
Jean Kast 9 décembre 2023
France
2 milite pour la régularisation des clandestins et ne s’en cache pas.
Alors que le projet de loi Immigration est actuellement débattu à
l’Assemblée nationale, la chaîne publique diffusait jeudi 7 décembre son
Envoyé spécial sur les fameux « métiers en tension ». Le discours y était peu ou prou le même que celui défendu quelques jours plus tôt par une commissaire européenne : les migrants sont formidables et notre société s’écroulerait sans eux.
Au fait, il gagne combien ce sans-papiers ?
Pour en convaincre le Français encore un peu sceptique, l’inénarrable
Élise Lucet s’est rendue dans un restaurant italien du 15e
arrondissement de Paris où l’attendait Gianni, le patron des lieux.
L’homme était prêt. Sa tirade en hommage à Bakari, son employé
sans-papiers, a été parfaitement recrachée : «
Il est super. Tous les jours, il est là, toujours en avance, jamais en
retard, jamais absent. Trouvez-moi un seul Français qui fait ce que
Bakari fait aujourd’hui ! Personne ne veut faire la plonge, personne ne
veut faire du nettoyage avec des horaires pas possibles. Plus personne
ne veut faire ça. » En face, la journaliste était à deux doigts d’applaudir.
Elle a encore redoublé d’admiration lorsque le restaurateur s’est mis
à détailler les trésors de malice dont il a fait preuve pour que son
protégé puisse se maintenir sur le territoire. Toute occupée à hocher de
la tête, Élise Lucet a malencontreusement omis d’interroger le
restaurateur sur le salaire auquel il paie le courageux Bakari. Il faut
croire qu’on ne parle pas de ces choses bassement matérielles sur France
TV… Le mystère restera également entier sur les conditions de vie du
migrant. Quelles sont ses aides et allocations perçues ? Où et par qui
est-il logé ? L’histoire ne le dit pas, mais l’essentiel était ailleurs :
faire la promotion de l’esclavage moderne à une heure de grande écoute.
Salauds de Français !
L’émission de service public s’est poursuivie avec le témoignage émouvant d’autres clandestins « absolument indispensables ». « Il n’y a pas que dans la restauration que des travailleurs sans-papiers sont devenus essentiels », assène alors la présentatrice dont la voix se voile lorsqu’elle évoque ces forçats qui « se rendent tous les jours au travail avec la peur au ventre, la peur d’être arrêtés ».
Exemple dans les exploitations agricoles bretonnes où les illégaux
originaires d’Afrique tiennent le haut du pavé. On y croise notamment ce
Guinéen de 26 ans, employé illégalement dans le ramassage des cocos de
Paimpol.