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mardi 29 mars 2022

« Payer le gaz russe en roubles n’est pas acceptable pour le G7 ! » L’édito de Charles SANNAT


Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Demander le paiement du gaz russe en roubles n’est « pas acceptable », affirme le G7 !

C’est vrai que cela ne va pas arranger les affaires des membres du G7 qui payent traditionnellement le bon gaz russe en dollars, ou en euros !

Il faut tout de même rappeler, pour la bonne compréhension de la situation, qui compose le « G7 ».

Nous y retrouvons que des gentils et des membres du camps du bien, dont le grand chef grand exportateur de démocratie dans les pays du Moyen-Orient. Il s’agit donc, roulement de tambour :

Des États-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, du Canada, du Japon, de l’Allemagne et de l’Italie !

Vous aurez également compris qu’il s’agit de pays membres de l’OTAN.

Donc, au sein du G7 nous sommes tous copains comme cochon.

Ce n’est pas une critique, mais une simple constatation qui ne souffre aucune contestation !

On y trouve aussi des pays très dépendant au gaz et les Etats-Unis qui disposent de réserves de gaz liquéfié à revendre… alors, il ne fallait pas s’attendre à ce que le G7 nous dise, « ho oui alors, payons l’ami du Kremlin en bons roubles bien frais » !

Les ministres estiment qu’il s’agit d’une « violation unilatérale et claire des contrats existants ».

« Tous les ministres du G7 sont tombés d’accord sur le fait qu’il s’agissait d’une violation unilatérale et claire des contrats existants (…) ce qui signifie qu’un paiement en roubles n’est pas acceptable », a dit Robert Habeck, à l’issue d’une réunion virtuelle avec ses homologues du G7. « Je pense qu’il faut interpréter cette demande comme le fait que Poutine est dos au mur », a-t-il ajouté. Vladimir Poutine a annoncé la semaine dernière que la Russie n’accepterait plus de paiements en dollars ou en euros pour les livraisons de gaz à l’UE, donnant une semaine aux autorités russes pour élaborer un nouveau système de règlement en roubles. « Nous demandons aux entreprises concernées de ne pas répondre à la demande de Poutine », a encore affirmé Robert Habeck lundi, qualifiant la Russie de « fournisseur pas fiable ».

À travers cette exigence, « la tentative de Poutine de nous diviser est évidente », a ajouté le ministre dont le pays préside cette année le G7 (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Canada, Japon, Allemagne et Italie). Le président russe a expliqué que sa décision était une réaction au gel des actifs de la Russie décidée par les Occidentaux pour sanctionner Moscou après l’invasion de l’Ukraine. Nombre des acheteurs européens du gaz russe – dont l’Allemagne, la Pologne ou encore la France – ont dénoncé cette demande, estimant que la Russie violait par ce biais ses contrats avec les entreprises européennes achetant du gaz. Malgré l’invasion de l’Ukraine par Moscou, le gaz russe continue d’affluer vers l’Union européenne, qui refuse d’imposer un embargo, comme les États-Unis.

Très bien les amis.

Ici je peux être taquin, un poil insolent, mais je ne fais pas de morale, car les relations internationales et la morale n’ont jamais fait bon ménage, et pour cause, le cynisme y règne en maître.

Non, ce que je peux vous dire de manière factuelle, c’est que savoir si le Poutine est « dos au mur » ou pas, ne changera rien au fait que si l’on veut du gaz, il va falloir le payer en roubles.

dimanche 13 juin 2021

G7 : quand un jeune con rencontre un vieux con


 
“Tu sens bon. J’aime ta peau. Tu utilises quoi comme crème hydratante-réparatrice ?”
 
“G” quoi ?

Point G ? G7 taxis ? G piscine demain ? GI Joe ?

C’est beau l’amour entre deux hommes.

Je te touche. Tu me touches.

Attention toutefois, Joe bave un peu. Gare au dentier qui pourrait se faire la malle.

 
“Je comprends Joe… Moi d’habitude je me gratte la couille gauche. Et ça se passe bien”

Mais où sont les masques ? Quelques heures avant, pourtant, ils se “cognaient le coude”, le fameux elbow bump, pour se saluer


 
Manu est hilare. Maman a échappé à la fracture de l’articulation olécranienne. La vieillesse est un naufrage…

Le monde d’après a semble t-il été prestement oublié…

Le Figaro est extatique.

Biden et Macron affichent leur entente au G7

Curieusement, le Monde qui d’habitude mouille, n’en parle pas.

Quoi d’autres ? Ah, c’est officiel, 30 millions de crétins en France ont reçu une dose de produit couillonavirant.

On les appelle les “primo-vaccinés“. Ca fait bien, technique. Mieux que de dire “primo-crétins“.

Bref, une semaine parfaitement normale en France et dans le monde.

Qu’est-ce qu’on mange ce soir ?

 
 

mercredi 28 août 2019

Macron et le G7 : le grand maître des illusions

 
 



Emmanuel Macron est content de lui : « On a formidablement réussi ce sommet, la France a rayonné », a-t-il déclaré, dans son entretien au 20 Heures de France 2.

Il faut dire que tout a été fait, dans la communication, pour transformer cette réunion coûteuse en réussite personnelle pour notre Président.

Pourtant, à y regarder de près, ce fut une séance d’illusionnisme.
Apparemment, la réunion du G7 est un succès.
Les discussions, selon Macron, ont permis de créer « les conditions d’une rencontre entre Donald Trump et Hassan Rohani ».
Il a donné une leçon à Bolsonaro sur les incendies en Amazonie, a réprouvé sa réaction, pour le moins désobligeante, à un montage photo qui compare son épouse à la première dame française (convenons que, s’il n’a fait que dire ce que beaucoup de Français pensent tout bas, ce n’est pas le rôle d’un chef d’État de faire ce type de remarques).
Il aurait, d’autre part, obtenu un accord avec les États-Unis sur la taxation des géants du numérique.
Mais, à bien les examiner, ces exploits sont relatifs et n’existent que parce qu’ils ont été présentés comme tels par les médias.
La visite du ministre des Affaires étrangères iranien à Biarritz, surprise préparée à l’avance, n’altérera pas la volonté des dirigeants iraniens d’acquérir l’arme nucléaire ; les incendies en Amazonie sévissaient avant que Bolsonaro n’arrivât au pouvoir et Donald Trump est trop expérimenté en affaires pour ne pas avoir une idée derrière la tête, à propos de la taxation des GAFA.
Qu’importe pour Macron ?
Il voulait étonner la galerie : il y a momentanément réussi.

lundi 26 août 2019

G 7 ou les 7 nains au boulot

 
 


 
Chez moi, dans ce qu’il était convenu d’appeler du délicieux nom de « lieu d’aisance », j’ai affiché une carte du monde. 

D’abord cela permet d’apprendre la géographie, mais ensuite et surtout de relativiser les choses et de rester modeste.

Ce qui frappe d’emblée, c’est le gigantisme de la Russie avec ses 17 millions de kilomètres carrés (11 % des terres immergées).
Si on y ajoute la Chine et ses 9,5 millions de kilomètres carrés, on obtient un ensemble énorme, sans même évoquer les notions de PIB (la Chine, c’est 16 % du PIB mondial), ni de population.
Alors quand j’observe tout le cirque fait par Macron à cette réunion du G7, je me dis que tout cela est une esbrouffe de plus.
Sans la Russie, ni la Chine, ni même le Brésil (cinquième pays du monde en superficie), ce G7, c’est plutôt l’un de ces petits cirques Zavatta qui tournent l’été dans les stations balnéaires que Barnum au temps de sa splendeur.
Il faut tout de même être un peu sérieux : prétendre régler la question iranienne sans la présence de la Russie ni de la Chine, c’est franchement se moquer du monde pour rester poli.
Il en va, naturellement, de même pour les sujets du climat, les questions économiques et tout le reste.

dimanche 25 août 2019

Amateurisme diplomatique? Recadré par Trump, Macron reconnaît ne pas avoir été mandaté par le G7

 
 
 
Amateurisme diplomatique? Recadré par Trump, Macron reconnaît ne pas avoir été mandaté par le G7

© Andrew Harnik / POOL Source: AFP
Le président français Emmanuel Macron et son homologue américain Donald Trump à la table du G7, le 25 août.
25 août 2019
 
Face au démenti de Donald Trump, Emmanuel Macron a expliqué ne pas avoir été mandaté par le G7 pour dialoguer avec l'Iran, contrairement à ce qu'avait annoncé sa diplomatie, et mis en doute qu'un message commun serait envoyé, comme il l'avait assuré.
                                   
Souhaitant depuis plusieurs mois s'imposer comme le médiateur entre Téhéran et les autres signataires de l'accord sur le nucléaire, le président français Emmanuel Macron et son équipe diplomatique ont commis un véritable faux pas ce 25 août, avant de se faire (une nouvelle fois) rappeler à l'ordre sans ménagement par leur partenaire américain.

Le président américain Donald Trump, le 7 août 2019, à bord d'Air Force One (image d'illustration).
  Iran : Donald Trump écorche Emmanuel Macron
 
En fin de matinée, une source diplomatique a confié à l'AFP que les dirigeants du G7 avaient «convenu de mandater» le président français pour mener le dialogue avec Téhéran, et qu'Emmanuel Macron aurait pour mission «d'adresser un message» à l'Iran sur la base des échanges ayant eu lieu lors de ce sommet.
Une information majeure mais très surprenante, Paris et Washington défendant des positions très différentes dans ce dossier, le président américain ayant en outre déjà reproché à plusieurs reprises à son homologue français de vouloir parler au nom des Etats-Unis sur ce sujet.
Le Quai d'Orsay a-t-il pris ses désirs pour des réalités ?
C'est en tout cas ce que laisse penser la réplique – cinglante – du président américain Donald Trump, qui ne s'est pas fait attendre.

Elle doit drôlement fulminer Greta Thunberg en ce moment…

 
 



Elle doit drôlement fulminer Greta Thunberg en ce moment.

Vous vous rendez compte, le “poumon vert de la planète” est en feu, et elle est coincée au milieu de l’Atlantique sur un p… de voilier, à nourrir les poissons, sans aucune caméra pour retransmettre le discours robotisé que ses spin doctors pourraient lui cuisiner à cette occasion…

Quelle frustration ! Un qui en revanche, a percuté au quart de tour, c’est notre Président pour qui l’alignement de planète est exceptionnel.
Primo, les flammes amazoniennes lui donnent l’occasion de remettre deux thunes dans le bastringue écologique, à l’intention des foules déjà bien conditionnées à l’apocalypse collapsologique par les médias autorisés.
Racler quelques électeurs couleur laitue à l’approche des municipales, ça ne peut pas faire de mal… Surtout flanqué pour l’interprétation de la symphonie du Nouveau Monde écologique, par la clique habituelle du showbiz international : Madonna, Richard Gere, etc.
Secundo, Macron endosse le costard antifasciste style Jean-Moulin-du-Touquet contre l’ignoble tyran tropical climato-sceptique Bolsonaro.

samedi 24 août 2019

[RussEurope-en-Exil] Biarritz : qui se soucie encore du G-7 ? par Jacques Sapir



 Aucune description de photo disponible.


24.août.201924.8.2019 // Les Crises
 
Biarritz sera donc, à en croire les médias français, le centre du monde, à l’occasion du G7 de ce week-end (24 – 26 août).
 
Un sommet qui est placé, officiellement, sous le signe des inégalités, mais qui évoquera aussi les sujets qui fâchent : de la taxe GAFA sur laquelle les Français et les Britanniques – pour une fois unis – s’opposent aux Américains, à l’environnement, en passant par le conflit commercial qui oppose les Etats-Unis à la Chine.
 
Mais ce G-7 sera-t-il à la hauteur des enjeux ?
On peut en douter.
De plus, est-il vraiment le « club » des pays les plus riches et les plus puissants qu’il prétend être depuis le début en 1975, ou n’est-il pas déjà dépassé par d’autres institutions ?
 
Le G-7, ordre du jour officiel et officieux
 
La réunion du G-7 qui se tiendra donc à Biarritz, en état de siège, attire tant les journalistes que les « altermondialistes ».
Officiellement, les décisions attendues concernent la réduction des inégalités, un sujet sur lequel on peut attendre beaucoup de belles paroles et très peu d’actes concrets.
La question de l’environnement tout comme celle des négociations commerciales et du rôle du multilatéralisme, seront nécessairement évoquées.
On sait que, sur ce point les opinions des Etats-Unis et des autres pays divergent de manières importantes.
On peut aussi penser que certaines questions, qui ne sont pas explicitement à l’ordre du jour seront abordées : l’instrumentalisation des échanges en dollars à des fins politiques par les Etats-Unis est un problème majeur de même que les risques grandissants de récession et de crise mondiale.
Cette réunion du G-7 sera donc certainement l’occasion d’étaler certaines divergences.
On peut penser à l’Iran, sujet sur lequel la France, l’Allemagne, mais aussi le Japon, sont en désaccord avec les Etats-Unis, mais aussi à la question des négociations commerciales.
Les Etats-Unis ont clairement exprimé leur insatisfaction avec des négociations multilatérales.
Les pays de l’Union européenne y sont, à tort ou à raison, plus attachés.
La question de la présence des Etats-Unis au sein de l’OMC est donc posée ; il s’agit effectivement d’une question centrale.
Donald Trump a clairement dit qu’il ne considérait plus les organisations multilatérales comme efficaces, du moins du point de vue des Etats-Unis.
Cette question va figurer naturellement dans les discussions du G-7, et donc celle d’une possible réforme de l’OMC.
Mais, la capacité de cette institution à se faire entendre de l’OMC est aujourd’hui bien plus réduite qu’elle ne l’était il y a dix ou quinze ans.
Enfin, la question des relations avec la Chine et du conflit commercial qui oppose les Etats-Unis à ce pays devrait être évoqué.
Mais, là, une unanimité de façade pourrait être maintenue car, pour des raisons différentes, tout le monde s’accordera pour condamner par avance une intervention directe de Beijing dans la crise
politique de Hong-Kong, même si ce sera avec beaucoup d’hypocrisie.
 
La “danse du ventre” d’Emmanuel Macron

Biarritz: Le jour le plus long

 
 
 
 
Via le blog de Paul

jeudi 22 août 2019

Le monde sur un volcan et ses dirigeants à Biarritz

 

polony.jpg
Par Natacha Polony
 
Une bagatelle à 24 millions d’euros.
 
C’est ce que retiendront sans doute de ce G7 les populations qui voient une ville mise en état de siège en pleine saison touristique, nourrissant encore un peu plus le sentiment d’une fracture entre les grands de ce monde et cette part des citoyens qui travaillent, paient des taxes et jouent le jeu d’un système qui les considère comme des pions.
 
Décalage vertigineux pour une réunion censée se pencher, de toute la hauteur de ces sept grands, sur les inégalités.
Les dirigeants de l’Allemagne, du Japon, de l’Italie... dissertant sur les inégalités hommes-femmes en Inde ou en Afrique, voilà qui laisse pressentir d’ébouriffantes avancées.
Et ne parlons pas de l’explosion des revenus des 0,01 % les plus privilégiés de la planète ou de la destruction des classes populaires et des classes moyennes des pays occidentaux...
L’observateur avisé se remémorera que le G7 (redevenu tel après l’éviction de la Russie en 2014 pour cause d’invasion de la Crimée) est un pur produit de la guerre froide et de ses équilibres et ne reflète en rien les enjeux géopolitiques actuels et à venir, que le G20 embrasse davantage.
 
Pourtant, s’en tenir aux apparences horripilantes de ce raout hors d’âge serait passer à côté des bouleversements majeurs dont le G7 version 2019 est une des déclinaisons.
Sous la plume de nombreux commentateurs, ils se résument à deux tignasses blondes venues jouer les trouble-fête.
Comment vont se comporter Donald Trump et Boris Johnson ?
Vont-ils faire alliance ?
L’équipe des méchants va-t-elle battre l’équipe des gentils ?
Degré zéro de la réflexion géopolitique.
Pour sortir de ce néant, un état des lieux s’impose.

dimanche 18 août 2019

Emmanuel Macron sera bien seul, à Biarritz






Dans une semaine s’ouvrira, à Biarritz, le traditionnel sommet du G7 qui réunit, une fois par an depuis 1975, les chefs d’État ou de gouvernement des sept plus anciennes puissances industrielles.

Le premier sommet, un G6, avait été convoqué à Rambouillet par le très libéral Valéry Giscard d’Estaing et cette 44e réunion sera présidée par son « digne » successeur, Emmanuel Macron.

Les temps, pourtant, ont bien changé et le Président français, contrairement à son ancêtre politique, risque de se sentir bien seul, à Biarritz.
Certes, le président de la République sera isolé de ses concitoyens par un invraisemblable déploiement de policiers et de militaires, mais cet isolement-là ne sera probablement pas source de contrariété pour celui qui se soucie avant tout de plaire aux puissants.
Or, c’est précisément là que le bât blesse : il y a à peine quatre ans, Emmanuel Macron eût été un hôte en pleine communion avec ses augustes invités, mais la rapide évolution de la photo de famille montre à quel point notre Président s’inscrit désormais à rebours de ce sens de l’Histoire que la gauche sociétale invoque pourtant à tout bout de champ pour justifier ses délires idéologiques.

jeudi 15 août 2019

G7 Biarritz