Translate

Affichage des articles dont le libellé est mauvaise foi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mauvaise foi. Afficher tous les articles

samedi 11 juin 2022

Stade de France : au pays des pieds nickelés

 
 
 
 Georges Michel 10 juin 2022

C’est vraiment la faute à pas de chance : les images de vidéosurveillance du Stade de France de la fameuse soirée ont été détruites. 

Jeudi après-midi, après l’audition du préfet Lallement, c’était le tour des représentants de la Fédération française de Football (FFF) d’être auditionnés. 

Et c’est à cette occasion qu’on a appris que les images enregistrées sous la responsabilité du Stade de France ont été supprimées. C’est ballot !

Non, « c’est la loi », si l’on en croit la déclaration à l’AFP, du président de la commission de la culture du Sénat Laurent Lafon. Le directeur des affaires institutionnelles de la FFF a en effet déclaré devant les sénateurs que « les images de vidéosurveillance, au bout de sept jours, sont automatiquement détruites, et la seule façon [qu’elles ne soient pas détruites, passé ce délai], c’est qu’on ait eu une réquisition pour les fournir aux différentes populations ». Et il n’y a pas eu réquisition. Réquisition qui aurait dû émaner du procureur de la République de Paris, placé, on le rappelle, sous l’autorité de la Chancellerie. Décidément, on joue vraiment de malchance depuis le début de cette affaire ! Le Monde du 10 juin révèle cependant qu’une source proche de l’enquête s’est étonnée de cette destruction car le « délai légal de conservation des vidéosurveillance est d’un mois » et non de sept jours, comme d'ailleurs le précise l'arrêté de la préfecture autorisant la vidéosurveillance du Stade. Toujours selon Le Monde, « la capacité des serveurs du consortium Stade de France, qui gère l’intérieur de l’enceinte sportive, ne permet pas de les garder au-delà de sept à huit jours ». C’est donc technique ! Et l’on veut organiser les Jeux olympiques…

Et puis, quand ça veut pas, ça veut pas...