Éoliennes
du parc éolien d'Albany au coucher du soleil à Albany, en Australie
occidentale, le 22 janvier 2024. Susan Mortimer/Epoch Times
Par Katie Spence
20 septembre 2024
Les deux chercheurs ont conclu que la Terre s'est réchauffée parce qu'elle absorbe davantage de lumière solaire en raison de la réduction de la couverture nuageuse mondiale
Cette année, les mois d’été ont été si chauds que la population a dû
trouver refuge dans des piscines extérieures rafraîchissantes, se
protéger du béton qui brûlait la plante des pieds et se dépêcher à
manger la crème glacée qui fondaient rapidement sous la chaleur
écrasante.
En août, le rapport
Copernicus de la Commission européenne a indiqué qu’au cours des 12
derniers mois, la température moyenne mondiale avait atteint des niveaux
record, soit une augmentation de 1,51 degré Celsius par rapport aux
températures préindustrielles.
De même, à l’aide de données satellitaires, Roy Spencer
et John Christy, de l’université de l’Alabama à Huntsville, ont
déterminé que la température moyenne du mois d’août était supérieure de
0,88 degré Celsius à la moyenne des trente dernières années (1991-2020).
« La chaleur extrême n’est pas seulement une crise environnementale,
il s’agit d’une menace sérieuse pour la santé publique, et les
communautés à travers le pays se battent pour y répondre », a déclaré
Xavier Becerra, secrétaire à la Santé et aux services sociaux des
États-Unis, dans un communiqué.
« [Les enjeux] auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui ne sont
pas ceux d’il y a 30 ou 40 ans. Nous vivons dans un monde différent. »
Le
14 août, le président Joe Biden a publié la stratégie américaine de
lutte contre la chaleur pour 2024-2030, tenant ainsi la promesse faite
en juillet de prendre des mesures supplémentaires pour lutter contre la
hausse des températures, qui, selon le Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat
(GIEC) des Nations unies, est principalement due à l’augmentation du
gaz carbonique (CO2), un gaz à effet de serre, provoquée par l’homme.
« Pour stabiliser le climat, il faudra réduire fortement, rapidement
et à long terme les émissions de gaz à effet de serre et parvenir à des
émissions nettes de CO2 nulles », a déclaré Panmao Zhai, climatologue
chinois et coprésident du groupe de travail I du GIEC, dans un
communiqué.
« Limiter les autres gaz à effet de serre et les polluants
atmosphériques, en particulier le méthane, pourrait être bénéfique à la
fois pour la santé et le climat. »
Ned Nikolov, physicien et chercheur affilié à l’université d’État du Colorado, a déclaré à Epoch Times qu’au sujet du CO2, le GIEC était dans l’erreur.
« La théorie de l’effet de serre prétend que la composition de
l’atmosphère est [un facteur] important », a déclaré M. Nikolov. « Ils
affirment que de minuscules augmentations du dioxyde de carbone dans
l’atmosphère provoquent le réchauffement de la planète, et qu’il est
impératif de cesser de brûler des combustibles fossiles afin d’éviter un
changement climatique dangereux. »
« C’est complètement faux. »
Le 20 août, Ned Nikolov et Karl Zeller, météorologue retraité du Service des forêts des États-Unis, ont publié une étude selon laquelle le réchauffement récent de la Terre n’est pas dû à l’augmentation du CO2.
Après avoir analysé des données satellitaires, les deux chercheurs
ont conclu que le réchauffement de la Terre est plutôt dû à une plus
grande absorption de la lumière solaire induite par une réduction de la
couverture nuageuse mondiale.
Albédo et climat
Selon la NASA, l’atmosphère terrestre s’efforce en permanence d’équilibrer le « budget énergétique »
de la Terre, c’est-à-dire la quantité d’énergie qui y pénètre et qui en
sort. Après que le rayonnement solaire à ondes courtes atteint la
Terre, l’énergie repart dans l’espace sous forme de rayonnement
thermique.
Si cet équilibre est rompu, et que davantage de lumière solaire est
absorbée ou qu’une quantité insuffisante de chaleur s’échappe vers
l’espace, la température de la Terre augmentera. Un déséquilibre dans le
budget énergétique est connu sous le nom de « forçage radiatif », avec
une onde courte comme rayonnement entrant et une onde longue (ou
thermique) comme rayonnement sortant.
Par ailleurs, l’albédo de la Terre, c’est-à-dire la fraction de la
lumière solaire renvoyée dans l’espace, influe sur la quantité de
rayonnement qui atteint la surface.
Dans son sixième rapport d’évaluation, le GIEC indique qu’en raison
de l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère due aux
émissions de gaz à effet de serre, le budget énergétique de la Terre est
déséquilibré : davantage d’énergie thermique est piégée, ce qui se
traduit par des températures élevées et des océans plus chauds.

Des
panneaux solaires sont visibles sur le toit d’une maison à Albany, en
Australie occidentale, le 18 septembre 2023. (Susan Mortimer/
Epoch Times)
Concernant l’albédo de la Terre, le GIEC note également que les
années 1950 à 1980 ont été marquées par « des preuves d’un déclin
généralisé du rayonnement solaire de surface (ou obscurcissement) »,
suivi d’une « récupération partielle (éclaircissement) sur de nombreux
sites d’observation par la suite ».
Pour expliquer ce phénomène, le GIEC indique que « des variations
multidécennales des émissions d’aérosols anthropiques [induits par
l’homme], sont considérées comme un facteur important (confiance
moyenne), mais [que] la variabilité multidécennale de la nébulosité peut
également avoir joué un rôle ».
En outre, selon le GIEC, certaines études montrent que la
« nébulosité » peut jouer un rôle dans l’« assombrissement » et
l’« éclaircissement ». Toutefois, la contribution relative des aérosols
et des nuages au phénomène d’assombrissement et d’éclaircissement est
encore débattue, et « l’origine de ces tendances n’est pas entièrement
comprise ».
Selon M. Nikolov, c’est là que son étude entre en jeu.
Remise en question du GIEC