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mardi 23 mai 2023

Évaluation de l’absentéisme scolaire pendant l’aïd : SOS Racisme veille


 

 
Arnaud Florac 22 mai 2023
 
Gérald Darmanin joue de malchance. À chaque fois qu'il essaie de faire le bonhomme, de montrer un peu les muscles, il prend un taquet sur le museau. 
 
Même l'Action française a réussi à le rendre ridicule : si ça, ce n'est pas le retour des années 30... 
 
Dernier camouflet en date : le ministère de l'Intérieur avait demandé aux chefs d'établissement et directeurs d'école de l'académie de Toulouse de leur faire parvenir les chiffres de l'absentéisme pour l'aïd, c'est-à-dire pour la fête qui clôt le mois islamique du ramadan. On a appris, par différents médias, qui ne sont pas des sectateurs de la bête immonde, que cet absentéisme avait atteint jusqu'à 80 %, dans certaines classes du 93. Ces chiffres ont été décortiqués, notamment par la chaîne YouTube de VA+. Il est donc, a priori, plutôt normal que le ministère de l'Intérieur, qui, historiquement, est aussi celui des cultes, cherche à mesurer l'ampleur du phénomène. À moins que l'on ne casse le thermomètre, comme on le fit naguère pour les chiffres de la drépanocytose dans les maternités...
C'est, apparemment, le choix du rectorat. Le recteur n'a certes pas été consulté, ce n'est pas correct. Il en a donc profité pour jouer les Jean Moulin, les ¡No pasarán! et tutti quanti, puisqu'il a demandé aux chefs d'établissement de ne pas obéir. On a les larmes aux yeux devant un tel courage. Ce recteur réfractaire ira-t-il en prison ? Sera-t-il arrêté par la police ? Le cirque antifasciste et antiraciste est décidément impayable.

samedi 11 juin 2022

Stade de France : au pays des pieds nickelés

 
 
 
 Georges Michel 10 juin 2022

C’est vraiment la faute à pas de chance : les images de vidéosurveillance du Stade de France de la fameuse soirée ont été détruites. 

Jeudi après-midi, après l’audition du préfet Lallement, c’était le tour des représentants de la Fédération française de Football (FFF) d’être auditionnés. 

Et c’est à cette occasion qu’on a appris que les images enregistrées sous la responsabilité du Stade de France ont été supprimées. C’est ballot !

Non, « c’est la loi », si l’on en croit la déclaration à l’AFP, du président de la commission de la culture du Sénat Laurent Lafon. Le directeur des affaires institutionnelles de la FFF a en effet déclaré devant les sénateurs que « les images de vidéosurveillance, au bout de sept jours, sont automatiquement détruites, et la seule façon [qu’elles ne soient pas détruites, passé ce délai], c’est qu’on ait eu une réquisition pour les fournir aux différentes populations ». Et il n’y a pas eu réquisition. Réquisition qui aurait dû émaner du procureur de la République de Paris, placé, on le rappelle, sous l’autorité de la Chancellerie. Décidément, on joue vraiment de malchance depuis le début de cette affaire ! Le Monde du 10 juin révèle cependant qu’une source proche de l’enquête s’est étonnée de cette destruction car le « délai légal de conservation des vidéosurveillance est d’un mois » et non de sept jours, comme d'ailleurs le précise l'arrêté de la préfecture autorisant la vidéosurveillance du Stade. Toujours selon Le Monde, « la capacité des serveurs du consortium Stade de France, qui gère l’intérieur de l’enceinte sportive, ne permet pas de les garder au-delà de sept à huit jours ». C’est donc technique ! Et l’on veut organiser les Jeux olympiques…

Et puis, quand ça veut pas, ça veut pas...

lundi 6 juin 2022

darmanin est un menteur, c'est le maire de l’agglomération de Liverpool qui le dit


samedi 4 juin 2022

Stade de France : 24 % des Français croient à la version de Darmanin… dont Emmanuel Macron !


 Arnaud Florac 3 juin 2022

Au sujet des émeutes qui ont permis au monde entier de se faire une idée exacte de la douceur de vivre en banlieue, les versions se multiplient. 

Il en a déjà été question dans les colonnes de Boulevard Voltaire, puisque le club de Liverpool a mal pris de se voir accuser, par Gérald Darmanin, d'être à l'origine des « troubles ». Ces dernières heures, un champion de MMA britannique, que l'on imagine moins sujet que d'autres à un « sentiment d'insécurité » pour sa personne, a raconté un autre morceau du dessous des cartes : billets prétendus faux, extorqués par les stadiers, puis revendus à leurs amis, agressions gratuites et sauvages jusque dans les rames de métro...

Décidément, la version officielle du ministère de l'Intérieur a du plomb dans l'aile. s'en tient aux éléments de langage officiels, mais cela semble ne plus suffire. Un sondage Odoxa pour Le Figaro (2/6/2022) révèle que 76 % des sondés ne croient pas au narratif gouvernemental. Vous me direz que, comme d'habitude, les Français se montrent très réservés face au pouvoir macronien, plutôt à selon les critères médiatiques... mais votent comme un seul homme contre la bête immonde, les bruits de botte et le retour des heures sombres. Deux pas en avant, deux pas de côté, un pas en arrière : les Gaulois vont à l'abattoir en dansant le tango. On peut toujours croire qu'un jour, les gens se réveilleront, jetteront leur télé par la fenêtre et ouvriront les yeux. On peut...

Toutefois, l'élément le plus intéressant est, par déduction, le pourcentage de Français qui croient à la version du ministère : 24 %, donc. Un quart, ou presque. Pour ceux-là, ce sont bien des supporters britanniques, ivres de haine aveugle et de Guinness tiède, qui ont détroussé les honnêtes gens.

mercredi 1 juin 2022

France-Angleterre : pour l’instant, pas photo pour le match de l’ordre


 Georges Michel 31 mai 2022

Comme le rappelait, ici même, Gabrielle Cluzel, ça ne mange pas de pain de taper sur le dos des Anglais. Le contentieux est ancien : Jeanne d’Arc, Trafalgar, Aboukir, Waterloo, Fachoda, Mers el-Kébir et toutes les roustes qu’ils nous ont fichues au rugby. 

Donc, de quoi faire. Sur ce registre, Gérald Darmanin joue à domicile et sur du velours. 

Du billard, comme on dit. Mouais… Pas certain que cela convainque grand monde, mais mettons. Cela dit, c’est comme tout : il y a le fait et la perception du fait.

Le fait : si l’on en croit le ministre de l’Intérieur (pour faire court), c’est la faute aux fraudeurs anglais. Maintenant, la perception du fait : le monde entier a vu les scènes de chaos autour du Stade de France. Le ministre de l’Intérieur aura beau agiter ses petits bras musclés au JT de 20 heures, il est vrai peu regardé au-delà de nos frontières, le mal est fait. En gros et en forçant (à peine) le trait, si on lit la presse étrangère, la France, c’est le chaos, et le chaos, c’est la France. Évidemment, la presse britannique se régale, si l’on peut dire ainsi. Un journaliste de la BBC raconte qu’il « n’a jamais vu ce de chaos lors d’un match ». Un autre (du Telegraph) témoigne : « J’étais devant la porte Y quand j’ai été pris dans les gaz lacrymogènes utilisés sans discernement par la police anti-émeute français au Stade de France. Je parlais à des supporters qui attendaient tranquillement, certains depuis trois heures, quand ils ont atteint mon visage… C’était absolument honteux. » Et tout à l’avenant.

Je sais, on va dire que c’est facile de dézinguer la France, qu’il faut arrêter de faire du French bashing, qu’il y a pire, ailleurs, si vous voyez ce que je veux dire en suivant mon regard. However, cependant, comment ne pas être un peu saisi par le contraste entre ce que le monde entier retient ces jours-ci, d’une part de la France, d’autre part du Royaume-Uni, ce pays de voyous, de hooligans, d’outlaws et j’en passe et des meilleures. Car pendant que Gérald Darmanin se pointe à TF1 avec, dans une main, un faux billet d’entrée au stade et dans l’autre un vrai billet, en bon vendeur, représentant et placier, outre-Manche, on prépare tranquillement le jubilé de platine de la reine. Contraste saisissant !

mardi 31 mai 2022

Le journal espagnol Marca : “Il y a un grave problème d’immigration en France”


 Saint-Denis (France) – Nous avons quitté le stade une heure et demie après la fin du match. Il était 01h00 du matin et il y avait beaucoup de monde autour. Beaucoup de gens… et beaucoup de voyous. 

De petits groupes de jeunes qui prenaient tout ce qui leur tombait sous la main. De jeunes garçons, en survêtement, portant des casquettes, et avec de mauvaises intentions.

Il est évident qu’en France, depuis quelques années, il y a un grave problème d’immigration et de ghettos. Ne nous focalisons pas uniquement sur le premier. Elle affecte la société française dans son ensemble. Et l’absence d’un pays structuré est un signal d’alarme pour les Jeux olympiques de Paris 2024. La France est un pays merveilleux ; Paris fait partie des cinq meilleures villes au monde… et elle ne peut pas se permettre d’être effrayée par St Denis.

Le stade de France est situé au nord de Paris, dans un territoire devenu dangereux et les autorités françaises doivent y remédier, mais pas pour le bien des Jeux. Pour le bien du pays.

Les groupes de jeunes, quant à eux, ont essayé de “pêcher” partout où ils le pouvaient hier : portefeuilles, téléphones portables….. Cela a été aggravé dans la “souricière” qu’est le stade.

(…) Un désastre organisationnel que les joueurs ont payé (le match a commencé en retard), les supporters ont payé et les habitants de Paris continueront de payer.

Marca.com

Daniel Riolo : « Le fiasco du Stade de France n’a rien à voir avec les supporters anglais mais beaucoup avec des jeunes de cités (…) Les stadiers de samedi soir étaient amis avec les agresseurs »


 
 
30/05/2022

 

ENTRETIEN – Contrairement à ce qu’affirment les autorités, les débordements en marge de la finale de la Ligue des Champions n’ont pas été causés par des supporters anglais, explique le journaliste sportif Daniel Riolo. Selon lui, ces événements révèlent un problème global de sécurité en France.

Daniel Riolo est journaliste et éditorialiste sur RMC et BFMTV. Il a publié Racaille Football Club (2013), Autopsie du sport français (2018), L’énigme Tuchel (2018) avec Polo Breitner, et Cher football français (2020).

LE FIGARO. – Gérald Darmanin a pointé du doigt ce samedi 28 mai dans la soirée l’attitude de «milliers de «supporters» britanniques sans billet ou avec des faux billets qui ont forcé les entrées» du Stade de France, leur faisant porter la responsabilité du chaos, le soir de la finale de la Ligue des Champions. Que vous inspirent ces propos ? Les supporters britanniques sont-ils responsables des événements ?

Daniel RIOLO. – Il n’aura pas fallu très longtemps pour se rendre compte que tout ce qu’a dit le ministre après le match était complètement faux. Le problème, c’est que c’est en train de continuer: ce matin sur RTL, la ministre des Sports parlait de «fait générateur» avec des faux billets, à 30.000 40.000 exemplaires selon elle, ce qui est à nouveau archi faux. J’aimerais bien savoir quelle machine a fabriqué autant de faux billets… Je ne peux pas croire à ça ; tant qu’on ne me l’aura pas prouvé plutôt que dit, je n’y croirai pas. Donc entre le point A Darmanin et le point B Oudéa-Castéra, on prend la mesure pour l’instant du fiasco total au niveau organisationnel et, surtout, dans l’analyse de ce qui s’est passé. Entre les deux, il y a les témoignages: ceux qui y étaient, ceux qui racontent, des images, et on voit très bien que l’organisation était défaillante sur plusieurs aspects, notamment du fait de stadiers mal formés, incompétents, recrutés une semaine avant la rencontre via Facebook ; ce n’était même pas le niveau ligue 2 des stadiers ! C’étaient des jeunes des cités, qui étaient amis avec les agresseurs. C’était n’importe quoi. L’histoire des faux billets, je n’y crois pas: le tourniquet a bloqué après le premier faux billet qui est passé et ils ne se sont jamais remis en marche, d’où l’embouteillage monstrueux qu’il y a eu. Il y a dû avoir quelques centaines à peine de billets qui ont été fabriqués par les jeunes de cité qui les ont revendus à des Anglais.

Ce qui s’est vraiment passé, c’est une histoire semblable à une attaque de diligence par des Indiens: environ 300 ou 400 «riverains» comme les a gentiment appelés Le Parisien ce matin, alors qu’il s’agissait essentiellement de bandes de cités. Ça a donné au moins 1000 voleurs, détrousseurs, bandits, qui ont agressé des familles, qui ont jeté des gens au sol, qui leur ont tout pris, laissant les gens dehors, ne pouvant assister au match. Il y a aussi beaucoup de gens qui avaient des vrais billets et qui n’ont pas pu rentrer du tout. On nous a dit qu’ils n’étaient pas arrivés à temps, etc. Mais tout cela est faux.

lundi 30 mai 2022

Les Anglais, ces étrangers que l’on ne craint pas de stigmatiser


 
 
 
 Gabrielle Cluzel 29 mai 2022

Il est des étrangers que l’on peut stigmatiser sans crainte : les Anglais ! 

 Pour expliquer les scènes de chaos à l’entrée de la finale de la Ligue des champions entre le Real Madrid et Liverpool, qui a conduit à retarder le match de trente minutes, Gérald n’a pas hésité à accuser, sur Twitter, « des milliers de supporters britanniques, sans billets ou avec de faux billets [qui] ont forcé les entrées et, parfois, violenté les stadiers »

La perfide Albion est pratique et a le dos large, elle est l’ennemi héréditaire. Et les relations ne sont pas près de s’arranger car nombre de commentateurs anglais sont aujourd'hui scandalisés d’être ainsi montrés du doigt.

Pour comprendre le contexte, il faut savoir que ce match, très attendu, jouait à guichets fermés : 75.000 places que l’on s’était arrachées - et pour lesquelles certains fans de Liverpool avaient dépensé une petite fortune. On imagine la tension dans la foule compacte massée aux grilles, les heures passant, alors qu’une défaillance du filtrage - sans doute en sous-effectif - empêche les spectateurs munis de billets d’accéder aux gradins. Mais il serait un peu facile de mettre cette grande débandade sur le compte de la pression de spectateurs anglais excédés.

Ce que le ministère de l’Intérieur oublie de dire, c’est que des centaines de « riverains », de « jeunes » des cités avoisinantes avaient décidé de rentrer sans billets, et que tenter - sans succès - de les bloquer a contribué à paralyser l’entrée. « Des types sans billet qui assistent au match, des familles avec billets qui en sont privées. Est-ce qu’on peut appeler ça un fiasco ? », interroge le journaliste de BFM Raphaël Grably. On peut appeler ça, en tout cas, un épisode assez emblématique du fonctionnement de ce pays : ceux qui respectent les règles cèdent le pas à ceux qui ne les respectent pas.