dimanche 22 novembre 2015

13 NOVEMBRE : CEUX QUI ONT AGGRAVÉ LE BILAN… (Par l’Imprécateur)


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On a déjà vu des politiques faire des virages à 180°, mais celui que vient de réaliser Hollande en moins de 48 heures mérite de rester dans les annales des grandes trahisons historiques !

 Double trahison d’ailleurs, celle ouverte, franche et massive de la plupart des valeurs défendues par la gauche depuis 1968, notamment l’ouverture des frontières et l’accueil sans condition des immigrants même clandestins.
 Celle de la France ensuite, mais celle-là n’est pas visible à qui ne sait pas lire le Hollande dans le texte ce qui semble être le cas de la droite à 98 % de ses élus.
Alain Juppé et Laurent Wauquiez ont été reçus cette semaine par Bourdin, l’un après l’autre : deux prestations ahurissantes de flagornerie envers Hollande « qui a pris les bonnes décisions« , et qui surtout montraient qu’ils n’avaient ni l’un ni l’autre vu le piège tendu sous prétexte « d’unité nationale ».
Pire, il s’ouvre sous leurs yeux avec les dernières déclarations de Valls et ils semblent qu’ils n’aient toujours rien compris.
Pas plus d’ailleurs qu’au parlement européen les élus des Républicains n’ont vu le piège que leur a tendu le très gauchiste Commissaire européen Valdis Dombrovskis.
Sous prétexte d’une « petite mise en conformité technique » dans un projet de règlement présenté par l’extrême gauche ex-maoïste et ex-stalinienne du Parlement au sujet d’étiquettes, il a fait voter les Républicains pour le boycott par l’Europe des produits agricoles produits par Israël dont c’est la principale source d’exportations.

Le vendredi 13 dernier, des musulmans djihadistes, mandatés par l’Etat Islamique, ratent leur attaque contre le Stade de France, Arrivés après la fermeture des grilles, ils se font sauter sur le trottoir. Hollande qui avait été prévenu de l’imminence d’un gros attentat par les SR marocain et algérien, avait « oublié » d’en prévenir les Français et n’avait ordonné aucune mesure de sécurité préventive comprend dès la première explosion que le moment est arrivé.
 Il est immédiatement exfiltré et laisse Max, le chef commentateur du match France-Allemagne, gérer les dizaines de milliers de spectateurs présents et inquiets.
 De sa voiture, il appelle Cazeneuve, « viens me rejoindre tout de suite, ça y est, il y a un attentat« . En cours de route, ils apprennent que deux djihadistes mitraillent des restaurants et que d’autres tirent sur 1500 spectateurs du Bataclan depuis 21 h 40.

Sur place, des promeneurs qui ont entendu les coups de feu depuis la rue on prévenu la police, elle est arrivée très vite avec les pompiers et était en nombre autour du Bataclan dès 10 heures, avec des renforts et des secours qui arrivaient aussi.
Elle avait recueilli les récits des quelques spectateurs qui avaient réussi à sortir par la petite rue de derrière, savait à quoi s’en tenir, avait informé l’Intérieur et l’Elysée.

 Une vingtaine de minutes après, la BRI, Brigade Rapide d’Intervention, et le RAID arrivent.
Puis tout le monde attend sans rien faire.

Un officier de police explique à des gens qui commencent à s’énerver qu’ils ont l’ordre d’attendre l’accord du ministre de l’Intérieur et de l’Elysée pour donner l’assaut. Il est 10 h 40 et le « allez-y » n’arrivera qu’à minuit 20 !

Qu’ont fait Hollande, Valls et Cazeneuve tout ce temps ?

Floris de Bonneville, journaliste et ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma, interroge sur Boulevard Voltaire : « Pourquoi avoir attendu 140 minutes avant d’intervenir au Bataclan ?

 Quand j’écoute le récit des rescapés du Bataclan, quand j’entends qu’ils ont été bloqués plus de deux heures, deux heures insupportables, deux heures de terreur entrecoupées de dizaines de rafales de kalachnikov… je pose une question que je ne devrais pas rendre publique. Une question qu’aucun journaliste n’a osé ou voulu se poser… Le président de la République, le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur savaient que les terroristes portaient des ceintures bourrées d’explosifs et de boulons meurtriers. Les autorités policières présentes autour du Bataclan avaient clairement entendu des rafales. Ils savaient, lorsque les premiers spectateurs s’étaient échappés par l’arrière de la salle, ce qui se passait à l’intérieur. Ils ne pouvaient ignorer que les terroristes – qu’à longueur d’antenne, ce soir-là, on appelait « les assaillants » – s’étaient condamnés à mourir. Un kamikaze ne tue pas aveuglément pendant deux heures en ayant l’intention de se rendre vivant… Alors, oui, je pose la question aux autorités responsables, et en premier lieu à Bernard Cazeneuve, mais aussi au président de la République qui devait prendre la décision ultime. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour donner l’assaut ? Pourquoi ne pas avoir autorisé le RAID et la BRI à intervenir immédiatement, dès leur arrivée sur place, quitte à avoir des victimes prévisibles dans leur rang. Par crainte de victimes policières ?… Par crainte d’un carnage final ? Mais à l’écoute des rafales, on savait que déjà des dizaines d’otages avaient été blessés ou tués… Oui, j’ose être très politiquement incorrect, mais la question de la responsabilité au sommet de l’État est à envisager dans le nombre de victimes. Si les forces de l’ordre avaient reçu l’ordre de pénétrer dans le Bataclan dès le début de la prise d’otage, les terroristes auraient été tués ou se seraient fait exploser sans avoir fait autant de victimes. Provoquer des morts et des blessés était alors inévitable, mais c’était sauver beaucoup d’autres otages… Je n’accuse pas. J’interroge. Je pose la question à la justice, aux forces d’intervention, aux responsables politiques. »


Ils attendent l’ordre d’assaut qui doit venir de l’Élysée et ne vient pas

Pourquoi ? Manuel Valls a donné la réponse.

Il n’y a pratiquement que des jeunes parmi les victimes, et la réaction quasi unanime des survivants et des familles des tués quand on lés interviewe est : « on pleure, mais il faut tenir bon et ne pas céder« .
 Ils ne le savent pas, les socialistes, parce qu’ils ignorent l’Histoire : les Français, quand on les attaque, se ressoudent pour faire face à l’ennemi, c’est ainsi qu’ils ont construit leur identité de Français, en retrouvant leur patriotisme à chaque attaque de la France.
Depuis lundi, des milliers de jeunes se présentent dans les bureaux de recrutement de l’armée. (1500 par jour depuis lundi).


Or ce n’est pas ce qu’espéraient les dirigeants socialistes qui, affolés par les sondages sur les résultats électoraux à venir dès décembre, ont imaginé une stratégie basée sur un principe connu qu’a théorisé Noam Chomsky : on crée un évènement négatif, on patiente pour le dramatiser, quand il est brûlant on arrive en sauveur et les gens vous admirent.
 Les gens qui ont peur se rapprochent du pouvoir s’ils pensent qu’il peut les protéger, d’où les premières déclarations martiales de Hollande promettant « protection » et « réactions implacables« .
Mais alors que leurs élus applaudissent Hollande,  les Français s’obstinent, les félicitations pleuvent sur la police, le RAID, la BRI, les pompiers, les secours, mais rien pour remercier le président et le gouvernement.
On sait bien qu’après les grands discours pleins de promesses de fermeté il ne se passera rien ou pas grand-chose, comme après le 10 janvier et Charly.
 Beaucoup d’annonces, rien ensuite, mais au contraire un renforcement des atteintes à la liberté des citoyens.
Valls remonte au créneau : attention, « nous devons nous attendre à des attentats de plus en plus nombreux et de plus en plus fréquents« .
Toujours pas de réaction.
Alors il enfonce le clou « et ils vont procéder à des attaques chimiques et bactériologiques« .

Il n’en sait rigoureusement rien, tous les spécialistes le disent, les lieux et dates des attaques de l’E.I. sont imprévisibles, mais il faut faire peur.

C’est la doctrine du petit marquis poudré chargé de la communication présidentielle, Gérard Gangzter, dit « Gégé », il a d’ailleurs imprudemment tweeté dans la soirée que si l’on arrive au top de la dramatisation « la popularité du président va remonter à 70 %« .
 À quelques jours des élections, c’est bon, non ?

 Alors, pour donner l’ordre de l’assaut, le général en chef a attendu… jusqu’à minuit vingt, augmentant probablement par cette attente évitable le nombre des victimes quand il fallait décider vite et seul.
 C’est ça un chef d’État.

Restons optimistes dans le malheur : les socialistes découvrent que la propagandastaffel ça ne marche pas avec les Français quand on les attaque.
Les Français ont parfaitement compris que ce n’est pas en tripatouillant la Constitution qu’on va faire peur aux djihadistes.
Ils se doutent que ce n’est pas parce qu’il annonce, comme s’il les avait inventées, une avalanche de mesures qu’il fera ce qu’il faut pour les appliquer.
Il reprend  aujourd’hui toutes les propositions de la droite et du FN, que lui et son gouvernement traitaient il y a quelques jours encore de réactionnaires, islamophobes, racistes etc. et qu’il fait subitement siennes : fermeture des frontières, remise en cause de Schengen, tri des réfugiés, collaboration avec les Services de Renseignement européens et étrangers.
Son appel à « l’unité de la nation » sonne trop creux pour être sincère.

 Peut-on croire en la parole d’un type qui a sans cesse menti aux Français depuis trois ans et demi ?

Il vient de perdre les voix de l’extrême gauche, il ne gagnera pas celles de droite, quand de surcroit l’échec de sa diplomatie militaire française au Mali vient d’être démontré par l’attentat djihadiste au cœur de Bamako.

Dabiq, la revue de l’Etat islamique, a fait une promesse menaçante et inquiétante : « plusieurs attaques terroristes seront prochainement lancéeset tout ce que l’Occident sera en mesure de faire, c’est d’attendre impatiemment le prochain attentat et de délivrer ensuite les mêmes déclarations aux clichés usés… Les musulmans continuent de défier la machine de guerre kafir, attaquant les croisés dans leurs propres rues et menant la guerre sur leur propre sol« .
 En France, à COP21, ailleurs ?
Ils ne le disent évidemment pas, ce sera leur surprise.
Le gouvernement semble penser à COP21 et il a raison, il vient d’autoriser la Pharmacie des Armées à distribuer aux centres de secours prévus pour COP21 des antidotes à quatre gaz différents :

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Et pour les Français, les habitants du Bourget ?
Rien de prévu pour les Français, seuls les écolos et leurs invités étrangers au Bourget comptent.
Il faut la réussite de COP21 pour justifier de nouvelles taxes écologiques.

Un président digne de ce nom remettrait à plus tard ses petites combines constitutionnelles dont l’objectif réel, sous le faux prétexte de la lutte contre le terrorisme, est de lui donner la possibilité de repousser la date des élections présidentielles de 2017, jusqu’à l’arrivée miraculeuse de la reprise économique et de l’inversion de la courbe du chômage.

 Il commencerait par exemple par expédier les 4000 fichés S en Guyane, ou mieux, sur l’une des iles désertes mais habitables que la France possède dans le monde : Saint-Paul et Amsterdam dans l’Océan indien, Walpole et Clipperton dans le Pacifique.

Mais avant il devrait commencer par donner à la Justice (mais seulement après avoir licencié sec Taubira), à l’Armée et à la Police les moyens dont elles manquent cruellement pour lutter contre le terrorisme islamique.

Lors de l’assaut du Bataclan, des policiers n’avaient, ont dit des témoins, ni casques, ni gilets pare-balles, il en manque parait-il dans les services !

L’Imprécateur

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