par Charles Sannat | 10 Juil 2023 |
Il y a quelques jours Bruno Le Maire notre mamamouchi de l’économie à
la « vision » de l’avenir acérée, engueulait sur la place publique le
patron de Stellantis Carlos Tavares en expliquant qu’il attendait de lui
qu’il fasse la même chose que Renault et qu’il fabrique encore plus de
voitures électriques en France avec des coûts français, des normes
françaises, et aucune des matières premières nécessaires le tout en
étant compétitif.
Pour sortir une telle ânerie il faut être énarque.
Et bien notre énarque de Bercy vient de sa faire couillonner
aimablement par le président de Renault qui semble particulièrement
confiant quant à l’avenir de ses voiturettes électriques.
Un « orage chinois » menace l’industrie des voitures électriques en Europe, dit le président de Renault« Un « orage chinois » menace l’industrie européenne des véhicules
électriques en plein essor, a prévenu samedi le président de Renault,
car la Chine domine toujours les matières premières essentielles à la
fabrication des batteries pour les voitures zéro émission.
La décision récente de Pékin de restreindre les exportations de
gallium et de germanium, deux métaux critiques pour les semi-conducteurs
et l’électronique de puissance des véhicules électriques, doit servir
de signal d’alerte pour les responsables européens car il montre à quel
point l’Europe reste archi-dépendante de la Chine et doit investir
massivement dans la construction de sa propre chaîne
d’approvisionnement, a déclaré Jean-Dominique Senard dans une interview à
Reuters.
« Quand je parle d’orage chinois, je parle de la forte pression
aujourd’hui des importations de véhicules chinois en Europe qui se fait
au moment où nous parlons », a-t-il dit.
« On est capable de faire des véhicules électriques, mais on est en
train de se battre pour assurer la sécurité de nos approvisionnements »,
a-t-il ajouté, soulignant que la force de la Chine est le fruit
d’années d’investissements, dont la réplique se chiffrera en milliards
d’euros.
Les restrictions chinoises à l’export et l’escalade de la guerre
technologique entre la Chine et les Etats-Unis font planer un risque de
nouvelles perturbations et pénuries dans les flux logistiques mondiaux.
L’Europe, prise entre deux feux, est aussi contrainte d’étudier des
alternatives en cas de scénario noir, a poursuivi Jean-Dominique Senard.