Pas de vacances pour la haine anti-flics.
À la suite du décès de deux individus, abattus par des policiers à Vénissieux, le 19 août dernier, après un refus d’obtempérer, La France insoumise a publié; le 23 août, un communiqué qui vise une nouvelle fois à instrumentaliser un drame à des fins politiques.
« La police tue encore », affirment les Insoumis, qui reprennent la formule polémique de Jean-Luc Mélenchon.
Rappelons que, dans cette nouvelle affaire, il s’agissait d’un véhicule volé et que le conducteur avait volontairement percuté un des policiers pour échapper à un contrôle. Deux policiers, dont celui qui avait été projeté sur le capot, avaient fait usage de leur arme.
Bien que le communiqué des Insoumis, sans doute afin d’échapper au risque de poursuites judiciaires, indique prudemment qu’« il n’est pas question de jeter l’opprobre sur une corporation entière », le reste du texte suggère l’exact contraire.
Nous serions, en réalité, face à « une situation dont nous ne mesurons peut-être pas l’ampleur » avec des policiers « prompt[s] à tirer mortellement ». Il faudrait donc « refonder la police » et, notamment, supprimer la BAC ou la BST (brigade spécialisée de terrain), « des unités ultra-violentes qui sont impliquées dans la quasi-totalité des drames ». L’objectif étant « de retrouver une police qui participe à la tranquillité publique plutôt qu’à l’exacerbation des tensions avec la population » !
Une belle inversion des rôles basée sur une rhétorique classique de l’extrême gauche qui transforme les délinquants en victimes et les policiers en coupables. Il ne faudrait cependant pas penser qu’il s’agit là simplement d’un énième dérapage des Insoumis. Derrière les outrances verbales se cache une stratégie clientéliste parfaitement consciente et théorisée.






