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mardi 19 septembre 2023

Si vous ne voyez là, rien d'anormal, rendormez vous

 



mardi 23 juin 2020

Assa Traoré intervient dans les lycées… Jean-Michel Blanquer le sait ?



Dans un article récent du Monde, a pointé du doigt « le monde universitaire [qui] a été coupable. Il a encouragé l’ethnicisation de la question sociale en pensant que c’était un bon filon. Or, le débouché ne peut être que sécessionniste. »

Certes. Mais que dire de l’enseignement secondaire, sous le contrôle du ministère de l’Éducation nationale garant de son contenu, et qui ne peut se réfugier, comme l’université, derrière une tradition (qui parfois a du bon) de liberté intellectuelle (univoque… ) de ses mandarins ?

Ce n’est pas officiel, mais tout parent le sait : l’antiracisme, au lycée, est devenu, sinon un cours à part entière, du moins un enseignement savamment distillé dans toutes les matières littéraires, y compris les langues étrangères, comme en témoignait récemment, dans ces colonnes, un professeur d’espagnol… et même au-dessus des langues étrangères car ces dernières sont optionnelles ; or, aucun enfant ne peut couper à la leçon d’antiracisme.
On sait déjà depuis longtemps que Lilian Thuram – selon lequel « il y a du racisme dans la culture blanche » – fait le tour des écoles dans le cadre de sa fondation (lycée Thierry-Maulnier de Nice, lycée La tourelle de Sarcelles, collège Olivier-de-Serres à Viry-Châtillon, lycée Ampère de Morsang-sur-Orge, lycées de l’académie de Limoges, lycée Marie-Curie à Strasbourg, école Saint-Joseph à Sion-les-Mines…) et que sa très mesurée comparse, Rokhaya Diallo, intervient aussi régulièrement (devant les jeunes du lycée Blaise-Pascal de Charbonnières-les-Bains, par exemple, ou encore à Lorient, au lycée… Colbert).
Proclamés éducateurs – dans la présentation qui est faite par la presse de leur conférence, on accole parfois pudiquement le qualificatif « engagé » -, ils vont donc assener leur doxa explosive dans une société prodigieusement inflammable et communautarisée comme s’il s’agissait d’un cours magistral, avec l’ascendant conféré à un intervenant agréé, introduit par le corps professoral.

mercredi 6 mai 2020

« Et si l’école ne servait plus à rien ? Universités et collèges anglo-saxon en faillite… ! » L’édito de Charles SANNAT

 

par | 6 Mai 2020

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

J’ai deux grandes réflexions à partager avec vous aujourd’hui.

La première concerne l’utilité de l’école.

La seconde la faillite des facs et collèges anglo-saxons.
En ces temps de confinement et deux mois après, je ne trouve pas l’école sortie grandie de tout cela. En réalité le confinement et les deux mois passés à la maison avec les enfants permettent de voir à quel point on ne travaille plus beaucoup à l’école.
En fait on y apprend presque plus rien par rapport au temps passé.
Le bilan est même désastreux.
On peut faire à la maison en 2 heures ce qui prend péniblement une journée en classe.
La réalité, c’est que l’école en France est largement devenue une immense garderie.
Dans bien des cas, les enfants apprennent même très mal à lire rendant les années « primaires » fastidieuses.
L’école devra fondamentalement se réinventer, sinon, elle finira par être complètement ce qu’elle commence à montrer qu’elle est à savoir une simple garderie, un lieu de stockage de gosses dont les parents ne peuvent pas s’occuper puisqu’ils sont soumis aux contraintes de travail et que les familles qui n’ont pas deux salaires, sont généralement très fragiles.
La question est encore plus cruciale quand on intègre le coût de l’éducation, notamment dans le supérieur.
Entre une fac presque gratuite et pas terrible, et une école de commerce payante et pas terrible, pour finir par remplir des tableurs excel et noircir au clavier quelques cellules informatiques dont tout le monde se fiche, payé 2 200 euros net pas mois dans le meilleur des cas, le retour sur investissement n’y est pas.
La formation et l’école au sens large deviennent des marchandises comme les autres.
C’est une volonté depuis des années, une forme de privatisation rampante, avec toujours à la gueule de nos mamamouchis mamamouchant et bavant, le mot « égalité » qui dégouline comme de la morve infâme.

mardi 17 septembre 2019

Nos enfants ne savent plus écrire : il paraît que ça leur fait mal aux doigts !

 
 



D’accord, c’est un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, mais bon, ça n’est pas non plus la Préhistoire. Quoique…

Il y a très très longtemps, donc, lorsque j’étais au CP, nous avions des cahiers dont les pages étaient tracées de deux lignes.

Juste pour nous apprendre à écrire.
Avec un porte-plume, qui plus est, qu’on trempait dans un encrier de porcelaine blanche.
Et gare aux ratures quand ça accrochait : Madame Besnard (c’était ma maîtresse) déchirait la page.
Et maman aussi, si jamais, le soir à la maison, on faisait « des cochonneries » sur le cahier.
Et zou ! refais-moi ça proprement !
Ce préambule pour vous expliquer la surprise du matin : « Mais pourquoi nos enfants écrivent-ils si mal ? », interroge Le Parisien.
Une question qui vient après d’autres qui me taraudent tout autant, ceci expliquant en partie cela :
1) Pourquoi les enfants se tiennent-ils si mal ?
2) Pourquoi n’y a-t-il personne pour rectifier positions et postures qui, fatalement, vont entraîner des problèmes de scoliose, lordose et autres fantaisies d’un squelette avachi ?
J’en reviens à Madame Besnard et ses collègues de l’époque : toutes passaient dans les rangs, donnant un petit coup de la main sur le dos ou l’épaule : « Tiens-toi droit ! », « redresse-toi ! », « ne te couche pas sur ton pupitre ! »
Vous me direz que, dans un temps où l’on n’ose plus demander aux gamins de quitter la casquette et la capuche quand ils sont en classe, il paraît difficile de vouloir les redresser…

dimanche 17 décembre 2017

La laïciste Marlène Schiappa, égérie de la franc-maçonnerie, met ses enfants dans une école catholique

 
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par 16 décembre 2017
 
Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité « des femmes et des hommes » a reçu le 8 décembre dernier le prix spécial laïcité du Grand Orient de France.
 
Au magazine La Vie, elle avait déclaré se faire sa propre religion.
En l’occurrence, ses références sont toujours maçonniques, comme le lui a inculqué son père, Jean-Marc Schiappa, président de l’Institut de recherches et d’études de la Libre Pensée.
En 2015, en tant qu’ajointe au maire socialiste du Mans, elle accueillait la Ligue des droits de l’homme en ces termes : « Elles ne sont pas si nombreuses, par les temps qui courent, les organisations qui affirment leur combat contre le cléricalisme, les cléricalismes, la doctrine sociale de l’Eglise ! » et terminait son discours par l’expression maçonnique « salut et fraternité ! ».
Sa dernière initiative : subordonner les subventions associatives au respect d’une charte de la laïcité.
Mais une révélation a de quoi susciter l’étonnement.
Sylvie Tolmont, ancien député socialiste, a dévoilé sur Twitter que Mme Schiappa, chantre du laïcisme, de l’école laïque et républicaine ainsi que du libertinage sexuel, met ses enfants dans une école privée catholique du Mans !

vendredi 1 septembre 2017

La fin de l’université pour tous ?

 


Le 01/09/2017


La solution au problème est dans la modalité d’accès à l’université

Dans son entretien au Point, Emmanuel Macron veut « arrêter de faire croire que l’université est la solution pour tout le monde » et veut en finir avec le tirage au sort pour y entrer.
Dans les faits, l’université n’a jamais été pour tout le monde.
Pour y entrer, il faut justifier de la possession du baccalauréat ou de l’un de ses équivalents (diplôme d’accès aux études universitaires ou capacité en droit, par exemple).
Le problème vient de l’abaissement du niveau du baccalauréat et de ce qu’on a appelé « baccalauréat » un diplôme professionnel dont le contenu et les objectifs ne sont pas compatibles avec la poursuite d’études universitaires.
Mais le baccalauréat a conservé son statut de premier diplôme universitaire.
Il y a donc un hiatus entre le statut théorique de ce diplôme et sa réalité : il ouvre la porte de l’université à des jeunes qui n’ont pas le niveau ou les capacités pour y réussir.
En ce sens, le président de la République a raison.
Nul doute que la gauche, en particulier les syndicats étudiants qui vivent de la massification de l’université, hurlera à l’injustice, à la sélection inique, à l’élitisme honteux.
Mais l’injustice n’est-elle pas déjà présente ?
Aujourd’hui, 40 % des filières du supérieur sont déjà sélectives : prépas, DUT, BTS, écoles de commerce, d’ingénieurs et même de plus en plus de filières universitaires.
Aujourd’hui, 60 % des étudiants de première année ne passent pas en deuxième année.

jeudi 29 juin 2017

«Désolation d’une correctrice du bac en détresse» : une enseignante parle de «médiocrité»

Le 29/06/2017
 
 
«Désolation d’une correctrice du bac en détresse» : une enseignante parle de «médiocrité»

© Capture d'écran du site : www.toscana-notizie.it
29 juin 2017, 08:29

Le diplôme du bac aurait-il perdu de sa valeur au fil des ans ?

Un professeur chargé de corriger des copies du bac de français s’est alarmé du niveau des élèves en postant un message sur Facebook.
 Largement partagé, ce cri d'alarme a reçu beaucoup de soutiens de la part des internautes.
 55 copies du bac de français à corriger.
 Quand on enseigne la langue de Molière, la tâche ne paraît pas insurmontable.
 Mais, selon Audrey, le cru 2017 a des allures de cauchemar littéraire.
Devant ce qu’elle considère comme un désastre, l'enseignante a saisi son clavier et posté sur Facebook un message intitulé : «Désolation d’une correctrice du bac en détresse...»




«Je corrige des copies de l'écrit du bac de français pour des séries technologiques. C'est affligeant de médiocrité. Dans 90% des cas les méthodes ne sont pas appliquées, les réponses ne sont pas trouvées, les textes ne sont pas compris, les outils d'analyse ne sont pas connus, pas utilisés, l'expression est déplorable avec beaucoup de phrases sans verbe, l'orthographe est un lointain souvenir d'une autre époque, les majuscules... un soldat inconnu», regrette Audrey.
Elle s’en prend notamment à la commission d’entente qui, selon elle, la pousse à surnoter certaines copies : «Sincèrement je jette les points, histoire d'en mettre. Parce qu'il faut le savoir, la commission d'entente EXIGE que mon paquet de 55 copies dont certaines font 15 lignes aient 10 de moyenne.»
Le terme «en détresse» ne semble pas galvaudé à la vue du ton employé par le professeur de français :  «Si je n'atteins pas ce quota, mes notes seront augmentées. Alors à quoi bon ? A quoi bon passer plus de temps sur une copie que l'élève lui-même ? A quoi bon toute l'année transmettre conseils, leçons, connaissances ? A quoi bon exiger rigueur et culture ? Et surtout comment faire comprendre que ce lynchage du niveau du bac affaiblit nos jeunes pour l'avenir ? Pour les exigences de concours et de métiers où, oui, c'est dingue non, il faut savoir écrire, raisonner et analyser.»



Audrey a décidé de s’opposer au système éducatif, n’hésitant pas à lancer : «Pauvre France... Pauvre éducation…»
«Alors je fais mon choix. Je ne joue pas. Je ne cautionne pas. Je choisis de mettre les notes que ces malheureuses copies valent. Vous distribuerez vous-mêmes, en haut lieu, les notes qui arrangent votre politique. La bienveillance n'est pas le mensonge. Votre grand leurre se fera sans moi», adresse-t-elle en haut lieu.

vendredi 9 juin 2017

Jean-Michel Blanquer parviendra-t-il à casser les pattes du mammouth?

 Le 09/06/2017
 
 

9 juin 2017
 
Le ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé hier ses premières mesures. Elles visent toutes à desserrer l’étau du mammouth sur un système éducatif à la dérive.
 
Les premières mobilisations apparaissent face à des décisions pourtant timides mais salutaires.
Le combat d’un ministre contre une machine infernale commence.
 
C’est un bien curieux combat qui se livre dans les coulisses du « mammouth » de la rue de Grenelle, et, à n’en pas douter, il méritera de nombreux décryptages pour ceux qui ne sont pas férus de questions éducatives. Jean-Michel Blanquer, qui a déjà expliqué qu’il ne proposerait aucune loi qui porterait son nom, vient pourtant de s’attirer les premières foudres des traditionnels idéologues de l’immobilisme éducatif.
 Lentement mais sûrement, les premières salves contre sa méthode et sa vision ont été tirées par ceux qui espèrent garder le contrôle d’un système en décomposition.
 
La décomposition éducative en France

Que l’école soit dans un état de dégradation avancée n’est un mystère pour personne.
Les études triennales PISA l’ont suffisamment montré et documenté.
Toutes les tares de notre système éducatif y sont décortiquées factuellement: inégalités sociales, décrochages scolaires puissants, difficulté à intégrer les jeunes issus de l’immigration, résultats moyens par ailleurs.
Face à cette lente décomposition, les remèdes sont connus.
 Seule une dénationalisation du système, une autonomie des établissements et une innovation pédagogique profonde permettront de rétablir la situation, comme d’autres pays sont parvenus à le faire.
 
Les rentiers de la centralisation sont inquiets

Bien entendu, tous ceux qui prospèrent sur une centralisation suicidaire de notre système éducatif, et sur sa déresponsabilisation principielle, sont horripilés par toutes ces solutions.

mercredi 1 février 2017

Une plongée édifiante dans la France des écoles islamiques

Le 01/02/2017
 
 
Ecoles islamiques
 
01/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) :

 « Les écoles que vous allez découvrir n’ont rien à voir avec l’école publique. Elles sont hors contrat, parfois illégales, et même clandestines. On y enseigne à des enfants un islam souvent radical. »

Ainsi début ce reportage de « L’Œil du 20 heures », rubrique d’enquête du 20 heures de France 2, diffusé hier sur la chaine publique.
France 2 s’est par exemple rendu au Mirail, à Toulouse, où se trouve une école primaire qui accueille une cinquantaine d’élèves.
Elle est dirigée par Abdelfattah Rahhaoui, qui affirme que l’enseignement y est « classique ».

Vraiment ?
Dans le couloir, la caméra découvre une « assistante » entièrement voilée, comme si elle se trouvait en Arabie saoudite !
Et elle n’est pas la seule…
« Dans cette classe de CM1, à 9 ans, les fillettes elles aussi sont voilées.
 La religion prend beaucoup de place et les réponses semblent apprises par cœur.
 Nous interrogeons un élève : “Pourquoi vous êtes dans cette école ?“
 “Parce c’est une école musulmane, et nous on est des musulmans et pour apprendre le Coran, le français, les maths et tout et tout et l’arabe aussi…“
Sur l’emploi du temps affiché en classe, huit heures et demie d’arabe, de Coran et d’éducation islamique par semaine, le matin et l’après-midi. »

mardi 8 novembre 2016

Montréal : le Grand Remplacement professoral

Le 08/11/2016
 
 
montreal-vancouver-grand-remplacement
  

Au cours de la dernière décennie, les Québécois de souche sont devenus minoritaires sur les bancs des écoles primaires de la ville de Montréal, ville cosmopolite où l’identité québécoise est de moins en moins visible, contrairement aux « minorités visibles » qui, elles, sont de moins en moins minoritaires.
 
Cette diversité n’est pas sans créer nombre de problèmes, certains parents musulmans refusant notamment de discuter avec l’enseignante parce que c’est une femme, forçant ainsi l’école à entrer en contact avec l’imam local pour établir un lien avec la famille.
 Ce n’est ici qu’une des nombreuses joies liées à cette diversité.
La semaine dernière Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, s’est rendue au Parlement pour sonner l’alarme : les problèmes liés à la diversité ne font pas que toucher les élèves ; le corps enseignant, lui aussi, fait face à de nouvelles problématiques. Selon elle, il y aurait eu l’an dernier à Montréal au moins 500 demandes d’enseignants visant à obtenir des congés pour pouvoir célébrer des fêtes religieuses.

mardi 18 octobre 2016

Lyon: Le ras-le bol des enseignants du collège Longchambon, frappés par leurs élèves

Le 18/10/2016
 
 
Une classe du collège  (illustration).
Une classe du collège (illustration). - © Fabrice ELSNER


Publié le 17.10.2016 à 19:47
Mis à jour le 17.10.2016 à 20:00
 
EDUCATION: Les professeurs se sont mis en grève plusieurs jour pour dénoncer la violence de leurs élèves et le manque de moyens de surveillance. Ils menacent de poursuivre leur mouvement...
 
Un mot mal interprété ou un simple rappel à l’ordre.
 Au collège Henri Longchambon, établissement classé « Rep plus » (réseau d’éducation prioritaire), situé dans le 8ème arrondissement de Lyon, un « rien » peut souvent mettre le feu aux poudres.
Il suffit parfois d’un regard ferme, d’un ordre ou d’un reproche.
 
En première ligne : les enseignants, confrontés quotidiennement à la violence verbale de leurs élèves. Des insultes mais aussi des coups, de plus en plus.
 Trois agressions physiques ont été enregistrées ces deux dernières semaines dans l’établissement.
 Ce qui a poussé les professeurs à se mettre en grève pendant trois jours.
 Une autre est survenue ce lundi matin alors que les enseignants avaient voté la reprises des cours.
 
Jet de chaise et tentative d’étranglement

« La première fois, une enseignante a été la cible de jet de chaise en plein cours. Ce lundi matin, une élève a empoigné l’une de nos collègues au col afin de l’étrangler. Elle lui a mis des coups de poing et de pied car ayant séché le cours, elle avait été envoyée chez la principale. La situation aurait pu être bien plus grave si certains n’étaient pas intervenus », relate Deborah Duvignaud, porte-parole des personnels.

lundi 12 septembre 2016

« J’accuse », l’Education Nationale vue par une enseignante

Le 12/09/2016


« J’accuse », l’Education Nationale vue par une enseignante 
Publié par : Jordi Vives 31 août 2016

31/08/2016 – 19h00 Montpellier (Lengadoc Info) – Tribune Libre –
 
 Josette Gazu, conseillère municipale de La Grande Motte et enseignante à la retraite, nous livre une critique acerbe de l’Education Nationale à la veille de la rentrée 2016.

J’accuse la ministre de l’Education Nationale de ne pas respecter le principe républicain de l’égalité pour la rentrée 2016 avec la mise en place de dispositifs régressifs dans le cadre de sa « refondation de l’école de la République ».

C’est une atteinte sans égale au droit au savoir pour tous qui consiste à un appauvrissement des contenus des programmes, sous le couvert de l’objectif avancé de « la réussite pour tous » par le prétendu « renforcement du Socle commun de connaissances, compétences et culture » au Collège.

Dès la classe de 6°, ce sont 3h/semaine qui sont soustraites aux enseignements disciplinaires, puis 1/semaine de la 5° à la 3° pour le fonctionnement de l’AP (accompagnement personnalisé faisant suite à tant de modules de soutien plutôt stériles), au détriment des « fondamentaux ».
 Même spoliation au profit des EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires) par lesquels on prétend mieux « intéresser les élèves » et satisfaire à « l’articulation de l’individuel et du collectif » (après tant d’autres expériences innovantes en ce sens).

Comment peut-on mentir aux élèves et aux parents à ce point ?

lundi 11 juillet 2016

Le grand cru du bac ?


         

Le 11/07/2016


Pour le baccalauréat, il semble bien qu’on fasse pisser la vigne.

Le taux de réussite au baccalauréats (général, technologique et professionnel) a battu un nouveau record cette année. 88,5 % des candidats ont décroché leur diplôme après les épreuves du second groupe (rattrapage).
Certains parlent d’un grand cru pour le bac.
Quand on parle de grand cru en viticulture, on veut dire que le vin de l’année est de grande qualité. Pas nécessairement qu’il y en a une grande quantité.
Pour la quantité, il suffit souvent de « faire pisser la vigne ».

dimanche 8 mai 2016

Haine de soi et déracinement : les nouveaux repères pour collégiens


         

Le 08/05/2016


La lecture des brochures « Histoire – Géographie » laisse penser que notre pays est associé à tous les maux de l’humanité.

Le 11 mars dernier, Najat Vallaud-Belkacem avait annoncé un projet de réforme pour le collège qui bouleverse le contenu de l’enseignement de toutes les matières et dans toutes les classes : il entrera en vigueur dès la rentrée de septembre 2016.
Les premiers manuels ont été publiés, et malgré les critiques reçues de toute part, le ministre défend fièrement son programme, qualifié de « réforme du collage » par Nicole Ferroni sur France Inter, le 4 mai dernier.
L’Histoire est, bien entendu, écorchée vive.
 Selon Madeleine de Jessey, qui s’est penchée sur le contenu de cet enseignement pour Le Figaro Vox, l’école de la République « entend une nouvelle fois enfermer l’élève dans le culte de la culpabilité et de la haine de soi ».
En effet, la lecture des brochures « Histoire – Géographie », téléchargeables sur le site du ministère de l’Éducation nationale, laisse penser que notre pays est associé à tous les maux de l’humanité. Aussi, dès le CM1, le parcours sera balisé en apprenant aux enfants que « le premier empire colonial français, porté par le pouvoir royal […] repose notamment sur le déplacement d’Africains réduits en esclavage ».
La Régence sera principalement étudiée sous l’angle des « violences telles que les croisades, les guerres de religion et le régicide ».
Naturellement, Saint Louis, François Ier et Henri IV – pour ne citer qu’eux – sont éliminés du programme.

samedi 7 mai 2016

"J’te trouve… Enfin, je t’trouve bonne, quoi !" - La réforme du collège à 30 mots et 780 millions d'euros

Le 07/05/2016


 
Cette phrase débile n'est qu'une phrase parmi tant d'autres de ces chefs d'oeuvre de la littérature qu'on fait déjà avaler à nos pauvres enfants, et que NVB compte multiplier par le biais de sa "réforme".
 Les nouveaux manuels sont un désastre, souligné par François-Xavier Bellamy :
"Comme de nombreux enseignants, je découvre les manuels diffusés par les éditeurs pour la rentrée prochaine. C’est toujours douloureux de voir un naufrage, même quand on pouvait le prévoir… Pendant des mois, la réforme du collège a été rendue volontairement compliquée par les experts qui l’ont écrite, sans aucune concertation, dans ces sigles ésotériques que le ministère produit si bien. Ce n’est donc que maintenant que, d’un seul coup, cette réforme devient concrète à travers les manuels scolaires, et le grand public découvre la tragédie au moment où elle se réalise. Car c’est bien d’une tragédie qu’il s’agit, d’un appauvrissement sans précédent…"[...]
"L’école qui a du sens, c’est celle qui leur permet de rencontrer Ulysse et Pénélope, Chimène et Rodrigue, Cyrano et Roxane – pas celle qui donne comme sujet de littérature : « Cc c mwa, jcroi kon devré fer 1 brek. » Il y a d’immenses talents dans nos classes, partout ! Et c’est à ce niveau-là qu’il faudrait les rejoindre si nous voulons leur parler ? Mais qu’on arrête de mépriser nos élèves ! Cette réforme du collège, c’est une violence néocoloniale ; c’est l’institution descendant vers les jeunes en leur disant : « Toi comprendre moi ? Ecole pas être trop difficile pour toi ? Toi être content maintenant ? » Quand nous prétendons leur apprendre à utiliser des Ipad ou à faire des bonnes vannes, quand les manuels de français citent du rap en espérant « avoir le swag », nos élèves comprennent parfaitement qu’on les prend pour des imbéciles. Et ils auront raison de nous en vouloir de les avoir réduits à cela.[...]

dimanche 24 avril 2016

Un prof traite Morano de « grosse conne et grosse truie » et Marine de « connasse »


Dans le plus grand des calmes, un de mes profs de sciences humaines (Marcel-Louis Viallard), sur un cours d’éthique, traite Nadine Morano de « grosse conne, grosse truie » et Marine Le Pen de « connasse ».

Merci le principe de neutralité et le respect de la déontologie dont ils adorent nous parler en PACES !



Source

dimanche 10 avril 2016

Une professeur de lettres classiques écrit son désarroi face à la réforme du collège voulue par la ministre de l'Éducation. Celle-ci ne lui a pas répondu...


Publié le | Le Point.fr
 
 
La réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem fait polémique. 
 
La réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem fait polémique. © AFP/ MIGUEL MEDINA
 
 
La Poste n'est plus ce qu'elle était. En mars 2016, une enseignante du Pas-de-Calais a écrit à Mme Vallaud-Belkacem pour lui dire son désarroi face à une réforme mal conçue, mal préparée, et qui va envoyer dans le mur des millions d'élèves.

Mais Mme Vallaud-Belkacem n'a pas trouvé le temps de répondre - comme elle n'a pas trouvé le temps de recevoir les organisations syndicales qui demandent un rendez-vous depuis septembre dernier.
Il ne restait que Le Point.fr pour lui donner une chance d'être entendue - et je me fais un plaisir de copier-coller ici sa lettre, pleine de dignité et de désespoir.

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Isbergues, le 16 mars 2016

Madame le ministre,

En septembre 2016, je franchirai les portes de ma classe pour la 25e année…
Cela aurait pu être un bel anniversaire, n'est-ce pas ?
Vingt-cinq années au service de mes élèves, latinistes, pour la plupart…
Oui, je suis professeur de lettres classiques…
Enfin, j'étais…
J'aurais pu envisager cette rentrée avec joie comme je le fais depuis 25 ans…
Mon métier, une vocation, une passion…
Mais ça, c'était avant…
Avant que vous ne décidiez cette abjecte réforme du collège et la mort programmée de mon enseignement.
À vous qui portez cette réforme et la défendez, à vous qui prônez la réussite pour tous et déclarez la fin de l'élitisme au nom de l'égalité pour tous, à vous qui entendez défendre les valeurs de la République, je veux raconter l'histoire d'une enfant de l'École de la République, je veux raconter l'histoire de 25 ans de carrière au service de cette École de la République.
Je veux raconter mon histoire et ma vocation, que vous êtes en train de détruire.

Arrière-petite-fille d'un domestique qui ne savait ni lire ni écrire, petite-fille d'une femme de ménage, j'ai été élevée à l'école du courage, à celle de l'effort et du travail.
Je ne saurais vous dire combien de fois j'ai entendu mes parents me dire, ainsi qu'à mon frère cadet : « Il faut travailler à l'école, si vous travaillez, vous réussirez et vous aurez une meilleure situation que nous et vos grands-parents. Étudiez, les enfants, apprenez, lisez, ce sera cela votre vraie et seule richesse. »
 J'ai été élevée à l'école de l'exemple : celui de mes parents qui, de simple ouvrière textile et ouvrier de chantier, ont fini leur carrière secrétaire médicale et technicien en électro-technique.
 Il fut une époque où nous faisions nos devoirs ensemble à la maison, les enfants d'un côté, les parents de l'autre.
Alors, j'ai suivi leur exemple, par respect, par admiration, par devoir.
 J'ai travaillé à l'école, j'ai aimé l'école, je m'y suis ennuyée aussi et je l'ai même détestée quelquefois, et il paraît qu'un jour, en rentrant de classe, alors même que j'étais encore en maternelle, j'aurais dit à mes parents : « Quand je serai grande, je serai maîtresse... »

lundi 14 mars 2016

Elisabeth Lévy : «Les réformateurs de l'école prennent les enfants de pauvres pour des cons»

 

Mis à jour le 12/03/2016 à 20:07
Publié le 11/03/2016 à 19:40
 
 
 
 
FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - A l'occasion de la sortie du dernier numéro de Causeur intitulé «Profs ne lâchez rien», ElisabethLévy a accordé un entretien fleuve à FigaroVox. Pour la journaliste, les parents des classes moyennes et populaires ne sont pas prêts de renoncer à l'accent circonflexe.
 


Elisabeth Lévy est journaliste et directrice de la rédaction de Causeur. Dans son numéro de mars, intitulé, «Profs ne lachez rien!», le magazine s'intéresse à la résistance des profs face à la destruction de l'école par les pédagos.



Le nouveau numéro de Causeur s'intitule «Profs ne lâchez rien!». Etant donné que le «collège Najat» et avec lui les nouveaux programmes entreront en vigueur à la rentrée prochaine, s'agit-il d'un appel à ne pas respecter la loi?

Nous ne l'avions pas vu comme ça, mais à la réflexion…oui!
 Nous sommes républicains et nous sommes évidemment pour le respect de la loi, mais je ne sais plus laquelle de nos constitutions, celle de 1793 je crois, dit qu'il faut se révolter contre les lois scélérates.
Eh bien, il n'y a pas plus scélérat qu'une loi qui promeut le nivellement par le bas et organise la destruction de l'enseignement des humanités.
 Car on sacrifie en même temps l'avenir des élèves et celui de notre culture.
Quand plus personne ne sera capable de transmettre la littérature française ou d'orthographier correctement la langue française, elles disparaîtront.
Et le saccage continue car, comme nous le révélons dans ce numéro, les «experts» du ministère commencent déjà à imaginer le «Lycée unique» (qu'ils appellent Lycée pour tous).
 Et à l'école maternelle et primaire, le désastre est déjà bien engagé, ils veulent continuer à faire leur métier.
Alors oui, beaucoup sont décidés à saboter la réforme en continuant à faire, sous les étiquettes bariolées de l'interdisciplinarité et du travail en groupe, les cours magistraux qui sont au cœur de ce métier quoi qu'en disent les adeptes des fanfreluches pédagogiques.
 Et si pour cela, ils doivent ruser avec l'institution qu'ils représentent - comme l'ont fait les parents d'élèves avec le latin, l'allemand et les classes bi-langues -, eh bien qu'ils rusent!
Je suis convaincue qu'au-delà des clivages politiques, une grande partie de la France est avec eux.

Après la gronde déclenchée par la suppression du latin et du grec, c'est la simplification de l'orthographe qui a fait souffler un vent de révolte chez les parents et les profs.
N'en fait-on pas trop pour un accent circonflexe?

mercredi 9 mars 2016

France: on lui reproche d'avoir évoqué Poutine en classe

 
Image d'illustration
 
© Sputnik. Ilnar Salakhiev
 
De retour de vacances, Pascal Geneste, professeur d'histoire en langue bretonne, a appris que ses élèves avaient été interrogés par la gendarmerie locale sur le contenu de ses cours, plus particulièrement sur ce qu'il avait dit sur la Russie et Vladimir Poutine. Le professeur a lui aussi dû répondre aux questions du procureur.
 
La scène se passe en France, un pays qui, comme chacun sait, ne contrôle pas ses citoyens, comme certains s'y emploient ailleurs.
 Il est d’autant plus étonnant d’apprendre que le 17 février dernier, six élèves du collège Sainte-Anne d'Auray, en Bretagne, ont été convoqués par la gendarmerie pour subir un interrogatoire sur les cours dispensés par leur professeur d’histoire.
Les enquêteurs voulaient savoir ce qu’avait déclaré l’enseignant "au sujet de la Russie et de Vladimir Poutine" durant les cours d’histoire dispensés en langue bretonne par ce dernier.(...)
 


source

mercredi 17 février 2016

L’immortelle et la ministricule


Hélène Carrère d'Encausse.

Le 17/02/2016
          
Ce qui manque à Madame Vallaud-Belkacem, outre l'humilité, c'est la profondeur française.
   
Madame Hélène Carrère d’Encausse a pris fermement position contre la mise en œuvre pour le moins tardive d’une réforme de l’orthographe dont elle a démenti qu’elle ait été approuvée par l’Académie française, dont elle est secrétaire perpétuelle.
Le ministre de l’Éducation nationale n’avait alors pas réagi.
 Normal, dira-t-on : elle avait affirmé qu’elle n’y était pour rien, que cette décision était celle des éditeurs de manuels scolaires.
 Mais l’historienne ne s’est pas arrêtée là.
Elle a également mis en cause le niveau déplorable des élèves français et la catastrophe, pour l’école, qu’est la réforme du collège portée par le ministricule.
Ce faisant, elle ne fait que rappeler la position de l’Académie, dont nous avions signalé le caractère exceptionnel.