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dimanche 15 décembre 2019

Dans une nouvelle déclaration à la Haute autorité, Delevoye mentionne finalement 13 mandats

 
 
delevoye

Jean-Paul Delevoye. -

                                                   
Dans une nouvelle déclaration envoyée vendredi soir à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, révélée ce samedi soir par Le Monde, le Haut-commissaire aux retraites liste treize mandats, dont onze bénévoles, contre trois mentionnés initialement.
                                

mardi 18 juin 2019

Face aux accusations de violences policières, Castaner annonce la tenue d’un séminaire

 
 



Alors que le débat sur les violences policières commises lors des manifestations des gilets jaunes ne désenfle pas et que les demandes d’explications sont toujours aussi pressantes, Castaner se voit contraint de dévoiler sa stratégie médiatique.

Il y a eu, tout d’abord, le limogeage du préfet de police et des deux principaux directeurs qui servaient sous son autorité.

Cette manœuvre, qui devait servir de solde de tout compte, n’a finalement abouti qu’à gagner un peu de temps.
L’effet de choc voulu par le gouvernement n’ayant pas eu lieu.
Ainsi, face à la persistance des accusations, il est vrai renforcée par le nombre important d’enquêtes ouvertes par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) à l’encontre de policiers soupçonnés de violences illégitimes (250), le ministre de l’Intérieur a dû ouvrir un nouveau front, celui de la communication.
C’est ainsi que, récemment, la chef de l’IGPN a, au cours d’une conférence de presse, affirmé qu’il n’y avait pas eu de violences policières.
Cette déclaration, pour le moins surprenante venant de celle qui dirige les services chargés des enquêtes en cours, participe, à n’en pas douter, d’une seconde ligne de défense mise en place par le gouvernement.
Celle-ci consiste à envoyer au contact des médias des hauts responsables policiers à qui il appartient de relayer le message gouvernemental.
Cette tactique reste cependant des plus dangereuses.
En effet, c’est l’impartialité même des services d’enquêtes qui se retrouve de la sorte au cœur des débats.
Et la Justice risque fort de ne pas y trouver son compte.

vendredi 3 mai 2019

Macron, ou l’art d’être le saint patron des bonimenteurs…

 
 
 
La « Conférence de presse à l’issue du Grand Débat national » du Président Macron, le 25 avril, dix jours après l’incendie dévastateur de la cathédrale de Paris, fut un chef-d’œuvre de vacuité, de sfumato (l’art de l’estompe)… mais, hélas, sans le chromatisme flamboyant d’un Turner !

En un mot, l’art de parler pour ne rien dire, d’enfoncer des portes ouvertes et d’enfiler des perles d’inculture… « Cet art d’être français, c’est un attachement particulier à notre langue, notre culture, et à quelques permanences. »

Mais quelles sont ces improbables « quelques permanences » ?
Le problème, chez cet homme, n’est pas seulement qu’il ne dise rien, mais qu’en outre, il le dise mal… ce dont personne ne semble apparemment s’apercevoir.
Ce qui interpelle quant à l’excessive emprise de la pensée dominante et pose, accessoirement, la question de savoir jusqu’où peut aller l’adhésion à certaines rationalisations ?
Comme, par exemple, la version péremptoire de la cause accidentelle dans l’incendie de Notre-Dame. Explication qui mériterait d’être confrontée aux lois de la physique ordinaire (nature de la charge thermique nécessaire à l’embrasement de la charpente et vitesse de propagation du feu)…
Une négation du réel tombée verticalement de l’Olympe (ou de son annexe, place Beauvau) entraînant une stupéfiante et immédiate soumission de la plupart des cerveaux – pourtant réputés cartésiens – peuplant la Macronie (autrement appelée « start up nation »).
Au reste, Maître Macron a la syntaxe embarrassée (qui ne s’en aperçoit ?), est par ailleurs un retoqueur de première : pas de référendum d’initiative citoyenne, pas de mandat impératif, surtout pas de proportionnelle intégrale, mais beaucoup de super radars et un 80 km/h pour tous, très égalitaire (exception faite, bien sûr, des ayants droit).

lundi 31 juillet 2017

La déclaration de patrimoine de Pénicaud n'a pas été publiée, contrairement à ce qu'affirme Castaner

Le 31/07/2017
 

La déclaration de patrimoine de Pénicaud n'a pas été publiée, contrairement à ce qu'affirme Castaner

© Lionel BONAVENTURE Source: AFP

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud

 
Monté en première ligne pour défendre la ministre du Travail, en pleine polémique sur les gains perçus quand elle était DRH de Danone, le porte-parole du gouvernement a assuré que sa déclaration de patrimoine avait été publiée. Et pourtant...
                                    
Le 28 juillet, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, assurait que la ministre du Travail avait publié sa déclaration de patrimoine.
Question de transparence.
Pourtant, sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), le patrimoine de Muriel Pénicaud est aux abonnés absents, en date du 31 juillet.
«Publication à venir», peut-on lire dans l'espace dédié. La
déclaration d'intérêts de la ministre a pour sa part bien été publiée, comme le déclarait Christophe Castaner.
 
© Capture d'écran du site de la HATVP
 
«[Les bénéfices perçus par Muriel Pénicaud en 2013] ne sont pas des révélations, parce qu'on applique la transparence.
La transparence fait que Madame la ministre a publié sa déclaration de patrimoine, elle a publié sa déclaration d’intérêts et que vous verrez que toutes les évolutions de son patrimoine seront non seulement dans la transparence mais en plus rendues publiques, parce que c’est le bon usage des institutions», avait asséné le porte-parole du gouvernement le 28 juillet en conférence de presse.
 
 

 
Révélations ?

mardi 28 mars 2017

Patrimoine: mais où sont passés les millions de Macron?

Le 28/03/2017

 
27 mars 2017
 
Décidément, et contrairement à ce qu’en dit la Haute Autorité de Transparence de la Vie Publique, le patrimoine d’Emmanuel Macron n’en a pas fini de semer le doute.
 
 Pour tous ceux que les affaires usent et agacent, un petit retour aux faits s’impose.
 
Macron redressé fiscalement en 2016
 
Si Emmanuel Macron n’avait pas été redressé fiscalement l’an dernier, les choses seraient sans doute beaucoup plus claires.
Or, voici ce que le grand journal complotiste Le Monde avait publié à l’époque:
le patrimoine de M. Macron a dépassé le seuil auquel un foyer fiscal est assujetti à l’ISF, soit 1,3 million d’euros. Le ministre restant dans la première tranche du barème de l’ISF, il devra payer 1 % du montant de son patrimoine supérieur à 1,3 million d’euros.
L’affaire avait alors été révélée par Mediapart: l’épouse d’Emmanuel Macron, la désormais célèbre Brigitte, possède une maison au Touquet d’une valeur d’1,3 million €.
 De son coté, le ministre alors en exercice avait acquis un appartement d’une valeur proche de 900.000€ à Paris, mais avec des emprunts déductibles du patrimoine assujetti.
 Tout ceci est évidemment légal, mais montrait que le couple Macron disposait d’un patrimoine très supérieur à 1 million d’euros.
 
Un patrimoine devenu inexistant en 2017

Ce qui frappe, c’est que, un an plus tard, le candidat Macron fait une déclaration sans aucun patrimoine immobilier.

vendredi 24 mars 2017

Quand Macron était pauvre comme Crésus…

 


Le 24/03/2017


En bon partisan du travail dominical, reconnaissons au moins ceci à Emmanuel Macron qu’il montre l’exemple en ne se reposant jamais.

C’est à se demander si Emmanuel Macron n’a pas fait le pari de se surpasser en permanence.
 Tenir les pieds-noirs pour responsables de « crimes contre l’humanité », pour ensuite prétendre les « comprendre ».
Estimer que les ouvriers bretons de l’abattoir Gad, mis au chômage pour cause de faillite d’entreprise, sont des « illettrés ».
Assurer que les gens de la Manif pour tous ont été « humiliés » et affirmer, dans la foulée, que les mêmes refuseraient aux homosexuels de vivre librement leur sexualité : inutile de vous presser, faites la queue, il y en aura pour tout le monde !
Bref, c’est un mélange de grand huit intellectuel et de train fantôme politique.
En bon partisan du travail dominical, reconnaissons au moins ceci à Emmanuel Macron qu’il montre l’exemple en ne se reposant jamais.
Ce mardi dernier, invité par le site Explicite pour un Facebook en direct, il a donc fait pleurer Kevin dans les chaumières en assurant que, lui aussi, en tant qu’étudiant, savait « ce que c’est de boucler une fin de mois difficile ».
Levons le rideau et sortons les mouchoirs, le spectacle va commencer.
Prière de ne pas rire trop fort ; il ne faut jamais déconcentrer les artistes.

jeudi 23 mars 2017

Macron, mensonges et enfumage

Le 23/03/2017



 
 
Ajoutée le 19 mars 2017
 
Emmanuel Macron nous est souvent présenté dans les médias comme un homme brillant, un génie ou un philosophe, qui incarnera la rupture avec le quinquennat d’Hollande.

Mais lorsqu’on examine son parcours on se rend compte qu’il y a de forte chance qu’il incarne plutôt la continuité.
 C’est ce qu’on va voir dans cette vidéo.

« Mélenchon, moraliste, est-il aussi minable que les autres ? » L’édito de Charles SANNAT

Le 23/03/2017


Charles Sannat
23 mars 2017
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
 
Vous vous souvenez peut-être de cette remarque acerbe de Marine Le Pen lors du débat de lundi concernant la probité de Mélenchon, ce dernier refusant d’être mis dans le même panier que Le Pen ou Fillon poursuivis par la justice.
 
Marine Le Pen lui faisait remarquer que cela pouvait « vite changer », sous-entendu « mon petit gars, tu ferais mieux de ne pas trop la ramener, vu tout ce que l’on sait sur toi »…
Du coup, aujourd’hui, c’est le tour de Mélenchon dans Capital, ou encore de Moscovici dans je ne sais plus quel journal en raison lui aussi de son amour inconsidéré des beaux costumes offerts gratuitement par les fournisseurs de vins de l’Élysée et de Matignon… ; vu le prix des costumes, on doit bien picoler dans les palais de la ripoux-blique aux frais des pauvres con-tribuables que nous sommes !!
Mais ce n’est pas tout, dans ce pays devenu totalement fou et ayant perdu tout repère, l’ex bien éphémère ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, qui a su exploiter ses pauvres petites filles mineures en les faisant cravacher à l’usine de l’Assemblée nationale dans les pires conditions de travail, est désormais érigé en exemple par la gauche.
 
Le Roux, cet exemple à suivre !
 
 
Il faudrait donc suivre l’exemple de Le Roux…
 N’en jetez plus la coupe est pleine…
Sauf qu’en fait, vous allez vite voir que la coupe va déborder très rapidement car à l’heure du grand déballage, les dégâts risquent d’être considérables !
Je vous ferai copie sans doute, dans l’édition de demain, de la liste des 117 députés qui font travailler femmes ou enfants à l’Assemblée.
Oh, rassurez-vous, la bonne gauche bêlante sur les pauvres gentils pauvres dont elle se fout en réalité éperdument est largement représentée, de même que notre bonne droite moraliste…
 
Halte aux rodomontades de Mélenchon le « vertueux »…

dimanche 21 août 2016

Hollande : « pas de bol » (et pots cassés)




Le 21/08/2016
Olivier Damien

« Fort bien, mais a-t-il de la chance ? » Quand on lui faisait valoir les qualités et les mérites d’un officier, Napoléon s’enquérait immédiatement de la bonne étoile de l’intéressé.

Signe que l’Empereur ne s’en remettait pas uniquement au rationalisme pour conduire ses armées.
Il n’empêche, et l’Histoire l’a prouvé à maintes reprises, la guerre est affaire de spécialistes et de stratèges.
 Napoléon lui-même n’a-t-il pas dû sa défaite à Waterloo, le 18 juin 1815, à la défection de Grouchy plus qu’à son manque de chance ?

Il en est de même en politique.
À cet égard, les récentes confessions de François Hollande auprès de deux journalistes qui l’interrogeaient pour les besoins d’un livre, Conversations privées avec le Président, à paraître chez Albin Michel, ne manquent ni de saveur ni d’intérêt.
En effet, alors qu’il était question de sa promesse électorale sur l’inversion de la courbe du chômage avant la fin de l’année 2016, le Président a eu cette remarque :

Je n’ai pas eu de bol ! En même temps, j’aurais pu gagner.

Curieuse réponse, en vérité, venant de celui qui, depuis bientôt cinq ans, préside aux destinées de la France, et qui semble avoir fait de la chance son mode de gouvernement.

lundi 11 juillet 2016

Bayrou la girouette

 
         

Le 11/07/2016

 
Ah, comme ils fichent la trouille à la gente politique, ces fichus référendums !

81 % des Français éprouvent des sentiments négatifs à l’égard de leurs hommes politiques et 67 % trouvent que la démocratie fonctionne mal (sondage OpinionWay, décembre 2015) ?
Ce n’est pas François Bayrou qui va redorer leur blason ni redonner confiance au peuple !
En effet, interviewé le 24 juin, à l’issue du vote des Anglais en faveur du Brexit, cet européiste convaincu ne rejetait pas l’idée d’un référendum sur la question.
Mais, le 3 juillet, sur BFM TV, revirement total d’attitude puisqu’il juge – soit neuf jours plus tard – cette même idée « tellement dangereuse et bouleversante » !
 Le Béarnais aurait vanté l’idée d’un référendum avant les résultats anglais pour la pourfendre juste après, on aurait pu le comprendre.
 Enfin, on en aurait surtout perçu la mauvaise foi, mais là ?
Une girouette, François Bayrou ?
Souvenez-vous, en janvier 2012, déjà, il estimait les « orientations » du candidat Hollande « dangereuses et imprudentes ».
Ce qui ne l’empêchera pas, quatre mois plus tard, de voter pour lui.
Alors, passer d’un « J’ai dit que je n’avais pas peur du peuple […] » à « La France sans l’Europe ne peut pas peser sur les affaires du monde » ne surprend pas.
Pas davantage de l’entendre parler, vendredi, de « cette paroi de verre » clivant les élites du peuple et, le dimanche en huit, de l’écouter prétendre, sans sourciller, que « pousser » à un référendum de sortie de l’Europe « serait une faute ».
 Sans qu’aucun journaliste, d’ailleurs, ne relève ses contradictions.
 Passons…

samedi 13 février 2016

La déchéance de Hollande


Le 13/02/2016


 
 
Jamais un Président n'aura autant menti aux Français. Sur le chômage, la dette, la menace terroriste, mais aussi sur sa vie privée.
 
Comme si tout cela ne suffisait pas, Hollande ment maintenant comme un arracheur de dents sur la déchéance de nationalité dans le silence assourdissant et complice des médias.

Jeudi 11 février, Hollande déclare devant deux journalistes au sujet de la déchéance de nationalité: "Un terroriste qui tue des Français, parce qu'ils sont Français, se met, par son acte lui-même, en dehors de la communauté nationale."
Il ajoute pour ceux qui n'auraient pas bien compris: "Ca ne concerne que des terroristes, ceux qui tuent des Français, parce qu'ils sont Français et qui portent là un acte de rupture par eux-mêmes" (1)
 
Soit Hollande ne sait pas lire le texte voté quelques heures auparavant à l'Assemblée, soit c'est un fieffé menteur et on peut légitimement s'interroger au passage sur la déontologie de Pujadas et de Bouleau qui savent pertinemment qu'il ment mais n'osent pas le reprendre alors qu'il manipule ouvertement l'opinion publique.
 
Le 16 novembre, devant l'Assemblée Nationale et le Sénat réunis en Congrès, Menteur 1er déclare ": "La déchéance de nationalité ne doit pas avoir pour résultat de rendre quelqu’un apatride, mais nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme, même s’il est né français, je dis bien « même s’il est né français » dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité.
A l'époque, il promet une déchéance réservée aux binationaux, pour ne par créer d'apatrides et pour les individus condamnées pour terrorisme ou, et les mots sont importants, "pour atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation".
 
La version finale adoptée par l'assemblée nationale est la suivante:

lundi 21 décembre 2015

Hollande va-t-il cacher ses échecs sous le Tapie?

 

Hollande va-t-il cacher ses échecs sous le Tapie?

Bernard Tapie a eu la bonne idée d’annoncer son retour en politique.
Voilà enfin un vent de fraîcheur sur la pays, dont le pays a bien besoin: Tapie, 72 ans, formé sous Mitterrand, ministre sous Mitterrand, l’homme du vingtième siècle par excellence, nous la joue Juppé et consors sur le mode du « je suis indispensable pour le pays ».
Ce n’est évidemment pas comme si la France croulait sous ces vieilles barbes qui ont, année après année, construit la dette, le déficit, l’abandon de l’esprit public, à force d’immobilisme et de foutage radical de gueule vis-à-vis du Français moyen qui est forcément poujadiste et raciste.
 Vu le nombre de jeunes en politique, et spécialement de jeunes qui renouvellent le débat public avec une vision différente, le retour de Tapie ne pouvait sonner que comme une bonne nouvelle.

Tapie et le retour des emplois aidés

Pour assurer son come-back, Tapie propose une solution de derrière les fagots: rendre illégal le chômage des moins de 25 ans.
 Miam! voilà une idée qui sent déjà le déficit public, le contrat aidé, la subvention financée par les entreprises qui créent de la valeur pour cocooner des gamins qui trouvent que les salaires sur le marché du travail sont trop bas et l’exigence de l’employeur trop élevée.
La recette pour ces emplois est bien connue, et fut en son temps abondamment utilisée par Martine Aubry: on crée des postes plus ou moins bidons mais subventionnés par le contribuable.