samedi 30 mars 2019

Affaire Geneviève Legay : « une faute individuelle d’un fonctionnaire de police ». Vraiment ?


FRANCE-POLITICS-DEMO



Une information judiciaire vient d’être ouverte pour « violence volontaire par personne dépositaire de l’autorité publique » et, selon les médias, les investigations conduites par le juge d’instruction doivent notamment établir si notre collègue a volontairement ou non poussé la militante de 73 ans.

Mais de qui se moque-t-on ??? Où s’arrêtera donc cette hypocrisie ?

Pour rappel, le Préfet a ordonné à nos collègues de charger les manifestants.
Et qu’est-ce qu’une charge ?
C’est précisément aller volontairement au contact des manifestants pour les pousser en utilisant nos boucliers.
Comment un policier qui a reçu l’ordre de charger et de disperser par la force un attroupement, peut-il commettre une faute individuelle en bousculant volontairement une manifestante, puisque c’est précisément ce qu’on lui a ordonné de faire ?
Dans l’affaire Legay, l’intentionalité de faire usage de la force contre les personnes est évidente dans la mesure où la charge ordonnée par le Préfet est une manœuvre tactique de maintien de l’ordre qui prévoit précisément de repousser les manifestants avec les boucliers pour les disperser.

La personne dépositaire de l’autorité publique ayant commis ces violences, si la justice estime que violences il y a eu, n’est autre que le Préfet lui-même agissant sur les instructions de ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et du gouvernement d’Edouard Philippe.
En tentant de rejeter sa faute sur l’un de nos collègues, cet exécutif n’assume pas sa politique répressive.
Ce gouvernement préfère sacrifier des fonctionnaires de police sur l’autel de ses intérêts particuliers.
Les syndicats de police majoritaires qui incitent aujourd’hui nos collègues à toujours plus de répression contre les Gilets jaunes alors qu’on baisse en permanence la culotte devant la racaille de banlieue, seront les premiers demain à couper la tête des fonctionnaires du corps d’encadrement et d’application en conseil de discipline pour usage excessif de la force.
C’est dit.

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