Mis à jour le 09/11/2013 à 16:19
Publié le 08/11/2013 à 06:00
Crédits photo : © Piel / Alpaca/ Andia.fr/© Piel / Alpaca/ Andia.fr
Dans le cas de RTE (filiale d'EDF), la situation jugée satisfaisante n'empêche pas de rester mobilisé car une baisse de température de 1 °C se traduit aussitôt par une hausse de la consommation de 2 300 MW.
Les opérateurs de réseaux d'énergie jugent la situation satisfaisante pour la fourniture d'électricité mais plus préoccupante pour le gaz.
Deux fois Marseille
La situation actuelle des stocks s'explique par le faible écart des prix de marché entre le gaz acheté l'été et celui acquis l'hiver.Il y a quatre à cinq ans, les tarifs pratiqués l'été étaient beaucoup plus avantageux, incitant davantage les opérateurs à stocker.
Toutefois GRTgaz dispose de plusieurs leviers pour affronter une éventuelle période de tension. «D'une part, poursuit Thierry Trouvé, nous recommandons aux fournisseurs de modifier la répartition de leurs sources d'approvisionnement (sites de stockage, terminaux méthaniers, gazoducs).
Si cela ne suffisait pas, nous pourrions être plus directifs en obligeant les opérateurs à modifier leur utilisation du système gazier.»
Ces procédés sont prévus dans le cadre des contrats signés entre GRTgaz et les utilisateurs du réseau.
Dans le cas de RTE, la situation jugée satisfaisante n'empêche pas de rester mobilisé car une baisse de température de 1 °C se traduit aussitôt par une hausse de la consommation de 2 300 MW, soit l'équivalent de deux fois la demande d'une ville comme Marseille.
«En cas de froid intense ou de problème de production, précise Dominique Maillard, président du directoire de RTE, les importations nécessaires sont compatibles avec les capacités du réseau ainsi qu'avec les marges disponibles des pays voisins.»
Alors que la filiale d'EDF prévoit cet hiver une pointe maximale à 85 200 MW, les capacités d'importation du réseau sont comprises entre 7 300 et 9 100 MW.
En revanche, la situation pourrait se tendre à compter de 2016, surtout si une relance économique dynamisait le besoin de puissance.
Voilà pourquoi Dominique Maillard appelle régulièrement au renforcement des réseaux et des interconnexions électriques entre les pays européens.
EDF renforce son programme d'économies pour 2013
Augmentation du plan d'économies d'une part, légère baisse de la production d'électricité nucléaire d'autre part: ce sont les deux principales indications données jeudi par EDF à l'occasion de la présentation de son activité sur neuf mois.Le programme d'économies pour 2013, déjà couvert à hauteur de 800 millions d'euros, est réévalué de 20 %, à 1,2 milliard d'euros.
Parallèlement, la production annuelle des centrales nucléaires devrait osciller entre 405 et 410 térawattheures (TWh), contre une fourchette initiale de 410 à 415 TWh.
Un repli dû à des arrêts de maintenance plus longs que prévu. EDF, qui a enregistré un chiffre d'affaires de 55,1 milliards d'euros sur neuf mois (+ 6,9 %), a confirmé par ailleurs ses objectifs financiers pour 2013.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/11/08/20002-20131108ARTFIG00237-energie-la-france-prepare-le-passage-de-l-hiver.php
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