cent Ans qui n’a pas
duré 100 ans, etc. Et puis, il y a les Cent-Jours. Et là, on se dit : «
Mais bon sang de bois, qui lui a donc mis cette idée en tête de broder
sur les cent jours ? Faut-il qu’on ignore à ce point l’Histoire de
France chez les hommes en costumes gris de la Macronie ? » Il aurait dit
« Je vous donne rendez-vous dans trois mois… », ça passait tout seul et
c’était plus près de la réalité. Mais cent jours, franchement ? N’y
a-t-il personne autour du Président, des équivalents, même en modèle
réduit, genre version « école de commerce », d’un Patrick Buisson ou
d’un Henri Guaino, pour lui dire « Pas cent jours, Monsieur le
Président, tout mais pas ça, par pitié » ? Quelqu'un pour lui rappeler
d’une part qu’il n’est pas Napoléon, d’autre part comment l'affaire
s'est terminée ?
Macron, pompier pyromane par ses outrances politiques, fait mine
d’avoir été élu et d’être légitime lui que sa réélection « obligeait »
au soir du front républicain voté par les gens de sensibilité de gauche
en majorité.
Double trahison.
Macron en ce début de second mandat vient de répéter la même erreur
mais encore plus vite que celle réalisée au moment des gilets jaunes.
C’est affligeant de naïveté politique.
Désormais Macron « dirige » un peuple qui le déteste profondément des gilets jaunes à la gauche.
Désormais Macron « dirige » un peuple sui souffre de l’inflation et des gamelles qui se vident.
Les dynamiques révolutionnaires prennent du temps et plus le point de
départ est « confortable » plus la dynamique insurrectionnelle prend du
temps à se mettre en place.
Tout est, désormais, presqu’en place pour que notre pays connaisse une conflagration d’ampleur historique.
Nos vedettes ne voient rien venir.
Le temps vient où il risque de leur falloir courir.
« Peu importe que vous, messieurs, vous courbiez devant eux, Vous ne gagnerez jamais la reconnaissance de l’Europe : Vous serez toujours pour eux, non pas des serviteurs, mais des serfs de leurs dispositions éclairées. »
(F.I. Tyutchev, diplomate et poète russe, mai 1867)
« Être un ennemi de l’Amérique peut être dangereux, mais être un ami est fatal. » (Henry Kissinger)
Abandonner l’Ukraine
L’élite américaine commence à se rendre compte qu’elle a totalement
sous-estimé la Russie à tous les égards. Par exemple, le 25 mars 2014,
l’arrogant Obama a qualifié avec mépris la Russie de « puissance régionale, menaçant les autres par faiblesse »
(sic !). (Il est clair qu’il parlait des États-Unis). En conséquence,
aveuglés par l’hubris, certains aux États-Unis admettent maintenant que
l’Ukraine, le pays le plus corrompu d’Europe, est un canard mort, le jeu
n’en vaut tout simplement plus la chandelle. En plus d’être un trou
noir pour l’argent et les équipements militaires occidentaux, l’Ukraine
n’est plus le problème. C’est un spectacle secondaire, une distraction,
un simple symptôme de quelque chose de bien plus important. Le véritable
problème est ce qui se passe actuellement dans le monde entier sous la
direction de la Russie – la fin du monde unipolaire, de l’hégémonie
mondiale des États-Unis, camouflée sous le terme plus innocent de
« mondialisme ».
Suite à la décision et à la capacité de la Russie de tenir tête au
tyran mondial, l’ensemble du monde non occidental lui tient désormais
tête. Par exemple, lors de la récente réunion du G20 en Indonésie, le
débat ne portait pas sur l’Ukraine, mais sur la question de savoir s’il
fallait ou non continuer à accepter la domination fasciste américaine
(« l’ordre international fondé sur des règles »). Tous les pays
d’Amérique latine, d’Afrique et quatre pays d’Asie ont dit non, c’est
fini, le monde est désormais multipolaire. Taiwan sera inévitablement
chinoise et bientôt – et attendez que des troupes chinoises apparaissent
en Mésopotamie pour prendre le contrôle du pétrole et du gaz irakiens
et reconstruire ce pays tragique. La liberté nous appelle. Les élitistes
occidentaux, longtemps bernés, doivent être choqués : d’autres
« puissances régionales » tiennent désormais tête au tyran. Peut-être
aussi par faiblesse ? Zelensky a dû se douter que son patron, jusqu’à
présent le maître autoproclamé de l’univers, allait se débarrasser de
lui. Il est un perdant et les Yankees ne supportent pas les perdants.
Lorsque les États-Unis réaliseront que les nations libres du monde se
retournent contre eux, ils n’hésiteront pas à blâmer le régime de Kiev.
L’évolution du rapport de forces sur le champ de bataille ukrainien et l’épisode tragique du G20 de Bali marquent un retournement de situation.
Si les Occidentaux croient toujours vaincre prochainement Moscou, les États-Unis ont déjà débuté des négociations secrètes avec la Russie. Ils s’apprêtent à lâcher l’Ukraine et à faire porter le chapeau au seul Volodymyr Zelensky. Comme en Afghanistan, le réveil sera brutal.
Discutant, il y a une dizaine de jours à Bruxelles, avec un chef de
file des députés européens que l’on dit ouvert d’esprit, je l’écoutais
me dire que le conflit ukrainien était certes complexe, mais que la
chose la plus évidente était que la Russie avait envahi ce pays. Je lui
répondis en observant que le droit international faisait obligation à
l’Allemagne, à la France et à la Russie d’appliquer la résolution 2202,
ce que Moscou, seul, avait fait. Je poursuivais en lui rappelant la
responsabilité de protéger les populations en cas de défaillance de leur
propre gouvernement. Il me coupa la parole et me demanda : « Si mon
gouvernement se plaint du sort de ses ressortissants en Russie et
attaque ce pays, vous trouverez cela normal ? ». Oui, lui répondis-je,
si vous avez une résolution du Conseil de sécurité. En avez-vous une ?
Décontenancé, il changea de sujet. Trois fois, je lui demandais si nous
pouvions aborder la question des « nationalistes intégraux » ukrainiens.
Trois fois, il refusa. Nous nous séparâmes avec courtoisie.
La question de la responsabilité de protéger aurait dû être nuancée.
Ce principe n’autorise pas à une guerre, mais à une opération de police,
menée avec des moyens militaires. C’est pourquoi le Kremlin veille à ne
pas désigner ce conflit comme une « guerre », mais comme une
« opération militaire spéciale ». Les deux manières de parler désignent
les mêmes faits, mais « opération militaire spéciale » limite le
conflit. Dès l’entrée de ses troupes en Ukraine, le président russe,
Vladimir Poutine, a précisé qu’il n’entendait pas annexer ce territoire,
mais uniquement libérer les populations persécutées par les « nazis »
ukrainiens. Dans un long article précédent, j’ai indiqué que, si
l’expression « nazis » est juste au sens historique, elle ne correspond
pas à la manière dont ces gens se désignent. Ils utilisent
l’expression : « nationalistes intégraux ». Rappelons que l’Ukraine est
le seul État au monde à disposer d’une Constitution explicitement
raciste.
[9-FIN] Je ne sais pas qui a fait ce photomontage sur le web, mais il est atrocement juste. Du haut du ciel,plusieurs dirigeants autrefois alliés des🇺🇸, puis assassinés par eux ou chassés avec leur accord, tendent une main compréhensive à Zelensky, sachant le Destin qui l'attend. pic.twitter.com/buLVQxKPZj
Manu semble en perdition même si on peut faire confiance à LFI et au RN pour lui faciliter la vie au détriment des froncés de souche qui de toute manière y ont pris goût, à la déglingue et à la dictature.
Mais on sent sa France trop mal barrée (c’est le cas de le dire) pour être gouvernée à la rentrée; la presse abjecte de cet hexagone agonisant fera tout son possible mais ce sera de toute manière insuffisant : il faudrait que les journaux soient lus. De même Biden s’écroule dans les sondages : il est à 23% dans les sondages et 88% des Ran-Tan-Plan américains « sentent confusément quelque chose » concernant la situation de leur première impuissance mondiale. Enfin on a le princier Boris Johnson éjecté comme un malpropre au milieu d’une flopée de scandales sexuels et textuels. Je n’aime pas Churchill mais n’est pas Churchill qui veut quand même.
Le départ de Bojo survient quelques
jours après le sommet de l’OTAN qui montrait la super-impuissance
humanitaire devenue folle défier le reste du monde. La même semaine
l’ahuri prétendait changer de sexe ou imposer le changement de sexe pour
rétablir la paix en Ukraine (sans rire = Poutine homme viril russe pas
beau et pas gentil), oubliant au passage que le grand accroissement de
la Russie au siècle des Lumières fut le fait de la tzarine Catherine
elle-même d’extraction teutonne comme on sait. Mais du siècle des
Lumières nous sommes fort loin maintenant et comme dit Debord : « le
destin du Spectacle (de la démocratie occidentale) n’est pas de finir en
despotisme éclairé ». Le despotisme éclairé est comme on sait pour
d’autres contrées.
Franchement on ne
voit pas Biden finir bien ni Macron ni Bruxelles.