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dimanche 11 janvier 2015

On arrête pas l’histoire avec des manifestations (Editorial de Boris Le Lay).

Published On: Sun, Jan 11th, 2015
 
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BREIZATAO – PENNADSTUR (11/01/2015)
 
 Il fallait bien une grande manifestation de dimension internationale à Paris pour enterrer le multiculturalisme et le mythe de la fin de l’histoire cher aux socialo-marxistes, démocrates et autres franc-maçons.
 
L’aspiration à la Parousie post-raciale et religieuse, où l’humanité communierait enfin pour créer un monde unifié et pacifique, avait besoin d’un baroud d’honneur à la hauteur des espérances déçues.
C’est bien à Paris, cette semaine, qu’a donc pris fin le mythe issu des Lumières répandu par la révolution française puis le communisme et le libéralisme démocratique.
Le retour des hiérarchies raciales et spirituelles, des réalités civilisationnelles est là et il s’est imposé, pour reprendre les catégories de Carl Schmitt, par la désignation de l’ennemi.
Il y a bien trop longtemps que les hypocrites occidentaux au pouvoir, tentant de concilier l’articulation schizophrénique de l’immigration de masse et des actions militaires contre le monde musulman, esquivaient les conséquences logiques de ce double programme.
Ces grandes manifestations sont celles d’un monde occidental et d’un monde musulman, où du moins de leurs élites, désirant conjurer le refus brutal et violent par leurs populations respectives de se fondre dans le grand projet sans-frontiériste incarné par l’ONU, l’antiracisme et l’indifférentisme religieux.
Ces marches forment en quelque sorte – pour reprendre une analogie historique démocratique – le Munich mondial du 21ème siècle.

 Comme Daladier revenant au Bourget acclamé par la foule en 1938, les dirigeants américains, européens, africains et arabes se rassemblent pour célébrer l’évitement d’une guerre qui a déjà lieu.
Ils sont tous là, juifs, musulmans, occidentaux, à croire qu’on arrête l’histoire par des manifestations de rue.
Cette fiction cessera avec le prochain attentat d’ampleur, avec le prochain mouvement islamo-immigré contre les Européens de souche et les Chrétiens.
 Comme Munich s’effondra après l’affaire de Dantzig, cette prochain action fera voler en éclat les espoirs femelles de paix de millions de sots, confis de guimauve émotionnelle et pacifiste.
Viendra alors le temps du réalisme et de la gueule de bois.
La guerre c’est l’histoire et l’histoire c’est la guerre. Ironiquement, ce pacifisme, érigé au rang de religion, a créé les conditions objectives de la guerre en voulant mélanger, pour reprendre l’image de De Gaulle, “l’huile et le vinaigre”. Socialistes, marxistes, anarcho-nihilistes, pacifistes béats, libéraux, résignés, chiens de Pavlov, tous ont mis en place le théâtre de la Grande Guerre civile européenne de trente ans qui vient de débuter.
 
La grande manifestation mondiale qui se joue aujourd’hui à Paris est le chant du cygne de l’idéologie des Droits de L’homme.
Les cortèges de lâches rejoignant ceux des aveugles pour clore cette fiction de l’égalité universelle des hommes et de l’athéisme de principe, conditions préalable à la venue d’un monde qui pourtant n’adviendra jamais.
 
En lieu et place, la guerre, libératrice.
 
Que les Européens conscients ne s’offusquent pas trop.
 Notre heure est déjà là.
L’appel à la croisade déjà entendu.
L’histoire poursuit sa marche, par secousse, et prépare l’effondrement du monde ancien, du monde moderne, du monde démocratique pourri. En cela, l’islam révolutionnaire est notre allié objectif pour créer ce phénomène dialectique, cet engrenage irréversible de la grande séparation.
 
Dimanche, place aux imbéciles et aux naïfs.

Lundi, l’histoire reprend ses droits.

 Et nous avec.

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