Christian Vanneste
Nous vivons dans un pays qui marche sur la tête, ou plutôt dans un pays où ceux qui sont à sa tête marchent sur les nôtres…
Tandis que la grande kermesse mondiale du football allume ses projecteurs et fait retentir ses fanfares, la crevasse qui sépare la France réelle du pays imaginaire fabriqué par le microcosme s’élargit chaque jour davantage.
Un rapport sénatorial vient ainsi de révéler que les « Forces de l’ordre » étaient, en France, au bord de la rupture.
La hiérarchie relativise et minimise : elle appartient, elle aussi, au microcosme qui voit les choses d’en haut et se soucie davantage des relations internes entre les pouvoirs qui le composent que de la piétaille qu’elle a sous ses ordres.
Ainsi, pendant que des centaines de policiers sont à nouveau aux trousses d’un récidiviste de l’évasion, Nantes s’embrase parce qu’un individu qui voulait se soustraire à un contrôle de police a été abattu.
Le premier a bénéficié du manque d’attention du ministère, alerté sur les risques de son maintien en détention à Réau.
Si le porte-parole du ministère, M. Youssef Badr, comme le ministre, Mme Belloubet n’évoquent que des défaillances possibles dans une prison modèle, la base avait alerté sa hiérarchie sur les signes qui annonçaient la tentative et sur les défaillances évidentes du système.
Mais le confort du détenu est plus important, au nom du refus des « traitements inhumains et dégradants », que l’impératif de sécurité des autres citoyens.





















