par
Franck Pengam3 mai 2025
Les essentiels de cette actualité
- Depuis le 2 mars, aucune aide humanitaire n’est autorisée à entrer à Gaza, où vivent 2,4 millions de personnes.
- Le CICR alerte sur une situation dramatique et urgente, avec des stocks épuisés et des programmes humanitaires menacés.
- Les civils paient le prix fort, souffrant de faim et de manque de soins, tandis que les puissances occidentales restent silencieuses.
- Un navire de la Flottille de la liberté aurait été attaqué par des drones israéliens en eaux internationales, ajoutant à la crise.
Depuis le 2 mars, aucune aide humanitaire n’est autorisée à entrer
dans le territoire palestinien, où vivent 2,4 millions de personnes.
Après deux longs mois d’obstruction totale par Israël, les
organisations humanitaires à Gaza se retrouvent au bord du gouffre. Le
Comité international de la Croix-Rouge a tiré la sonnette d’alarme
vendredi 2 mai, et la situation devient vraiment dramatique.
« Si l’acheminement des secours ne reprend pas immédiatement,
le CICR ne disposera pas des vivres, médicaments et produits de
première nécessité dont il a besoin pour poursuivre bon nombre des
programmes qu’il mène à Gaza », rapporte l’organisation dans un
communiqué sans équivoque.
Mais qui s’en soucie vraiment dans nos médias mainstream ? Pendant
que nos dirigeants restent silencieux face à cette catastrophe, des
milliers de Gazaouis ordinaires souffrent dans l’indifférence quasi
générale.
Les conséquences dramatiques pour la population
Une fois de plus, les grandes puissances occidentales regardent
ailleurs quand il s’agit des violations flagrantes du droit
international par l’État hébreu.
Le CICR lance un cri d’alarme sur Gaza, bloquée sans aide humanitaire depuis le 2 mars.
« Les autorités doivent permettre l’entrée de l’aide
humanitaire à Gaza. Les otages doivent être libérés. Les civils doivent
être protégés. Il faut agir de toute urgence, faute de quoi Gaza
s’enfoncera encore plus profondément dans un chaos dont aucun effort
humanitaire ne pourra la sortir », alerte l’organisation basée à Genève.
Un véritable étranglement humanitaire frappe les 2,4 millions de
Palestiniens pris au piège. Comment peut-on accepter, en 2025, qu’un
peuple entier soit privé du minimum vital ? Le gouvernement israélien
justifie ce blocus par sa volonté de forcer le Hamas à libérer les
otages capturés lors des attaques du 7 octobre.
Les civils, premières victimes de la stratégie de blocus
Mais comme souvent dans ce conflit, ce sont les civils ordinaires qui
paient le prix fort des jeux politiques. Des femmes, des enfants, des
vieillards sans défense meurent de faim pendant que les chancelleries
occidentales se contentent de communiqués timides.
Cette stratégie de la famine collective rappelle tragiquement
d’autres épisodes sombres de l’histoire, où des populations entières ont
été affamées pour des objectifs militaires. Les mêmes élites qui nous
donnent des leçons d’humanité restent étrangement silencieuses face à ce
drame qui se déroule sous nos yeux.
D’après des militants de la Flottille de la liberté, un de leurs
navires chargé d’aide humanitaire et faisant cap vers Gaza aurait été
pris pour cible vendredi par des drones israéliens.
L’attaque se serait produite en eaux internationales près de Malte, loin de toute zone de conflit légitime.
Sans surprise, les autorités israéliennes n’ont pas daigné répondre à
ces accusations qui, si elles étaient confirmées, constitueraient une
violation flagrante du droit maritime international.