Le 12/11/2015
Avec 22 % des voix au premier tout, il est talonné par le candidat du Front national.
L’affaire est entendue !
Claude Bartolone, l’actuel président de l’Assemblée nationale, rêve d’un destin régional.
Normal, le principe de Peter s’applique, là, dans toute sa rigueur : « tout individu tend à s’élever jusqu’à atteindre son niveau d’incompétence ».
Donc, monsieur Bartolone se « peterise ».
Ses dernières responsabilités « de terrain » – président du département de Seine-Saint-Denis de 2008 à 2012 – ont été caractérisées, selon la Cour régionale des comptes, par une gestion incertaine, dispendieuse, opaque, empreinte de favoritisme, voire pénalement répréhensible.
Le parquet de Bobigny, impressionné par ce tir groupé et flairant emplois fictifs et détournements de fonds publics, a ouvert une enquête contre X.
Qu’à cela ne tienne !
Certain de s’être refait une virginité en goûtant l’air rare et épuré du perchoir du Palais Bourbon, voilà notre homme tout pimpant, tout fringant, casseroles aux fesses, à l’assaut de la région Ile-de-France, où il compte bien appliquer les bonnes vieilles méthodes qui lui ont servi à diriger la Seine-Saint-Denis.
Sauf que là, les proportions ne sont plus les mêmes : 8 départements, 1,1 million de fonctionnaires au total et un budget cumulé – départements plus région – de 1,1 milliard d’euros.
Tout y est multiplié par dix, y compris les conséquences à redouter d’une politique hasardeuse.
Jusqu’à présent, la campagne ronronnait doucement.
Les Français, un peu étonnés, remarquaient que l’on peut avoir des responsabilités à plein temps, comme président de l’Assemblée nationale, et, néanmoins dégager du temps, et sans doute de l’argent, pour faire campagne.
Oui, mais, à courir deux lièvres…
Le ronronnement, caractérisé par une sorte d’égalité dans les intentions de vote entre Bartolone et sa compétitrice la plus proche, Valérie Pécresse, a brutalement fait place à des feulements d’indignation, des grondements de colère, des énervements de dépit.
Comment ?
Un sondage dévoile que Valérie creuse l’écart.
On tempête, on râle, on injurie l’institut de sondage, ce pelé ce galeux qui a osé le crime de lèse-Bartolonerie : « Je n’ai aucune confiance en ce sondage. Il est donné par une véritable presse militante. Quand on sait les méthodes de fonctionnement de cet institut… », peste-t-il en visant Valeurs actuelles, le commanditaire du sondage.
Pas de chance : l’institut en question – Opinionway – s’honore, sur son site, d’avoir la région Ile de France parmi ses clients de référence !
Et Bartolone, comme sœur Anne, n’a rien vu venir !
Du grand guignol, vous dis-je.
Le sondage révèle, en outre, qu’avec 22 % des voix au premier tout, il est talonné par le candidat du Front national.
Là, on n’est pas loin de l’apoplexie et l’homme aux allures de petit marquis manque de s’étouffer.
Alors, il se fâche tout rouge et annonce qu’il va saisir la commission des sondages.
Nous en sommes là.
Le reste se passera dans les urnes.
Un jour, en pleine séance de l’Assemblée nationale, le président Bartolone a traité les députés d’opposition d’ « abrutis ».
Personne ne s’étonnerait qu’il dégaine la même épithète à l’adresse des électeurs franciliens, le soir du 6 décembre 2015.
Affaire à suivre…
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