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vendredi 13 décembre 2024

Un procès opposera le créateur de Zoé Sagan à Brigitte Macron les 27 et 28 octobre 2025.

 

 

profession-gendarme 

Un procès opposera le créateur de Zoé Sagan à Brigitte Macron les 27 et 28 octobre 2025.


Brigitte Macron et Gabriel Attal ont fait arrêter, à six heures du matin, trente citoyens français sur le fondement de la loi Schiappa, censée protéger les plus fragiles et vulnérables de la société.
Elle a confié l’exécution à une section spécifique du parquet de Paris, « AC2 », à qui elle a octroyé une compétence nationale, afin de mieux organiser des procès spectacle censés intimider et censurer les citoyens qui auraient le tort de mal penser.
Cette section est dirigée par une ancienne conseillère du plus proche ministre de Brigitte Macron, Aline Olié, propulsée à sa tête en dehors de toute compétence.
C’est ainsi que la très proche de Brigitte Macron et de Cyril Hanouna Magali Berdah, escroc condamnée en justice faisant son affaire de piller des citoyens lambda, a pu faire poursuivre et condamner Booba et des dizaines de personnes qui l’avaient dénoncée.
Parce qu’ils se considéraient « harcelés » par un compte satirique, les plus puissants de la République ont donc mobilisé plus de cinquante policiers et toute une section du parquet de Paris pendant des mois, planquant devant les foyers de simples écrivains, citoyens, coupables d’avoir écrit et pensé.
Il est notamment reproché à Zoé Sagan d’avoir révélé que, contrairement au récit construit par Mimi Marchand et les alliés d’Emmanuel Macron pendant des années, Brigitte Macron avait bel et bien rencontré Emmanuel Macron lorsque, professeur de son lycée, il avait 14 ans, et elle 37.
C’est-à-dire à des âges et en une position d’autorité susceptibles de lui faire encourir une responsabilité criminelle pour pédophilie, si la prescription n’était pas intervenue.
Très loin du récit à l’eau de rose colporté par la presse oligarchique, sur l’impulsion de Xavier Niel et Mimi Marchand, de Paris Match à Closer, au cours de la campagne de 2016.
Il s’agit bien entendu du secret le mieux gardé du pouvoir, qui ne supporte pas son exposition, et qui a tout fait pour abattre ceux qui l’exposaient.
Zoé Sagan a eu le tort de l’exposé ironiquement, de façon humouristique et tendre, sans violence, et de fonctionner en miroir de nos dirigeants.
En faisant ce qu’elle même appelle de l’info-fiction.
Son créateur l’a payé de sa liberté.
Il sera jugé.
Et il appartiendra à chacun de s’interroger sur si cela doit, ou non, être accepté.

mercredi 11 décembre 2024

Rafles, mise en garde-à-vue de 30 lanceurs d'alertes


 Image

J’avais rendez-vous avec Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan, ce mardi 10 décembre à 13h à Arles. 
 
C’était prévu de longue date. J’avais fait la route depuis Paris la veille pour préparer avec lui une interview vidéo qu’il disait « explosive ».  
 
Il me disait avoir des grosses révélations à faire pour cette fin d’année 2024. Trois heures avant notre rendez-vous, il me laisse un message vocal me disant que trois hommes de la police judiciaire sont devant sa porte et qu’il allait finir en garde à vue.
 À cette heure-ci, plus de 24 heures après son arrestation, il reste encore injoignable et Juan Branco est l’avocat qui le défend. 
Il devrait sortir ce soir selon lui. Je ne sais pas si son arrestation est liée à notre interview mais je doute qu’il n’y ait aucun lien. Nous ferons notre travail peu importe les obstacles, cette interview sortira dans les prochains jours. Le journalisme libre et indépendant est notre dernier rempart. Je vous tiendrai informés. 
 
Marc Daoud 
 (@anatolium
 
 

 

 

 

 

 

vendredi 2 février 2024

Karine Duc, la viticultrice sortie de garde à vue, se confie à BV


 
 
 Iris Bridier 01 février 2024

« Mes droits ont été bafoués, c’est insupportable ! » 

 Indissociable de son béret jaune, la médiatique syndicaliste Karine Duc, co-présidente (avec José Perez) de la Coordination rurale du Lot-et-Garonne (CR47), s’est confiée à Boulevard Voltaire à l’issue de sa garde à vue, ce jeudi, et nous raconte cette « rafle » des gendarmes, mercredi soir : « J’ai demandé à voir mon avocate, elle s’est présentée au commissariat peu de temps après mon interpellation. J’étais menottée sur le banc à l’accueil, les policiers ont refusé qu’elle vienne me voir parce qu’ils n’avaient pas tous les papiers. Ils n’avaient pas la possibilité de la laisser faire la consultation à laquelle j’avais droit. »

Si elle répète, au téléphone, que « tout va bien maintenant » et qu’elle ne sait pas « ce qui peut lui être reproché », manifestement, les gendarmes missionnés hier soir non plus : « Pendant toute la soirée, ils ne savaient pas si j’étais en hébergement ou si c’était autre chose, ils ne savaient pas précisément pourquoi j’étais là. » Et, ironie de l’histoire, « à plusieurs reprises, ils m’ont demandé qui j’étais. J’ai été fouillée trois fois. Ils étaient un peu dépassés par la rafle qu’ils ont faite. Ils ont interpellé et mis en garde à vue 80 personnes. »

Redonner ses lettres de noblesse à la paysannerie française

Surprenante arrestation, pour celle qui était reçue à Matignon le midi même à la table de Gabriel Attal et qui maintient avoir manifesté pacifiquement à Rungis, sans tracteur ni dégradations. Plus déterminée que jamais, la viticultrice agenaise tient à « faire en sorte que les agriculteurs ne restent pas dans la misère et puissent trouver de vraies solutions pour reprendre leur métier ». Ce qui la motive ? « Redonner toutes ses lettres de noblesse à la paysannerie française. On a été trop longtemps dénigrés, nous avons trop souffert de politiques et de mesures qui ont détruit un bon nombre d’agriculteurs », nous explique-t-elle.

Le courage et la persévérance ne manquent pas à cette viticultrice reconvertie en biodynamie, il y a quatre ans. Répondant à cet appel de la terre, cette fille d’agriculteur qui a d’abord exercé dans des services administratifs de structures agricoles (les Vignerons de Buzet, Terre du Sud, et la Coordination rurale) est repartie de zéro, avec des terres en friche.

jeudi 30 novembre 2023

[Témoignage] Elle placarde des affiches pour Thomas et finit en garde à vue



 

Clémence de Longraye 29 novembre 2023

 

Depuis le samedi 18 novembre, la France pleure Thomas.

 Partout, des rassemblements s’organisent pour rendre hommage au jeune rugbyman tué à Crépol (Drôme). 

Après Aix-en-Provence, Romans-sur-Isère ou encore Annecy, c’est à Lyon que plusieurs organisations envisageaient de se rassembler, ce lundi 27 novembre, pour saluer la mémoire du jeune homme. Malgré l’interdiction de la préfecture, plusieurs centaines de jeunes ont défilé sur la presqu’île lyonnaise aux cris de « Justice pour Thomas ». Rapidement, le rassemblement est dispersé. Au même moment, en périphérie et dans les rues du Vieux Lyon, Chloé, 26 ans, et son fiancé retrouvent six amis et débutent un collage sauvage en hommage à Thomas. Trois heures plus tard, interpellés en flagrant délit, ils finissent au poste, placés en garde à vue. Elle n’en ressortira que vingt heures plus tard.

Provocation à la haine raciale

« On a trouvé injuste que la manifestation en hommage à Thomas soit interdite par la préfecture », raconte Chloé à BV. La jeune femme, bien que révoltée par la mort du jeune homme, décide malgré tout de ne pas participer au rassemblement interdit. « Je ne voulais pas m’y rendre parce que je ne voulais pas finir en garde à vue. On n’avait pas envie de jouer avec le feu… », explique-t-elle. Alors, avec un petit groupe d’amis, elle s’organise pour imprimer des affiches à la mémoire de Thomas et acheter le matériel nécessaire pour les coller. « Comme la manifestation était interdite, on voulait marquer le coup avec une action pacifique », détaille Chloé. Vers 21 h 30, le groupe commence à coller leurs affiches aux slogans accrocheurs (« Thomas, 16 ans, tué par des barbares », « Thomas tué parce que blanc », « Thomas, Lola et demain toi ») et taguer des murs dans la métropole lyonnaise. Alors que leur action prend fin, ils sont interpellés en flagrant délit par les forces de l’ordre, dans le Ve arrondissement.

mercredi 30 mars 2022

Me Virginie de Araujo-Recchia communique suite à sa mise en garde à vue par la DGSI

 

 
 Me Virginie de Araujo-Recchia, avocate au Barreau de Paris.

Publié le 30/03/2022 à 18:55
Auteur(s):francesoir

Le 22 mars dernier, Me Virginie de Araujo-Recchia ainsi que six autres personnes ont été arrêtées par la DGSI dans le cadre d’une enquête liée à Rémy Daillet, mis en examen le 22 octobre dernier pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle"

Elle était l'avocate de cet homme, connu pour ses appels insurrectionnels visant à renverser le gouvernement. 

Elle ressort de garde à vue le 24 mars et nous confie aujourd'hui son ressenti à travers un communiqué officiel, dans lequel elle souligne que "rien ne lui est reproché". "Je n’ai fait l’objet d’aucune poursuite, je n’ai pas été mise en examen, ni même placée sous le statut de témoin assisté", explique-t-elle.

Elle y raconte comment s'est déroulée l'interpellation ainsi que l'interrogation, en insistant sur les "conditions déplorables" dont nous faisait aussi part Sylvain Baron, Gilet jaune et auteur également arrêté ce jour-là. Puis, elle pose la question : "N’était-il pas plus simple de me convoquer plutôt que de m'emmener devant mes enfants et de me garder à vue dans des conditions déplorables sachant qu'il s'agissait, au final, uniquement d’obtenir des renseignements puisque rien ne m'est reproché ?"

L'avocate s'adresse aussi brièvement aux médias qui ont relaté son interpellation en parlant de terrorisme, d'extrémisme ou encore de complotisme, et assure : "Je n’en resterai pas là, car il s’agit de pure diffamation et d’intention de nuire, mais je vais solliciter un droit de réponse."


Voir aussi : "Je suis connu pour mes actions pacifiques et légales, pourquoi la DGSI n'était-elle pas au courant ?" Sylvain Baron

Ci-dessous, le communiqué complet de Me Virginie DE ARAUJO-RECCHIA, avocate au Barreau de Paris :

Plusieurs médias ont relaté ma mise en garde à vue du 22 mars 2022 dans les locaux de la DGSI qui s’est terminée le 24 mars 2022.

En effet, le 22 mars 2022 à 6h40 du matin, douze personnes, dont des policiers cagoulés des forces spéciales, sont entrées à six voitures dans notre propriété, puis ils ont violemment tambouriné à notre porte.

Nous avons bien entendu ouvert, cependant nous avons remarqué que tout le matériel était déjà prêt au sol, pour forcer notre porte.

Cette équipe composée de forces de l'ordre notamment de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (D.G.S.I.), de la représentante de Monsieur le Bâtonnier du Barreau de Paris, de Madame la Greffière et de deux juges d'instruction, a ensuite investi, sans coup férir, notre domicile et entamé une perquisition, dans chaque pièce, jusque dans la chambre de nos enfants, la voiture et le jardin.

Ils sont allés jusqu'à éplucher nos photographies de famille, nos relevés bancaires, la comptabilité de plusieurs années, tous les dossiers un par un, regardé dans nos livres etc. Ils ont saisi tout le matériel informatique et téléphonique que nous utilisons pour notre activité professionnelle.

Tout ceci s'est déroulé devant nos enfants en bas âge, ce qui n'est pas sans conséquence.

J’ai ensuite été transportée dans les locaux de la D.G.S.I. à Levallois Perret (92), après avoir découvert que l’on me suspectait de complicité de terrorisme.

Là, j’ai été détenue pendant 60h00 dans des conditions inhumaines. Je préfère ne pas en donner les détails afin de préserver ma dignité.

Je souhaite aujourd’hui vous faire part de mes observations.

A la sortie de ma garde à vue, je n’ai fait l’objet d’aucune poursuite, je n’ai pas été mise en examen, ni même placée sous le statut de « témoin assisté ».

Je ne suis donc pas partie au dossier.

Tout ce qui me lie au dossier est le fait que je sois l’un des avocats d’une des personnes mises en cause.

vendredi 8 octobre 2021

Exemplarité: Canteleu. L'élue Mélanie Boulanger en garde à vue après une opération anti-stupéfiants


[Actualisé] Canteleu. L'élue Mélanie Boulanger en garde à vue après une opération anti-stupéfiants

Faits Divers, Justice. Un coup de filet dans une affaire de stupéfiants a conduit, vendredi 8 octobre, à l'interpellation de onze personnes à Canteleu, dont la maire socialiste de la ville, Mélanie Boulanger, selon les informations de l'AFP. 

La maire de Canteleu Mélanie Boulanger fait partie des 11 personnes interpellées vendredi 8 octobre dans le cadre d'un coup de filet anti-stupéfiants.

Un coup de filet dans une affaire de trafic de drogue a conduit vendredi 8 octobre au matin à l'interpellation de onze personnes dans la Métropole de Rouen et en région parisienne, a appris ce matin l'AFP de source judiciaire. 

Parmi elles, la maire socialiste de Canteleu, Mélanie Boulanger. L'élue, ex-tête de liste PS aux régionales en Normandie, a été placée en garde à vue dans le cadre de cette enquête pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs.

Contacté par l'AFP, le procureur de la République de Rouen, Frédéric Teillet, a confirmé cette vague d'interpellations, précisant que "cette opération s'est déroulée sur commission rogatoire d'un magistrat instructeur du tribunal judiciaire de Bobigny", en Seine-Saint-Denis.

Des perquisitions ont aussi permis de saisir "12 kg d'héroïne, 1 à 2 kg de cannabis, 300 000 euros en espèces, des armes de poing et des armes de guerre (des mini pistolets mitrailleurs Uzi)", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Une enquête au long cours

Plusieurs sources policières ont également été en mesure de confirmer l'information à Tendance Ouest, sans en révéler davantage pour l'heure sur le trafic en question. "Un élu interpellé, ce n'est jamais au hasard", confiait tout de même l'une de ces sources, indiquant que c'est bien une enquête au long cours qui a conduit à des interpellations ciblées.

Contactée, la Métropole Rouen Normandie, ne souhaite pas commenter pour l'heure.

La maire de Canteleu, ville d'environ 15 000 habitants dans la métropole de Rouen, Mélanie Boulanger, 44 ans, a été tête de la liste PS-EELV aux dernières élections régionales, remportées par Hervé Morin. Elle est également vice-présidente de la Métropole Rouen Normandie, en charge de la jeunesse, de la vie étudiante, de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Avec AFP

mercredi 24 février 2021

Au pays des aveugles, les borgnes sont-ils vraiment rois ? Le cas Jérôme Rodrigues


 
 
 

En voilà un qui, la semaine dernière, n’aura guère fait avancer le schmilblick de la révolution permanente. 

Ce samedi 20 février, Jérôme Rodrigues a été interpellé dans le XVe arrondissement de Paris, place du 18-Juin-1940 – tout un symbole ! –, puis placé trois heures et demie en garde à vue pour rébellion et pour avoir refusé de se soumettre à un contrôle policier.

Celui qui fut une des figures du mouvement des « gilets jaunes » – éborgné par un éclat de grenade de désencerclement lors de l’acte XI de la contestation populaire, le 26 janvier 2019 – participait à un rassemblement de quelques dizaines de personnes, organisé par l’union syndicale Solidaires Paris dans le but de protester contre la manifestation de soutien à Génération identitaire ! On y trouvait aussi quelques membres du NPA, selon la journaliste de RT France, Nadège Abderrazak. Et ils avaient « grave le seum », comme on dit chez eux. La manifestation de Génération identitaire était autorisée. Celle de SUD ne l’était pas, car déclarée « hors délai », selon la préfecture.

Une nouvelle interpellation qui tombe mal pour le barbu, qui se met une fois de plus « hors la loi » au nom de la sacro-sainte lutte contre « l’antifascisme » ; comme s’il s’agissait là d’un sésame de moralité, et de conduite, qui donnerait blanc-seing aux arrière-petits-enfants de Lénine et Trotski pour tous types d’agissements. Sacré Jérôme ! Alors que, le 14 janvier, deux policiers ont été mis en examen dans le cadre de l’enquête sur son éborgnement et qu’il éructait, peu après, sur les réseaux sociaux, s’être fait crever un œil par la police de Macron, le voilà qu’il dévoile, une fois encore, sa vision trouble et défaillante du débat civique en participant à l’agitation de la rue contre la liberté d’opinion, cette fois. Cette liberté fondamentale de notre démocratie, dont le ministre de l’Intérieur de ce même Macron entend priver certains citoyens par un jeu de balance du « en même temps » répressif, en essayant de dissoudre, en GI, un mouvement qui se veut d’abord patriote et, pour l’heure, non violent. Beau milicien de l’intolérance, que cet apôtre Jérôme venu là – et quoi qu’il puisse en dire, c’est un fait – en appui aux oukases ministériels d’un « État policier » qu’il prétend combattre sans relâche !

dimanche 5 mai 2019

Témoignage d'une des victimes de la "rafle" à l'hôpital de la La Pitié-Salpêtrière

 
 
L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes assises 
 
 
 
Je suis l’une des 32 personnes interpellée mercredi 1er mai dans l’enceinte de l’hôpital de la La Pitié-Salpêtrière, pour participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ou des violences.
 
Après 30h de garde à vue au Palais de justice de Paris, je découvre l’ampleur de ce qu´il s’est passé et la récupération politique largement relayé par certains médias.
 
Voici donc de l’intérieur, ce que j’ai vécu.

 Vers 16h, je suis avec des amis aux abords de l’Hôpital, la manifestation est calme, nous sommes bloqués depuis quelques minutes, attendant de pouvoir continuer vers la Place d’Italie.
Nous supposons le cordon de CRS plus loin, hors de notre champs de vision.
Soudain et sans aucune explication, ni sommation, une pluie de palets lacrymogène s’abat sur l’ensemble de la foule compacte, pas moyen de reculer ni de fuir, nous subissons les lacrymogènes et ses effets.
Autour de moi, pas de casseurs ni de supposés “Blacks-Blocs”, seulement des gens ordinaires de tous âges.
Alors que les gaz se dissipent, j’aperçois une amie soutenant une femme âgée (80 ans?) qui suffoque et crache, comme la plupart des personnes autour de moi et moi y compris.
Elle me demande de prendre en charge cette femme pendant qu’elle essaie de retrouver ses lunettes perdues dans la panique générale.
Je dirige cette femme à l’écart sur le trottoir, et je vois des dizaines de personnes se réfugier dans ce qui ressemble à l’entrée d’un complexe d’immeubles, d’un parking.
Une inconnue me propose du sérum physiologique pour l’administrer sur le visage et les yeux de la femme âgée, qui semble déjà aller mieux.
Autour de moi ce ne sont que simples manifestants pacifistes qui tentent de reprendre leurs esprits, personne n’est masqué ou cagoulé.

samedi 4 mai 2019

Justice politique en macronie

 
 
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Témoignage sur les comparutions des GJ arrêtés le 1er mai:

 "Bonsoir,
Je n’ai pas été déçue du déplacement. Les audiences à la Chambre 601 pour les comparutions de GJ retenus en garde à vue dans des conditions déplorables depuis le 1er mai après-midi, étaient surréalistes.
 
Mais on a pu voir l’indépendance de la justice à l’oeuvre !
De la prison, des mises sous contrôle judiciaire, des détentions provisoires pour des manifestants inculpés d’avoir participé à des « attroupements avec l’intention manifeste d’en découdre » (formulation désormais consacrée) mais sans la moindre preuve de commission des délits reprochés.
En fait il suffit d’avoir un bonnet, les lunettes de protection et rien d’autre, pour être jugé coupable, même en présence de caméras de vidéosurveillance ne montrant aucun des faits reprochés.
Et si jamais on a trouvé un pétard (« engin pyrotechnique ») sur le sol près de vous, alors là, vous êtes bons comme la romaine !
Il suffit d’une ligne de la main d’un policier disant que vous avez "jeté une pierre en direction des forces de l’ordre", même si c’est pratiquement impossible physiquement vu votre position au moment de votre interpellation, pour passer non seulement 72 H en garde à vue, mais voir le procureur exiger votre détention provisoire quand vous refusez d’être jugé en comparution immédiate, et que vous demandez le renvoi de l’audience pour pouvoir préparer votre défense.

F., étudiant en Histoire, s’est ainsi pris 4 mois avec sursis, pour avoir eu sur lui un sifflet, une coquille de protection, des lunettes… et un "autocollant AL", sur lequel on a beaucoup glosé pour savoir s’il faisait partie ou pas d’une « Alliance Libertaire », et pourquoi il n’était pas resté dans sa bonne ville de Caen, au lieu de venir manifester à Paris.

samedi 27 avril 2019

Alerte Enlèvement ! L'Etat français enlève les enfants d'un militant Breton






Jonathan Le Bris, 'Street Medic" lors d'une manifestation des Gilets Jaunes à Belfort.

Communiqué de presse de AMBASAD VREIZH
(porte parole Yann Varc'h Naoufel FURON) publié le 27/04/19 12:36
Communiqué 2019/441 du 27/04/19
 
 
A ce jour, samedi 27 avril 2019, soient trois jours depuis l'enlèvement des deux fillettes, les époux Le Bris n'ont toujours pas pu voir leurs progénitures, ils devront attendre dimanche pour les voir!

Les samedis «jaunes» se succèdent, les réponses gouvernementales insatisfaisantes s'accompagnent de moyens légitimes pour la plupart dès lors qu'il s'agit de mettre un terme aux violences et dégradations urbaines mais que dire de ceux qui consistent à faire pression sur des membres de la famille afin de faire taire tous ces «rebelles» qui dérangent...

Malheur à vous si vous agissez pour recouvrer vos droits fondamentaux spoliés par un État faussement appelé «pays des Droits de l'Homme»!
Malheur à vos proches si vos actes, pourtant pacifiques, les conduisent en Garde-à-Vue, et vos enfants enlevés manu-militari sous prétexte d'un dossier Social à peine ouvert mais que l'on remplit rapidement de calomnies.

Mercredi 24 avril, 06h30: les forces de Police viennent au domicile de la famille Le Bris résidant à Belfort.
Jonathan LB. est placé en garde-à-vue.
Les faits qui lui sont reprochés: son arrestation entre «dans le cadre d’une enquête préliminaire, après des infractions que la police a constatées, en partie durant le mois d’avril.
Selon nos informations, il serait reproché au suspect des menaces et des outrages envers les forces de l’ordre, un appel à la révolte et à l’insurrection ainsi qu’un port d’arme.» (L'Est Républicain, 24/04/2019).

A 14h00, c'est au tour de sa femme d'être conduite au commissariat pour y être entendue.