De Milan à Israël, le lien dans le scandale d’espionnage italien. Giorgia Meloni, le Premier ministre italien, qui a imposé un embargo sur les armes italiennes vers Israël, figure parmi les victimes.
« Nous avons volé des informations sur 800 mille personnes »
« Nous avons volé des informations sur 800 mille personnes ». L’Italie est secouée par un scandale d’espionnage interne, centré sur Equalize, une société d’enquête privée, dirigée par d’anciens et actuels hauts responsables de la sécurité, qui a cambriolé des fonctionnaires du ministère de l’Intérieur avec des pirates et des taupes et collecté des secrets sur de hauts responsables politiques, des hommes d’affaires et des athlètes. Le but : les échanger par le chantage.
Des rapports indiquent que l’agence de renseignement israélienne Mossad aurait été impliquée dans des accords avec la société Equalize, basée à Milan. On soupçonne qu’Equalize a eu recours à des pirates informatiques et à des cyber-experts pour s’introduire dans les serveurs sécurisés du ministère italien de l’Intérieur.
Des rapports indiquent que l’agence de renseignement israélienne Mossad aurait été impliquée
Parmi les victimes de cette affaire figurent de hauts responsables politiques, parmi lesquels également le Premier ministre Giorgia Meloni, qui a réagi fortement à l’affaire. Elle l’a qualifié d’« inacceptable » et de « menace pour la démocratie ». Le ministre de la Défense, Guido Crosto, a demandé une commission d’enquête parlementaire urgente, craignant que ce qui a été révélé jusqu’à présent sur le piratage de secrets d’État et d’informations personnelles ne soit, selon lui, que la « pointe de l’iceberg ». On estime que de nombreux clients du cabinet Equalize sont de grandes entreprises et des cabinets d’avocats à la recherche d’avantages concurrentiels, d’un moyen de pression devant les tribunaux ou d’éléments d’extorsion.
Quatre individus ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête : l’ancien policier Carmine Gallo, directeur d’Equalize, ainsi que les hackers Nunzio Calamucci, Massimiliano Camponovo et Giulio Cornelli.
L’autorité italienne de radiodiffusion Rai a indiqué qu’au moins 60 autres suspects font l’objet d’une enquête dans le cadre de ce complot présumé visant à obtenir frauduleusement un accès interdit aux systèmes informatiques du gouvernement et à révéler des secrets d’État, et pour suspicion de corruption grave.







