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lundi 4 juillet 2016

Pas de Grand Soir pour Nuit debout


         

Le 04/07/2016


Les voitures-balais du Réel emporteront jusqu’au dernier crachat de cette rébellion d’ectoplasmes.

Nuit debout ne s’achèvera pas dans une aurore.
Nuit debout n’enfantera pas de « genre humain transfiguré » ; et la Terre tourne toujours.
Les cadavres de bouteilles, les boîtes de kebab et les rognures de haschisch s’en vont dans la benne à ordures.
Les rêves salissants sont balayés d’un geste rapide par un travailleur immigré de la Fonctionnelle – une équipe de nettoyage d’élite –, travailleur qui n’aura bien évidemment jamais mis les pieds dans cette assemblée hypocritement populaire, et qui, sans doute, n’en aura presque rien su (sauf qu’elle engendrait pour lui un fâcheux surcroît d’effort : jusqu’à 200 mètres cubes de détritus chaque matin).
 Nuit debout pour les bobos,
Matins dans l’urine pour les prolos.
Essoufflé au bout de trois mois, le Soviet-club de la République finit bêtement et dans l’indifférence générale.
 S’est-il seulement passé quelque chose sur la place de la République, durant ces longues semaines ?
Des anges sont passés et nous n’avons rien entendu.
 Des anges qui n’ont pas manqué de faire la bête à quelques reprises : Alain Finkielkraut et les Veilleurs auront pu mesurer leur sens de l’accueil et du dialogue.
Le mouvement « citoyen » laisse derrière lui, en plus de ses déchets matériels, une désagréable odeur de sectarisme et de cabale ; mais pouvait-on en attendre autre chose ?
Ni prolétaires, ni ouvriers, ni petites gens de la « classe », ni messieurs et mesdames Tout-le-Monde, les militants de Nuit debout n’ont représenté que leur propre microcosme, désespérément étranger aux préoccupations du peuple, irréductiblement fermé à tout ce qui n’est pas lui et ne pense pas comme lui.

mardi 24 mai 2016

Dans deux mois, Valls sera renversé. D’ici-là, deux mois de chienlit. Préparez-vous !!

Le 24/05/2016



Charles Sannat
24 mai 2016 

Dans deux mois, Valls sera renversé.

 Tel est le pronostic livré par Jean-Luc Mélenchon dans les colonnes du JDD (source à la fin de cet article comme à chaque fois) – ce qu’il explique très bien et son analyse tient parfaitement la route puisqu’il manquait juste deux voix pour faire passer une motion de censure de gauche et au mois de juillet, la loi El Khomri reviendra à l’Assemblée nationale et pourra à nouveau faire l’objet d’une motion de censure engageant l’avenir du gouvernement et de son chef de file Manuel Valls, véritablement détesté par une grande partie de sa « majorité ».
En attendant, la CGT, qui bloque déjà un paquet de raffineries – enfin elle ne les bloque pas, elle les a éteintes –, appelle désormais à la grève illimitée à compter du 2 juin à la RATP.
Nous allons donc vivre une fin de printemps et un début d’été chaotique qui aura bien évidemment des répercussions sur la croissance et notre économie déjà vacillante.
Mon analyse est que cette fois, la cristallisation des rancœurs et des revendications va se faire.
 Notre pays semble avoir besoin d’une grande séance de défoulement collectif et les débordements pourraient cette fois être assez difficiles à contrôler tant les tensions sont vives dans notre pays totalement fracturé.

Préparez-vous à vivre des moments où il se pourrait que la vie quotidienne soit quelque peu chaotique.

Avoir quelques provisions pourrait être une excellente idée et cela vous évitera de vous trouver à devoir faire la queue plusieurs heures pour quelques litres d’essence mais appliqué à tout le reste !

Charles SANNAT

Source pour Mélenchon ici

vendredi 20 mai 2016

Manifs violentes contre la loi Travail : la tentation insurrectionnelle

 
         

Le 20/05/2016

 
Derrière Nuit debout se cachent des amis de Jean-Luc Mélenchon.

En janvier, je vous parlais de l’ouvrage L’Insurrection qui vient, fruit de la réflexion du Comité invisible, collectif issu de la gauche radicale.
Cet ouvrage voulait annoncer les révolutions à venir dans des nations occidentales qui ne feraient plus « société », selon ses auteurs.
Récemment, j’ai eu l’occasion de lire le dernier ouvrage dudit Comité invisible, intitulé À nos amis.
Ce manifeste fait le constat de l’échec des dernières « insurrections », tant dans le monde arabe qu’en Europe du Sud, ou bien encore aux États-Unis avec le mouvement Occupy Wall Street.

Le monde occidental vacille.
 Oui, les nations occidentales ne font plus société, alors qu’elles étaient homogènes, politiquement et démographiquement, au contraire des nations arabes créées par un découpage abstrait à la fin de la période coloniale.
 Oui, le pouvoir n’est plus réellement dans le fait politique national, mais bien dans les organisations transnationales.
Finalement, le plus grand défaut des thèses du Comité invisible, qui ont au moins le mérite de remettre à leur juste place les différents groupuscules gauchistes ou para-gauchistes, est de nier les réalités essentielles et historiques, osons le dire, charnelles.

Derrière Nuit debout se cachent des amis de Jean-Luc Mélenchon qui ont parfaitement compris les appels du Comité Invisible, matrice intellectuelle française des contestations contre la social-démocratie qu’incarne aujourd’hui notre exécutif.
Le zentrum qui s’étend naturellement de Washington à Bruxelles se voit contesté par des mouvements de gauche alternative.
Si SYRIZA a été maté par Angela Merkel, Podemos peut toujours faire croire à quelques naïfs que les lendemains chanteront.

dimanche 8 mai 2016

La gloire futile des bobos-cons et de la gauchosphère

Article publié le 08.05.2016
 
 
AuxLarmesCitoyensFerjeux



Thierry-Ferjeux MICHAUD-NERARD
Médecin, Pédopsychiatre
 
Benoît Rayski ironise, de façon critique, sur Causeur, à propos du "nouveau cri de guerre à la mode des bobos collabos" : "Je suis bobo et je vous emmerde !"

 Le résultat du slogan vide de sens ferait passer magiquement les insignifiants du spectacle "de l'anonymat à la gloire, de l'obscurité à la lumière" des médias bobos.
Libération a publié une tribune vulgaire d'un anonyme soi-disant romancier jeunesse (???) : "Et si on fichait la paix aux bobos", qui a séduit la caste politico-médiatique des intermiteux de la gauchosphère.
Ce qui a plu aux bobos séniles des bobosquartiers, c'est "Les bobos vous emmerdent".
Selon Benoît Rayski, "un cri du cœur destiné à redonner une fierté (LGBT ?) perdue à tous les bobos humiliés, vilipendés, caricaturés et salis par la droite la plus réactionnaire et la plus méprisante qui soit. L'auteur jeunesse a aussi une identité (?) revendiquée et assumée : il est bobo… musicien, illustrateur, graphiste, artiste (?), intermittent du spectacle. Il mange bio, aime le commerce équitable, vomit les grandes surfaces, est… écologiste. "Et alors ?" s'exclame l'auteur jeunesse, "renvoyant les réac et les fachos au mépris que leurs railleries méritent".

Après, la critique se précise : "Pourtant, il suffit de gratter un peu… pour s'apercevoir que le bobo n'est pas sans rapport avec le beauf de Cabu : "bobo-con et fier de l'être"… Il n'aime pas l'Occident et tout ce qui le symbolise à ses yeux : les banques, la bourse, les riches,… la pernicieuse société de consommation.
"Mais le bobo aime… les filles arabes que l'État oppressif veut empêcher de porter le voile. Il aime les… palestiniens que les… (agents) sionistes (persécutent). Il aime les peuples arabes… le bobo-halal…
"Il est chez lui place de la République (où) le drapeau (français) n'a pas droit de séjour (contrairement au) drapeau palestinien. Il paraît qu'il vaut mieux être traité de bobo que de "gros connard"."
Ben voyons !
Et là se fait jour une douloureuse vérité : le bobo-con et fier de l'être n'est rien de moins qu'un bobo gaucho-islamo-grégaire, un médiocre suiviste de la place de la République, sans personnalité, un anonyme et un insignifiant "mutin de Panurge" selon Causeur qui cite "une expression chère au regretté Philippe Muray".

vendredi 6 mai 2016

Le chef du syndicat de police : l'Etat utilise les casseurs pour délégitimer les mouvements sociaux



Source: Reuters
 
5 mai 2016, 21:41

En parlant des violences subies par les forces de l’ordre lors des récents mouvements sociaux parisiens, Jean Claude Delage en a profité pour exprimer sa désapprobation à l'égard des consignes de sa hiérarchie à propos des casseurs.

 «Nous n'avons pas affaire à des enfants de chœur, nous avons affaire à des voyous, des extrémistes déterminés qui veulent en découdre avec la police de manière bien plus violente. Certains sont prêts à aller très loin, y compris, je pense, à tuer un policier», a déclaré le secrétaire général au micro de France Info, réagissant aux violences qui ont émaillé les mouvements, contre la Loi Travail ou à «Nuit Debout».
«Laisser croire que les policiers se lèvent le matin pour aller taper sur des jeunes, pour que le sol soit maculé de sang c'est inacceptable», a souligné le secrétaire général sur les ondes de Radio France.

mercredi 4 mai 2016

Violences : les policiers vont manifester le 18 mai pour dénoncer leur "stigmatisation"


 12h28, le 04 mai 2016, modifié à 13h58, le 04 mai 2016

 
 
MOBILISATION - Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat Alliance, majoritaire chez les policiers, a annoncé sur Europe 1 mercredi une manifestation des forces de l'ordre le 18 mai.

INFO EUROPE 1 - Contestation de la loi Travail, "Nuit debout", défilés syndicaux du 1er-Mai... Ces dernières semaines, de nombreux mouvements sociaux ont été émaillés d'incidents entre certains participants et les forces de l'ordre.
 Depuis, militants et syndicats de police se renvoient la responsabilité de ces débordements.
Pour Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat majoritaire Alliance Police Nationale, les policiers "sont stigmatisés", notamment par la CGT, qui a publié une affiche controversée.

"Stop à cette stigmatisation".

"Nous allons dire stop à cette stigmatisation", a t-il déclaré mercredi au micro d'Europe 1.
 "Alliance Police Nationale organisera le 18 mai prochain une mobilisation nationale pour dénoncer ceux qui dénoncent des prétendues violences policières".

mardi 3 mai 2016

Cazeneuve écarte l'idée d'interdire Nuit Debout


Home LE SCAN Les verbatims

Par Marc de Boni
Mis à jour le 03/05/2016 à 20:34
Publié le 03/05/2016 à 17:13    
   
Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur.
Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur. Crédits photo : FRANCOIS GUILLOT/AFP

LE SCAN POLITIQUE/VIDÉO - Pressé par la droite de mettre un terme aux rassemblements de la place de la République, le ministre de l'Intérieur refuse et invoque les valeurs républicaines.

«Je ne suis pas d'accord avec ceux qui manifestent place de la République, mais je ferai tout pour qu'ils puissent le faire», a lancé cet après-midi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, face aux huées de l'opposition.
Interpellé par le député les Républicains (LR) Éric Ciotti lors des questions au gouvernement, le locataire de la place Beauvau s'est défendu cependant de toute «complaisance» envers les casseurs, qui se sont notamment illustrés à plusieurs reprises depuis la manifestation du 28 avril et dans le cortège du 1er mai.
Les demandes répétées de la droite et du FN d'interdire les rassemblements du mouvement Nuit Debout place de la République n'y ont donc rien fait, malgré les tensions croissantes qui opposent manifestants et forces de l'ordre.
«Lorsque vous parlez de complaisance, c'est que vous êtes mal informé.
 Ça vous ressemble tellement peu les petits bobards monsieur Ciotti», a asséné Bernard Cazeneuve, sommé par le député LR des Alpes-Maritimes de «faire évacuer la place de la République», «d'interdire les manifestations violentes conformément à l'État d'urgence» et enfin de «dissoudre les mouvements d'extrême gauche qui prônent et organisent la violence».

Le réquisitoire d’Eric Zemmour contre Nuit Debout

 
Eric Zemmour

03/05/2016 – PARIS  (NOVOpress):

 Ce matin sur RTL, Eric Zemmour a prononcé un véritable réquisitoire contre Nuit Debout, dont « le rêve est passé, le rêve des médiacrates de gauche qui voulaient tellement rejouer le Mai 68 de leur jeunesse, le rêve des enfants de profs, des diplômés prolétarisés, des intermittents du spectacles précarisés ».

« Qui sème le vent récolte la tempête. Qui sème le sectarisme récolte la violence. Qui crache sur les philosophes finit par sortir les barres de fer. A force d’insulter les flics, on finit par leur taper dessus. A force de mimer l’insurrection révolutionnaire, on légitime ceux qui la pratiquent. […] A force de vouloir intégrer tout le monde, on intègre n’importe qui. À force de parler pour ne rien dire, on finit par frapper sans raison. »
« La faiblesse de l’État sous Hollande s’est révélé un redoutable piège, explique Zemmour, pour qui c’est « le laxisme des autorités socialistes [qui] les a poussées à la faute, a révélé leur vraie nature : derrière les masques de Bisounours, il y avait des cagoules et des casques. »
« Pour ce genre de mouvement protestataires, il est deux manières de mourir, ajoute l’éditorialiste : perdre sa spontanéité ou perdre son innocence. Perdre sa spontanéité comme Podemos en Espagne […] Et puis, il y a cette seconde manière de mourir, celle de Nuit Debout : on perd son innocence, sa fraicheur ; on n’est plus les gentils, on devient les méchants.
Eric Zemmour conclut ainsi : « Nuit Debout va poursuivre sa route chaotique, mais comme un canard sans tête. Nuit Debout est coulé. Nuit Debout est couché. Étendu raide. Il bouge encore, mais c’est le spasme des cadavres. »


lundi 2 mai 2016

La Nuit Debout laisse un champ de ruines derrière elle



Les poubelles sont entourées de murailles de déchets

Hier soir, la Nuit Debout a connu une sorte d’apothéose avec des affrontements nocturnes entre bandes de jeunes et forces de l’ordre.

Le spectacle laissé par le mouvement sur la place était tout bonnement désolant.
Des tessons de bouteilles brisées recouvraient le pavé à perte de vue.
Mais les dégâts n’étaient pas seulement dus aux affrontements avec la police.
Ils se mêlaient aux détritus (notamment alimentaires) laissés derrière eux par les occupants.
On peut quand même se poser quelques questions sur la nature d’un mouvement qui donne autant de leçons à la terre entière et aux horribles consommateurs capitalistes, mais qui en applique aussi peu pour lui-même.
Après une Nuit Debout, la place de la République apparaît comme l’éloge vivant de la restauration rapide américaine.

Un champ de détritus accueille les badauds vers minuit
 
Un champ de détritus accueille les badauds vers minuit
 
Même les arbres sont taggés
Même les arbres sont tagués

Rien n'a résisté à la tornade black blocks

Rien n’a résisté à la tornade black blocks

Les pompiers mobilisés pour dégager la place

Les pompiers mobilisés pour dégager la place

Et, bien entendu, ces ordures abandonnées partout sont nettoyées par les éboueurs de la ville de Paris.

 Comme en mai 68, les dégradations des intellectuels et des palabreurs ne sont viables que si et seulement si un prolétariat existe pour les nettoyer ou les réparer.

L’état dans lequel la place se trouvait hier soir pose évidemment la question de la durée de vie du mouvement.
Le pourrissement est d’autant plus évident que l’affluence diminue et que le mouvement s’essouffle, malgré le soutien massif des médias subventionnés.

eric-verhaeghe.fr

Nuit debout devra se coucher à 22 heures

 
Lundi 02 Mai 2016 à 17:21 (mis à jour le 02/05/2016 à 17:41)
Par valeursactuelles.com
 
 

Les opposants à la loi travail ne sont plus autorisés à veiller toute la nuit. © AFP

Manifestation. La préfecture de police a publié un communiqué dans lequel elle limite les actions du mouvement Nuit debout, installé place de la République, qui devra lundi soir se terminer à 22 heures.

A partir d'aujourd'hui, Nuit debout devrait se transformer en "Soirée debout".
La préfecture de police a diffusé un communiqué dans lequel elle limite "la durée des activités liées à ce rassemblement".
A partir de 22 heures, les militants devront donc plier bagages et libérer la place de la République et ses alentours.
A partir de 17 heures et jusqu'à 7 heures du matin, il est également interdit de pénétrer dans ce périmètre en possession de "tous objets susceptibles de constituer une arme au sens de l'article 132-75 du code pénal ou pouvant servir de projectile présentant un danger pour la sécurité des personnes, en particulier les bouteilles de verre".
La consommation et la vente d'alcool ainsi que le stationnement sont interdits.
La préfecture "veillera au strict respect de ces dispositions".
Depuis plusieurs jours, les détracteurs du mouvement militant pointaient du doigt l'inaction du gouvernement face aux agissements des "deboutistes", alors que l'état d'urgence est déclaré, censé interdire les manifestations.
 

dimanche 1 mai 2016

Les secrets de la Nuit Debout se dévoilent peu à peu

Le 01/05/2016

 

Baki Youssoufou

La Nuit Debout, grand mouvement de foule spontané exprimant la volonté et l’intérêt général?

C’est évidemment l’apparence que le mouvement voudrait se donner.
 Les révélations se multiplient toutefois sur la face cachée de ce qui apparaît de plus en plus comme une opération joliment téléguidée.
 
Le rôle bien connu de François Ruffin
 
François Ruffin est le réalisateur désormais bien connu du documentaire Merci Patron!
Il est aussi à l’origine du mouvement Nuit Debout, avec le journal Fakir et Frédéric Lordon.
 
Le 23 février, on a donc organisé une rencontre publique à la Bourse du travail qu’on a baptisée : « Leur faire peur ».
L’idée, c’était de faire converger des luttes dispersées, qu’il s’agisse de celle contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, de celle des ouvriers de Goodyear, de celle des profs contre la réforme des collèges, etc.
 On avait convié des syndicalistes, des militants, des intellectuels…
 Dans la salle, il y avait près de mille personnes.
En deuxième partie de soirée, après les interventions publiques, est venu le temps des interventions officieuses.
 Des tas de gens sont venus s’agglutiner autour de Loïc Canitrot, de la Compagnie Jolie Môme, de Johanna Silva de Fakir et de moi-même, avec une question : « et maintenant, on fait quoi ? »

Contrairement aux idées reçues, le mouvement n’est donc pas apparu spontanément le 31 mars, à l’issue d’une projection du film de Ruffin.
 
L’idée de se servir d’une projection pour créer un mouvement d’émotion à l’occasion de la journée de manifestation du 31 mars contre la loi El-Khomri avait germé bien avant…
 
Le Front de Gauche aux avant-postes

dimanche 24 avril 2016

Un ancien journaliste témoigne sur la « mascarade absurde de Nuit Debout »


 Par perubu le 24/04/2016 pour fdesouche

17h55





Jérôme Godefroy, ancien journaliste à RTL qu’il a quitté en 2010 , observe le mouvement « Nuit debout » place de la République où il habite.

Je ne suis pas académicien philosophe et personne ne m’a craché au visage. Je ne suis pas un ancien ministre grec et personne ne m’a ovationné.

Pourtant, depuis plus de trois semaines que je parcours le dallage minéral de la Place de la République à Paris, je prétends connaître assez bien cette agora transformée en gros foutoir par la grâce d’une irruption de colère, avec le concours d’un gouvernement mort de trouille et de journalistes indulgents, trop contents d’avoir trouvé un sujet de reportage pas cher et accessible en métro.
Cet espace public confisqué est devenu la cour de récréation d’idéalistes embrumés, de marginaux crasseux et de casseurs chevronnés.
Chaque après-midi, le souk gauchiste installe ses stands : livres marxistes défraichis, merguez et légumes bio.
 Les palabres commencent.
Un groupe studieux en arrive à la conclusion que le capitalisme, c’est mal.
 Un autre s’accorde gravement sur la nécessité de réduire les inégalités et d’étrangler les banquiers au passage.
Plus loin, des jeunes femmes se sont isolées pour échanger entre elles.
 Les mâles sont proscrits.
 Ce serait leur faire injure de croire qu’elles parlent chiffons.
On vote sur tout et rien à mains levées, y compris sur le principe de voter à mains levées.
On cite Bourdieu et Badiou comme on récite les psaumes dans un couvent.
Un orateur saisit le micro pour dire à l’assemblée attentive : “La masturbation n’est pas interdite par l’Islam”.
Ce qui apporte à certains un certain soulagement.

lundi 18 avril 2016

Étienne, CRS, sur la Nuit Debout: "On regarde les gens tout casser et on ne peut pas intervenir"

Le 18/04/2016
 

par RMC
 
Étienne, CRS en poste aux abords de la place de la République, où se tient le mouvement Nuit Debout, regrette dans Carrément Brunet que les autorités laissent, selon lui, certains militants commettre des dégradations et des violences.

Le communiqué du Parti Socialiste que vous ne lirez pas


lundi 18 avril 2016




" Plusieurs nuits de suite, la place de la République et ses environs ont subi des dégradations : les murs ont été recouverts de jets de peinture, de tags, des devantures de magasins et des vitres ont été brisées, des poubelles incendiées. Des détritus et déchets s'amoncellent chaque soir et nécessitent chaque matin l'intervention onéreuse des services de la voirie. Au même moment, l'agence de la Société Générale a également été vandalisée à coup de peinture rouge et de graffitis.

Ces actes de malveillance s’inscrivent dans une tendance récente dans laquelle plusieurs villes de France (Bordeaux, Nice, Rennes, Nantes, Lorient, Le Mans, entre autres…) ont été, à des degrés divers, victimes de détériorations et de casses.
Certains de ces dommages étant particulièrement violents, à l’image des incidents qui ont eu lieu à Rennes ou à Paris lorsque des centaines de manifestants #NuitDebout, partis en direction de l'Elysée, ont affronté les forces de l'ordre avec jets de pierres et de bouteilles.

Vendredi soir, c'est le philosophe et académicien Alain Finkielkraut, venu en simple observateur, qui a été copieusement insulté et expulsé de ce lieu qui se voulait lieu de rassemblement, de partage, d'échange et de souvenirs... Charlie...

Le Parti socialiste réitère son total soutien à l’ensemble des habitants de ces territoires qui doivent depuis bientôt quinze jours subir ces nuisances tant visuelles que sonores.
 En s’attaquant à tous ces lieux publics ou privés, ce sont non seulement des lieux de Vivre Ensemble qui sont attaqués, mais c’est la légitimité même de leurs existence que l’on cherche à contester.
 Cela, plus encore que les dommages contre les biens, nous ne le tolérons pas.

Le Parti socialiste condamne fermement ces actes de vandalisme et ces atteintes aux personnes et souhaite vivement que les auteurs puissent être poursuivis.
Il rappelle que la démocratie se nourrit de débats, mais qu’elle exclut les insultes et les attaques contre les biens.

Le Parti Socialiste, le 18 avril 2016"

Ce communiqué que, bien évidemment vous ne pourrez pas lire puisque totalement fantaisiste, a été largement inspiré d'un autre, bien réel, celui-ci:

dimanche 17 avril 2016

Nuit Debout : « C’est un urinoir géant », témoigne une commerçante de la place de la République


Le 17/04/2016

 
Ecoutez bien le gaucho merdeux, c'est pas nous, c'est eux
 
Ecrit le 16 avr 2016 à 20:15 par Eric Martin dans Nos brèves 
 
Odeurs d’urine, tags, vitrines cassées… Les commerçants du quartier autour de la place de la République à Paris attendent désormais la fin du mouvement Nuit Debout.
 
 Les citoyens présents sur la place depuis le 31 mars soulignent quant à eux que les débordements ne sont en rien liés à leur mobilisation :

Il y a 83 ans, les nazis brûlaient les livres des grands intellectuels allemands






"Jusqu'au dernier" - la destruction des Juifs d'Europe

Nuit debout : Alain Finkielkraut agressé place de la République (vidéo)


Publié le - Modifié le | lepoint.fr
 
Alain Finkielkraut, photo d'illustration. 
 
Alain Finkielkraut, photo d'illustration. © AFP/ JOEL SAGET
 
 
Le philosophe a voulu rencontrer les manifestants qui occupent la place depuis le 31 mars mais il a rapidement été expulsé après avoir été insulté.
 
Il voulait rencontrer les participants du mouvement Nuit debout afin "d'écouter" leurs revendications, pourtant sa visite n'a pas été bien accueillie et Alain Finkielkraut n'est pas resté longtemps place de la République.
À son arrivée, il a été insulté aux cris de "facho" et "casse-toi", lancés par les manifestants.
Pourtant le philosophe a refusé de partir dans un premier temps et a continué d'essayer de se frayer un chemin parmi la foule hostile.
Excédé par les insultes qui continuaient de pleuvoir, Alain Finkielkraut a fini lui aussi par s'emporter et a lancé : "saloperies" et a accusé les manifestants d'être des "fascistes" à plusieurs reprises avant de quitter les lieux, toujours sous les insultes.
 
Regardez la vidéo :
 

 
"Cette démocratie, c'est du bobard"

Nuit debout à Paris : le ras-le-bol des riverains face aux débordements


Le 17/04/2016
 
A Paris, la place de la République calme le jour, très agitée la nuit

A Paris, la place de la République calme le jour, très agitée la nuit © Radio France - Marion Aquilina
 Par Marion Aquilina, France Bleu 107.1 dimanche 17 avril 2016 à 6:00

À Paris, certains habitants sont fatigués des violences en marge du mouvement Nuit Debout.

Depuis le 13 avril, les nuits sont rythmées par des affrontements avec des forces de l'ordre et parfois des dégradations des commerces de la place de la République.
Dans la nuit du mercredi 13 avril, des affrontements ont eu lieu en marge du rassemblement Nuit Debout.
Des violences et des dégradations qui ont continué jusqu'au samedi 16 avril. 
Pour certains Parisiens qui vivent près de la place de la République, à la tombée de la nuit, l'insécurité règne dans le quartier
La préfecture de police de Paris a évoqué 21 interpellations suite aux incidents.
Les riverains sont épuisés.
 

"Ras-le-bol, on n'en peut plus"
 
"La nuit, c'est la jungle", Marie habite près de la rue du Faubourg du Temple, elle se sent impuissante.
"Quand on fait un tour dans le quartier,  le nombre de vitrines cassées et taguées est vraiment impressionnant."
Plusieurs commerces ont été dégradés par des casseurs, des façades, elles aussi taguées, depuis les derniers jours.

samedi 16 avril 2016

Nuit debout : "Les consignes aux policiers c'est d'éviter tout affrontement avec les casseurs"


Le 16/04/2016


"Etudiants"

par Rédaction de France Info vendredi 15 avril 2016 23:21

Les policiers ont reçu pour consigne "d'éviter tout affrontement" avec les casseurs qui commettent des dégradations en marge des mouvements Nuit debout, assure sur France Info le secrétaire pour Paris du syndicat de police Alliance, Yvan Assioma.

La nuit dernière dans la capitale, un groupe de 300 à 400 personnes s'en est pris à des commerces et à une agence de Pôle emploi aux abords de la place de la République.

 "Nos collègues sont un peu désabusés de ces consignes puisqu'ils sont un peu spectateurs de ces dégradations et ils ont du mal à effectuer des interpellations", explique Yvan Assioma, qui précise que "si on leur donne pour consigne de faire des interpellations, ils le feront".

Yvan Assioma balaie les accusations sur une trop grande présence policière : "Bien-sûr que nos collègues sont fatigués mais regardez cette nuit, il n'y a eu ni blessé, ni interpellation.
Donc on ne peut pas dire que c'est la police qui génère ce genre de problème", plaide-t-il.

Il regrette par ailleurs que la police devienne elle-même "une nouvelle cible de ces pseudo-manifestants".