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jeudi 27 mai 2021

Le migrant, accueilli à bras ouverts par la start-up nation, peut dorénavant se connecter


 

L’exemple par le Var, son préfet, Evence Richard, chevalier de la Légion d’honneur et officier de l’ordre national du Mérite, ancien énarque promotion « Liberté, Égalité, Fraternité », qui, emporté par sa munificence républicaine, a récemment procédé au lancement officiel d’une nouvelle application « FinDaWay » afin d’« apporter une information immédiate et individualisée aux pour comprendre le dispositif de demande d’asile et les accompagner dans toutes leurs démarches du quotidien ».

Comprendre, accompagner : « Restituer simplement ce qui est complexe. » 

L’aspect didactique est au centre de cet outil inclusif, « FinDaWay », « Trouve ton chemin », qui aide à mieux braver, après les houleuses méditerranéennes, les subtilités administratives de l’accès aux , aux papiers, l’hébergement, les besoins de la vie quotidienne, les loisirs… Sur ce dernier point, il va de soi, pour le burn out du migrant qui doit affronter à ce stade une xénophobie systémique, mieux vaut prévenir que guérir. Le préfet ne spécifie d’ailleurs pas si le smartphone est fourni avec l’appli en question.

Tout a été bien réfléchi. Par exemple, pour surmonter la barrière linguistique, l’outil est disponible en six langues (français, anglais, russe, arabe, espagnol et pachtoune), il est le fruit d’un travail collaboratif concerté entre les administrations du Var (direction départementale de la cohésion sociale, Office français de l’ et de l’intégration, la CAF…), les associations d’aide aux migrants (Forum réfugiés, Face Var, En chemin…) et des « usagers », migrants et réfugiés. On ne peut que saluer ce bel effort participatif. Le coût de développement de l’appli n’est étonnamment pas annoncé. Et honni soit qui mal y pense vu que, primo, c’est pas cher, c’est l’État qui paye, et deuzio, la « cohésion sociale », l’« intégration dans la française », tout ça n’a évidemment pas de prix. Quand on accueille, on ne compte pas ; les moult politiques de la ville étant à cet égard un exemple assez probant de réussite et d’effort collectif, à l’échelle nationale celles-ci, et à l’insu de votre plein gré.

« L’outil permet à l’usager de matérialiser visuellement la temporalité et la logique du parcours de la demande d’asile », précise la préfecture du Var. « Il s’agit d’une période longue avec peu de repères temporels. » D’où l’idée de créer « une barre de progression dans les outils de téléchargement qui permet à l’utilisateur de soutenir l’attente ». Tout y est : primo-information centralisée, accession à des liens sur les informations de référence sur des sites nationaux et à des applications nationales de droit commun, responsabilisation et appropriation de l’usager sur son parcours, interaction entre les usagers, échange avec les professionnels sur les « nœuds » du parcours, carnet de contacts, géo-localisation (opérateurs, administrations et secours), etc.

En fait, l’appli aurait dû s’appeler Cédric Herrou, mais le nom était déjà pris. Il est d’ailleurs bien dommage que pour une appropriation plus complète du concept, le préfet Richard n’ait pas porté, le jour de l’annonce, le bonnet du passeur de la Roya.

Selon le haut-commissaire au Plan François Bayrou, les migrations devraient « assurer l’avenir démographique » de la France. « FinDaWay » sera sans nul doute un co-acteur dans le management démographique et du business plan de la start-up nation diversitaire sous la houlette de son community manager et influenceur .

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