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vendredi 9 mai 2025

EXCLUSIF Meurtre de Thomas à Crépol : « On me tombe dessus pour avoir eu le courage de dire les mots », dénonce Marie-Hélène Thoraval


EXCLUSIF Meurtre de Thomas à Crépol : « On me tombe dessus pour avoir eu le courage de dire les mots », dénonce Marie-Hélène Thoraval

 

8 mai 2025

ojim.fr
 

Plus d’un an après le meurtre de Thomas à Crépol, la publication d’un livre-enquête vient de relancer la controverse autour de la mort du jeune homme, tué lors d’un bal de village en novembre 2023. 

Truffé de contre-vérités et d’omissions, le livre a choqué jusqu’à l’Association des victimes du bal de Crépol qui dénonce aujourd’hui un travestissement de la réalité. L’Observatoire du journalisme, qui consacre un long dossier pour rétablir les faits sur le drame de Crépol, vous propose de découvrir dans son intégralité l’interview accordée par Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère.

Que pensez-vous du traitement médiatique du drame de Crépol ?

La médiatisation qui s’est opérée après ce drame a été d’ampleur, probablement corrélée au niveau de violence observée ce soir-là. En revanche, là où la presse a immédiatement évoqué un « fait divers », j’ai tenu à rappeler, après les obsèques de Thomas, qu’il s’agit d’un fait de société. Aujourd’hui, l’actualité me donne malheureusement raison.

Quant au « livre-enquête », j’insiste sur les guillemets, réalisé par Jean-Michel Décugis, Marc Leplongeon et Pauline Guéna, il ne correspond en rien à la réalité de l’échange que j’ai eu avec Jean-Michel Décugis. Je l’ai reçu car il m’avait été recommandé par un préfet que je connaissais. Je l’ai donc reçu en toute confiance alors même que, vous pensez bien, je n’ai pas toujours répondu favorablement aux demandes des journalistes. Je suis maire avant tout, je ne suis pas là pour faire de la communication.

Quand j’ai découvert ensuite les bonnes feuilles du livre et ce qui a été retenu de notre échange, je peux vous assurer que c’était la stupéfaction pour moi. Entre la personne que j’ai rencontrée le 19 décembre 2023 et celle qui s’est exprimée dans le cadre de la promotion de cet ouvrage, il y a un vide abyssal. Quand je l’ai reçu, j’ai pourtant répondu avec honnêteté à l’intégralité de ces questions. À chaque fois que j’ai avancé une idée, je l’ai toujours justifiée. Mais les auteurs n’ont pas jugé nécessaire de reprendre les explications que j’ai données. Le livre travesti totalement mes propos.

Avez-vous souhaité ou eu un contact avec les auteurs du livre après sa parution pour vous expliquer ?

Aucun. Et je n’y tiens absolument pas. Le mal est fait.

Comment interprétez-vous ce besoin impérieux des journalistes de minimiser le drame ?

Je vous dirais d’abord que c’est dramatique de vouloir travestir la réalité de la violence qui s’est opérée ce soir-là. C’est vouloir minimiser et surtout banaliser une violence qui devient in fine une violence ordinaire. C’est une manière de ne pas accepter la réalité et, surtout, de ne pas vouloir constater que nous avons une problématique en termes d’immigration, de comportements, de politique d’intégration et d’assimilation. En faisant cela, les journalistes refusent d’admettre que des quartiers autrefois populaires sont devenus des quartiers communautaires.

Quand, par exemple, j’explique à Jean-Michel Décujis que le quartier de la Monnaie est un point noir pour nous, c’est parce qu’une majorité de la population de ce quartier aspire à vivre paisiblement. Mais aujourd’hui, les politiques menées par nos gouvernants ne nous permettent pas d’avoir une réponse aux situations que l’on rencontre dans ces quartiers. Ces quartiers sont devenus des zones de non-droits et de narco-trafic. Et, je le maintiens, certains de ces quartiers sont aujourd’hui sous l’emprise d’une forme d’islamisme radical.

De la même manière, ce que je trouve particulièrement scandaleux dans leur propos, c’est de banaliser le fait d’être muni d’un couteau « pour couper du shit ». Comment peut-on écrire des trucs pareils ? Quand vous avez un couteau, avec une lame de 25 centimètres, je suis navrée mais on ne peut pas dire que vous êtes équipé d’un couteau. Vous êtes armé d’un couteau. Si vous n’êtes pas capable de le constater et de pouvoir regarder cela avec toute l’objectivité nécessaire, c’est que vous travestissez la réalité.

C’est un manque total de considération pour leurs lecteurs et une « banalisation » blessante pour ceux qui ont vécu le drame. Et encore, le mot est faible.

Selon les journalistes, le drame de Crépol est avant tout symptomatique d’un conflit entre urbains et ruraux…

On ne saurait opposer les urbains et les ruraux, cela n’a rien à voir. Ils n’ont rien compris à notre territoire et ne l’ont pas ressenti. Nous vivons ensemble. Les jeunes qui habitent en milieu rural sont au lycée dans nos villes. L’opposition qui est faite est une caricature particulièrement blessante et humiliante. De quel droit se permettent-ils d’humilier et de blesser les gens de cette manière ?

Dans leur ouvrage, les trois auteurs vous accusent d’avoir « mis de l’huile sur le feu » pour avoir qualifié le meurtre de Thomas de « fait de société et non de fait divers » et, surtout, pour avoir, la première, demandé que le mobile raciste anti-Blanc soit considéré par la justice. Que leur répondez-vous ?

C’est précisément une chose que je souhaite vraiment rajouter : pourquoi je dénonce cela ? Parce que, dans ces quartiers, vit une majorité de personnes qui aspirent à vivre paisiblement. En ce qui concerne mon territoire, la majorité des personnes qui travaillent tous les jours vivent, par exemple, dans l’angoisse de retrouver leur voiture le lendemain matin quand d’autres sont obligées d’organiser leur journée pour faire leurs courses aux heures où elles seront sûres de ne pas être ennuyées. Est-ce que cela est normal ?

Avez-vous le sentiment que l’auteur du livre savait déjà ce qu’il allait écrire avant même de vous rencontrer ?

samedi 15 mars 2025

Meurtre de Thomas : ce procès-verbal qui relance l’affaire du « crime raciste »

 

Thomas Crépol

 

 

 Un an et demi après le meurtre de Thomas à Crépol, un procès-verbal relance la piste d'un mobile raciste.

Près d'un an et demi après le drame de Crépol (Drôme), où Thomas, lycéen de 16 ans, fut poignardé à mort lors d’une fête de village, une révélation secoue l’enquête. 

Un procès-verbal (PV), rédigé cinq jours après les faits survenus dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023, refait surface. Ce document, relégué dans l’ombre des notifications de garde à vue rarement consultées, rapporte des témoignages accablants : des insultes racistes auraient fusé durant l’altercation fatale. « On est là pour planter des Blancs », auraient déclaré certains agresseurs, selon des dépositions recueillies par une analyste criminologue, à la demande de la gendarmerie. Pourquoi ce PV sensible a-t-il été si discrètement classé ? Erreur administrative ou volonté délibérée d’étouffer une vérité explosive ? Alors que l’enquête piétine, avec plus de 350 auditions et 14 mises en examen, cette pièce oubliée relance le débat sur le mobile raciste du meurtre, jusqu’ici écarté par le parquet, faute de preuves suffisantes - malgré les témoignages.


Un document qui dérange

Ce PV, exhumé un an et demi après la tragédie, jette une lumière crue sur une affaire qui avait déjà ébranlé la France. Rédigé avec minutie, il consigne une dizaine d’auditions évoquant des propos haineux proférés lors de la « bagarre » qui a dégénéré en bain de sang. Ces témoignages, s’ils étaient confirmés, contrediraient la version d’une simple rixe de bal avancée par la défense des suspects. Pourtant, ce document n’a pas été versé au dossier principal. Il est « classé dans des notifications qu’on ne consulte jamais », affirme, auprès du Nouvel Obs, Jean-Michel Decugis, coauteur d’Une nuit en France (Grasset), qui consacre un chapitre à ce « PV mystère ». Était-ce une manœuvre pour éviter d’attiser une situation déjà tendue, marquée par des manifestations d’ultra-droite à Romans-sur-Isère ? Le parquet, prudent, maintient que les preuves manquent pour retenir un caractère raciste. Mais cette discrétion intrigue et alimente les soupçons d’une Justice hésitante face à une vérité dérangeante.

L’enquête, elle, reste engluée dans l’incertitude. Malgré des expertises ADN et des heures d’analyse vidéo, l’auteur du coup fatal demeure inconnu. Les suspects, originaires pour beaucoup du quartier sensible de la Monnaie, à Romans-sur-Isère, rejettent toute préméditation. Pourtant, les mots rapportés dans le PV – insultes ciblées, volonté explicite de violence raciale – dessinent un tableau bien plus sombre.

 
« La Justice doit se montrer ferme »

Au lendemain du drame, la colère avait gagné les rues.

mercredi 18 septembre 2024

Près d’un an après le meurtre de Thomas, son meurtrier (présumé) court toujours


Thomas Crépol

 

 

Que se passe-t-il, depuis un an, après le terrible meurtre de Thomas à Crépol ? 

À en croire Marie-Hélène Thoraval, peu de choses. 

Invitée de la Grande Interview de Sonia Mabrouk, sur CNews/Europe 1, mardi 17 septembre, le maire de Romans-sur-Isère s’est indigné des suites que connaît l’affaire. « L’enquête peine à avancer. L’auteur n’est pas derrière les barreaux et court toujours », déplore l’édile. Dès lors, plusieurs questions se posent. Où en sont Ilyes, Chaïd, Yasir, Mathys, Fayçal, Kouider et Yanis, les sept majeurs placés en garde à vue, peu de temps après la mort de Thomas (interpellés par le GIGN à Toulouse, alors qu’ils cherchaient à rejoindre l’Espagne) ? Quel fut le résultat des arrestations de onze personnes, dont une mineure, toutes originaires du quartier de la Monnaie et, pour la plupart, déjà connues des services de police, en mars dernier ? Rien de très concret ne filtre, jusqu’à présent. Bien que le dossier soit particulièrement sensible et compliqué à traiter pour les enquêteurs de police, l’auteur du coup de couteau fatidique n’aurait donc, pour l'heure, toujours pas été formellement identifié et, par conséquent, appréhendé.


 

À ce sujet — [EXCLU BV] Le jeune homme tabassé dans le quartier de la Monnaie témoigne

Un deux poids deux mesures judiciaires ?

Le meurtre de Thomas a créé un électrochoc. Rapidement après le décès tragique du rugbyman de 16 ans, de nombreux jeunes militants de droite, venus de toute la France, avaient manifesté leur colère dans le quartier de la Monnaie, à Romans-sur-Isère, d’où sont originaires les principaux suspects. Résultats ? Une pelletée d’arrestations, des peines de prison allant de cinq à dix mois requises contre certains des participants et un jeune homme tabassé, presque laissé pour mort. D'autres - sans lien avec le rassemblement du quartier de la Monnaie - ont tout bonnement été condamnés pour avoir collé des affiches dénonçant l'odieux crime.

mercredi 13 décembre 2023

[INFO BV] Il colle des affiches en hommage à Thomas et finit devant le juge


 
 

 

 Clémence de Longraye 12 décembre 2023

 

« Aujourd’hui, je suis soulagé que tout cela soit derrière moi. » 

 Trois semaines après sa garde à vue et sa comparution devant un juge, Thibault, l’un des huit jeunes qui, aux côtés de Chloé déjà interviewée par BV, a collé des affiches en hommage à Thomas dans les rues de Lyon, hésite entre le soulagement et l’angoisse.

D’un côté, le jeune homme est heureux de pouvoir tirer un trait sur cette affaire. De l’autre, sa récente condamnation et l'inscription sur son casier judiciaire lui laissent un goût amer. Pour avoir placardé les murs de Lyon d’affiches à la mémoire de Thomas, tué à Crépol le 18 novembre dernier, Thibault se voit condamné à 150 euros d’amende. Une somme à laquelle s’ajoutent 60 jours-amende pour possession, dans sa voiture, d’une bombe poivre (arme de catégorie D) d’une valeur de 420 euros, et 127 euros de frais de justice. Une condamnation assortie d’un retrait du permis de chasse ainsi que d’une interdiction de le repasser et de détenir des armes pendant trois ans. « Le permis de chasse et la confiscation de mes fusils - parfaitement en règle, assure-t-il -, c’est ce qui me coûte le plus », nous confie-t-il. Auprès de BV, il revient sur les événements qui l’ont entrainé à comparaître pour la première fois devant un juge.

Deux nuits en garde à vue

Comme Chloé, Thibault est profondément « révolté » par la mort de Thomas. Alors que des collectifs identitaires planifient une manifestation, malgré l’interdiction de la préfecture, Thibault, qui ne milite plus depuis plusieurs années, décide de ne pas y participer mais de rendre hommage malgré tout au jeune rugbyman de 16 ans. « Je me suis beaucoup identifié à lui. C’était moi il y a dix ans. J’avais besoin d’être actif. Je voulais exprimer un sentiment de colère que beaucoup partagent », explique-t-il. Il imprime alors quelques visuels (dont l’affiche « Thomas tué par des barbares »), achète du matériel de collage dans un magasin de bricolage et motive quelques amis.

jeudi 30 novembre 2023

Ces deux jeunesses vont se percuter de plus en plus et la nôtre n’est pas prête à encaisser le choc

 

 

26 novembre 2023

nice-provence.info 

L’écrivain Jonathan Sturel, auteur de plusieurs ouvrages, réagit au meurtre de Thomas.
 

« Il faut bien comprendre ce qui a eu lieu à Crepol : des jeunes Français de la France rurale ont été pris pour cibles, attaqués, écorchés au couteau, l’un d’entre eux, un gamin de 16 ans, a été tué parce qu’une bande venue d’une zone remplacée a décidé de venir “se faire du babtou”.

C’est signé, c’est ethnique, c’est racial, c’est tout ce qu’on n’a pas le droit de nommer et pourtant c’est cela et pas autre chose.

D’un côté, une jeunesse insouciante qui festoie tendrement, qui festoie comme on a toujours festoyé dans ce pays depuis des générations, qui plus est dans une salle des fêtes de la France rurale, une salle encore debout puisque contrairement aux MJC des zones remplacées cette salle des fêtes, dans cette petite commune de la France rurale, n’avait pas été brûlée, détruite, abandonnée ou transformée en squat pour trafiquants de drogue.

En face, une autre sorte de jeunesse, déjà barbare, déjà violente, déjà lobotomisée par les logiques de gang, de rivalité, de revanche et de violence ; une jeunesse qui, lorsqu’on lui refuse l’accès à une salle des fêtes où elle n’a rien à faire, revient avec des couteaux pour faire des morts et des blessés, la bave aux lèvres, la gorge injectée de sang à en devenir veineuse.

Lorsque ces deux jeunesses se rencontrent, c’est toujours la même qui sort les couteaux et toujours la même qui les prend dans le thorax. Et il en sera ainsi encore demain, la semaine prochaine et pendant des années tant que le rapport de force et les flux migratoires ne seront pas inversés.

Ces deux jeunesses vont se percuter de plus en plus et la nôtre n’est pas prête à encaisser le choc.

Parce que depuis des années, nos médias, nos politiques, nos artistes, nos profs d’écoles, de collèges et de lycées, en enfonçant leurs inepties progressistes, pacifistes, vivre-ensemblistes, antiracistes et castratrices dans les crânes de nos gosses ont fini par leur faire baisser la garde et les transformer en agneaux pendant qu’en face, déjà largement affranchie de ces autorités factices, une autre jeunesse a aiguisé ses dents et ses couteaux.

Nous avons été transformés en agneaux par 40 ans de lobotomie gauchiste. Les responsables sont connus, nous n’oublierons pas.

[Témoignage] Elle placarde des affiches pour Thomas et finit en garde à vue



 

Clémence de Longraye 29 novembre 2023

 

Depuis le samedi 18 novembre, la France pleure Thomas.

 Partout, des rassemblements s’organisent pour rendre hommage au jeune rugbyman tué à Crépol (Drôme). 

Après Aix-en-Provence, Romans-sur-Isère ou encore Annecy, c’est à Lyon que plusieurs organisations envisageaient de se rassembler, ce lundi 27 novembre, pour saluer la mémoire du jeune homme. Malgré l’interdiction de la préfecture, plusieurs centaines de jeunes ont défilé sur la presqu’île lyonnaise aux cris de « Justice pour Thomas ». Rapidement, le rassemblement est dispersé. Au même moment, en périphérie et dans les rues du Vieux Lyon, Chloé, 26 ans, et son fiancé retrouvent six amis et débutent un collage sauvage en hommage à Thomas. Trois heures plus tard, interpellés en flagrant délit, ils finissent au poste, placés en garde à vue. Elle n’en ressortira que vingt heures plus tard.

Provocation à la haine raciale

« On a trouvé injuste que la manifestation en hommage à Thomas soit interdite par la préfecture », raconte Chloé à BV. La jeune femme, bien que révoltée par la mort du jeune homme, décide malgré tout de ne pas participer au rassemblement interdit. « Je ne voulais pas m’y rendre parce que je ne voulais pas finir en garde à vue. On n’avait pas envie de jouer avec le feu… », explique-t-elle. Alors, avec un petit groupe d’amis, elle s’organise pour imprimer des affiches à la mémoire de Thomas et acheter le matériel nécessaire pour les coller. « Comme la manifestation était interdite, on voulait marquer le coup avec une action pacifique », détaille Chloé. Vers 21 h 30, le groupe commence à coller leurs affiches aux slogans accrocheurs (« Thomas, 16 ans, tué par des barbares », « Thomas tué parce que blanc », « Thomas, Lola et demain toi ») et taguer des murs dans la métropole lyonnaise. Alors que leur action prend fin, ils sont interpellés en flagrant délit par les forces de l’ordre, dans le Ve arrondissement.

lundi 27 novembre 2023

Le pays réel raconté sans truquages ni faux semblant par Juliette.

 

samedi 25 novembre 2023

À Sciences Po, des affiches en hommage à Thomas arrachées : “Il n’y a plus aucune affiche en hommage à ce jeune homme dans notre établissement” (MàJ)


«Nous avons commencé les collages sur les différents campus de Sciences Po Paris vers 8 heures. Le temps d’en faire le tour et de venir voir si tout était bien en place, nous avons compris qu’elles avaient été arrachées. 

Il n’y a donc plus aucune affiche en hommage à ce jeune homme dans notre établissement, c’est déplorable», note Quentin Coton, président de l’UNI Sciences Po.

Difficile pour autant de déterminer l’identité de l’étudiant qui se serait adonné à ces dégradations. «L’étudiant qui a été filmé apparaît souvent aux côtés du groupe Solidaires et autres syndicats marqués à gauche. Pour nous, cela vient d’eux», poursuit Quentin Coton. «Il est possible qu’on essaie d’en remettre prochainement, il faut prouver que ce qu’ils font n’enlève rien à nos combats et notre tristesse face à ce drame», conclut-il. Interrogé, Sciences Po ne souhaite effectuer «aucun commentaire» sur la situation.

etudiant.lefigaro.fr

 

vendredi 24 novembre 2023

Crépol : pour en finir avec la récupération



 

 Marc Baudriller 23 novembre 2023

 

À gauche, c’est bien connu, on invente, on crée, on caresse le progrès dans le sens du poil en préparant les lendemains qui chantent. 

À droite, on donne dans la récupération. 

Cette vision de gauche manichéenne, dénoncée depuis longtemps par BV, apparaît dans toute sa nudité avec le drame de Thomas à Crépol. Une fois de plus, autour de ce meurtre barbare, on a vu refleurir les vieilles accusations et tourner la roue de l’esquive.

Premier acte, on n’en parle pas ou peu. Exemple : L’Humanité patiente jusqu'au 22 novembre pour parler sur son site Web de la nuit tragique du 18 au 19. Le président de la République met, lui aussi, plusieurs jours à réagir à ce meurtre. Mélenchon, monopolisé par le jardinier blessé (triste affaire et geste inexcusable par ailleurs), n’a toujours rien dit de Thomas. La loi du silence a fait ses preuves quand les Français s’abreuvaient à une poignée de médias de masse, mais aujourd'hui, les réseaux sociaux compliquent singulièrement la manipulation.

Fait divers ?

Deuxième acte : devant l’émotion des Français et la mobilisation des médias lucides, on en appelle à la « décence ». En clair, on tente d’étouffer l’indignation et la réflexion naturelle. Véran dénonce « une polémique politicienne ». Élisabeth Borne, à l’aile gauche de la majorité, attend plusieurs jours avant de faire état, à l’Assemblée, de violences « graves » et « inacceptables ». « Ce moment appelle à la retenue et à la décence, lance le Premier ministre au Sénat, le 22 novembre. Utiliser ce drame pour jouer sur les peurs, c’est manquer de dignité et de respect pour les victimes. » Elle annonce des renforcements des effectifs de police (déjà prévus), notamment dans la Drôme…

Surtout, ne pas réfléchir, ne pas chercher les causes, ne pas exiger de l’État un profond changement de politique. De la même manière, la gauche parle encore de « fait divers ». Pourtant, un fait divers ne porte pas de signification à l’échelle d’une société et d’un pays : si le meurtre de Thomas émeut les Français, c’est qu’ils le considèrent comme l’inverse d’un fait isolé, impossible à reproduire ailleurs. Rien à voir avec le petit Grégory ou Landru, qui n’appellent pas un changement de politique. Les Français ne voient pas, à Crépol, une information anecdotique mais l’émergence d’une coulée de lave, celle de la barbarie qui déferle sur leur pays.

Noyer le poisson

Pas de Kévin ni de Mattéo parmi les meurtriers de Thomas



perubu pour Fdesouche

Crépol (26) : Thomas, 16 ans, poignardé à mort lors de l’attaque d’une fête de village par des « racailles » armés de couteaux, qui criaient « On va tuer du blanc » (MàJ : « Pas un seul des suspects n’a un nom à consonance française »

 

jeudi 23 novembre 2023

No comment