Alors qu’il y a quelques jours, un individu s’est vu condamner à 35h de travaux d’intérêts généraux pour avoir trainé un policier nantais sur le bitume suite à un refus d’obtempérer, ce lundi 27 novembre 2023, six premiers jeunes patriotes étaient jugés ce lundi après-midi, devant le tribunal correctionnel de Valence en comparution immédiate et dormiront en prison dès ce soir.
Ils sont des prisonniers politiques dans un pays qui se permet de critiquer la Russie.
Ils ont été interpellés samedi soir alors qu’ils manifestaient dans le quartier de la Monnaie, à Romans sur Isère, aux cris de “Justice pour Thomas”, “l’Islam hors d’Europe”, “la rue, la France nous appartient”. Ils exprimaient la colère ressentie par une large partie de la population après le meurtre de Thomas à Crépol, une semaine auparavant, par des racailles de ce même quartier.
Certains étaient poursuivis pour violences sur les forces de l’ordre pour avoir tiré des mortiers d’artifice dans leur direction. D’autres sont jugés pour leur participation à cette marche, précisément à “un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens”.
La procureure a requis 12 mois de prison avec maintien en détention pour cinq d’entre eux, six mois pour le dernier. Le tribunal les a finalement condamnés à des peines de six à dix mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Ils restent tous en prison.
C’est un jugement éminemment politique, visant à terroriser et à dissuader toute forme de contestation de la défaillance de l’Etat Républicain, fort avec les faibles mais faible avec les forts. Il suffit de prendre l’actualité de ces derniers mois pour se rendre compte que pour des crimes et délits bien plus graves, des individus ne sont pas condamnés à de telles peines, n’ont pas de mandat de dépôt, et bénéficient parfois même d’aménagement de peine.
Tous ont entre 18 et 25 ans. Ils viennent du Doubs, de Côte-d’Or, près de Dijon, du Gard, de Paris et de Lyon. La plupart vivent chez leurs parents. Ils sont étudiants, stagiaire, chômeur, militaire, développeur informatique. À l’exception de l’un d’entre eux, leur casier… https://t.co/uduolBC5v3
— Breizh-Info (@Breizh_Info) November 27, 2023
Quelques faits jugés récemment, pour pouvoir comparer les peines










