
Gérald
Darmanin joue de malchance. À chaque fois qu'il essaie de faire le
bonhomme, de montrer un peu les muscles, il prend un taquet sur le
museau.
Même l'Action française a réussi à le rendre ridicule : si ça,
ce n'est pas le retour des années 30...
Dernier camouflet en date : le
ministère de l'Intérieur avait demandé aux chefs d'établissement et
directeurs d'école de l'académie de Toulouse de leur faire parvenir les
chiffres de l'absentéisme pour l'aïd, c'est-à-dire pour la fête qui clôt
le mois islamique du ramadan. On a appris, par différents médias, qui
ne sont pas des sectateurs de la bête immonde, que cet absentéisme avait
atteint jusqu'à 80 %, dans certaines classes du 93. Ces chiffres ont été décortiqués, notamment par la chaîne YouTube de VA+. Il est donc, a priori,
plutôt normal que le ministère de l'Intérieur, qui, historiquement, est
aussi celui des cultes, cherche à mesurer l'ampleur du phénomène. À
moins que l'on ne casse le thermomètre, comme on le fit naguère pour les
chiffres de la drépanocytose dans les maternités...
C'est, apparemment, le choix du rectorat. Le recteur n'a
certes pas été consulté, ce n'est pas correct. Il en a donc profité pour
jouer les Jean Moulin, les ¡No pasarán! et tutti quanti,
puisqu'il a demandé aux chefs d'établissement de ne pas obéir. On a les
larmes aux yeux devant un tel courage. Ce recteur réfractaire ira-t-il
en prison ? Sera-t-il arrêté par la police ? Le cirque antifasciste et
antiraciste est décidément impayable.