
Je respecte ces voix nombreuses à gauche, qui sauvent l'honneur de la France en défendant les Palestiniens.
Je constate que nous ne sommes pas nombreux, à droite, à faire de même.
Mais après tout, le droit et la vérité, l'honneur et la défense des gens désarmés attaqués par des brutes et des lâches, ne sont pas question de nombre.
La gauche insiste, et elle a raison, sur le droit international et sur le colonialisme et l'apartheid dont sont victimes les Palestiniens depuis 1947-48. J'aimerais entendre aussi des voix, à droite, qui célèbrent l'attachement à sa terre d'un peuple qu'Américains et Israéliens cherchent à déraciner.
J'aimerais que l'on se souvienne de ce qu'était la Terre Sainte avant que ses côtes, ses villes et ses villages soient défigurés par le béton et le mépris du patrimoine qui a largement caractérise la modernité israélienne tant vantée.
J'aimerais entendre des voix libres dire que le mur de l'apartheid des Palestiniens est non seulement indéfendable moralement mais qu'il a encore aggravé l'enlaidissement du pays.
J'aimerais lire des écrivains dans la grande tradition des moralistes francais, qui célèbrent l'héroïsme des Palestiniens, leur esprit de résistance, leur sens de l'honneur, leur dignité.
J'aimerais voir des gens qui louent habituellement la famille comme cellule fondamentale de la société s'émouvoir devant ces pères et ces mères de famille de Gaza qui bravent tous les dangers pour protéger leurs enfants.
J'aimerais connaître plus de patriotes qui comprennent que l'écrasement des Palestiniens est à l'image du mépris des nations, des peuples, des cultures, des traditions, qui caractérise l'Occident globaliste. Peu importe qu'ils soient de droite ou de gauche, j'aimerais entendre des chrétiens, en France, crier leur révolte qu'Israël ait bombardé l'église de la Sainte Famille, construite au lieu où Jésus enfant fit une halte de plusieurs mois avec ses parents, au retour d'Égypte.