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| Le premier ministre Justin Trudeau en compagnie du présentateur de Canada’s Drag Race, Brooke Lynn Hytes (nom de scène de Brock Edward Hayhoe) |
Texte de Mathieu Bock-Côté paru dans le Journal de Québec.
Le 13/11/2022La nouvelle a fait le tour du monde : Justin Trudeau se joindra le temps d’une soirée au jury d’une émission [nous venant d'Ontario et qui célèbre les] drag-queens. [Ces travestis masculins trop maquillés et vêtus de manière exubérante.]
Nulle surprise ici.
[Trudeau à la Cage aux folles]Justin Trudeau, avant d’être un homme politique, est un homme de théâtre.Il n’aime rien tant que l’univers du déguisement. Depuis sa première élection, ne joue-t-il pas à être premier ministre ? De tous les déguisements, c’est hélas ! celui qui lui va le moins bien.
L’univers des drag-queens est fait pour lui faire : c’est celui du travestissement le plus extravagant, associé à la culture du cabaret.
[Cabaret, de l'anti-authenticité, une parodie outrée, de l'appropriation de genre]
Mais il y a quelque chose d’usé dans ce grand retour de Justin Trudeau qui mise sur la variété pour se refaire une popularité, comme s’il ne se rendait pas compte que son vieux tour de chant ne fonctionne plus. Le jeune premier qu’il était passera désormais pour un crooner sur le retour, cherchant désespérément un dernier micro pour réactiver un charme qui ne fonctionne plus.
À moins que Justin Trudeau ne mise sur le « buzz » entourant les drag-queens pour se redonner un peu d’éclat ? En Amérique du Nord, elles sont à la mode. On les retrouve partout.
Apparemment, on veut même faire de la drag-queen la nouvelle figure porteuse de la cause LGBTQI2T+, dans la mesure où elle parodie les codes du masculin et du féminin, et révélerait leur caractère artificiel. D’ailleurs, Justin Trudeau ira à cette émission pour faire la promotion de « l’inclusion ».


