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vendredi 15 novembre 2013

Bloc-notes : Hollande débordé par l'insurrection civique.


           
         
François Hollande devrait, évidemment, changer de politique. La sienne met le pays en ébullition. 
 
Les embrasements se succèdent au cœur de la société civile.
 Les Français confirment leur désir de reprendre leur destin en main.
Mais le chef de l’État a-t-il une alternative ? Rien ne le laisse croire.
 La constance que met le pouvoir à s’auto congratuler et à dénigrer ses contradicteurs montre la vacuité de ses réflexions.
Pierre Moscovici s’est contenté de dénoncer le "jugement inexact" de Standard & Poor’s, qui a rétrogradé la note de la France au vu de l’insuffisance de sa politique économique.
 "Rien ne m’impressionne", fanfaronne Jean-Marc Ayrault
qui réduit les contestations populaires à l’expression d’une France raciste et fasciste.
 " Il faut tenir bon", dit Claude Bartolone, "garder le cap", poursuit Harlem Désir.
 Et vogue la galère…

Les huées qui ont accueilli, lundi, le chef de l’État sur les Champs-Élysées puis à Oyonnax (Ain), à l’occasion des cérémonies du 11 Novembre, sont des épisodes d’une rébellion qui s’étend comme une traînée de poudre.
 La gauche postsoixante-huitarde, antigaulliste, antimilitariste et ricanante sur le patriotisme, surjoue l’offusquée.
 Elle en appelle à la mémoire du Général et réclame le respect des morts et du président.
 Mais Hollande honore-t-il la Grande Guerre quand il détourne, avec un an d’avance, les commémorations du centenaire de 14-18, afin d’obtenir la sacralité de sa fonction ? L’opération de propagande, qui cherche à transformer le "président normal" en chef charismatique à la tête d’une union sacrée, est indécente.
 "Je n’accepterai jamais que la France soit divisée", a assuré le président à Oyonnax. Mais il fait tout pour.

La marotte de Manuels Valls, qui l’a poussé lundi à se précipiter à nouveau sur l’extrême droite pour expliquer les mouvements d’humeur, à Paris, au passage du cortège présidentiel, contribue à aveugler la gauche sur l’insurrection civique qui se propage. (La suite ici)

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