jeudi 26 février 2015

Un fantôme nommé Désir


Wikimedia
Idiot inutile
 
Le 25/02/2015
 
 
Dans quelques semaines, nous célébrerons un an de présence de monsieur Désir au poste de secrétaire d’État aux Affaires européennes.
 
Dans quelques semaines, nous célébrerons un an de présence de monsieur Désir au poste de secrétaire d’État aux Affaires européennes.
Le site de ce strapontin gouvernemental s’orne d’un onglet : « Actualités du ministre ».

On y trouve : 12 février 2015, il « a participé au séminaire consacré au soutien à l’innovation et à la compétitivité des entreprises ».

2 février 2015, il « encourage les membres du comité des régions à participer activement à la promotion du projet européen ».

20 janvier 2015, il « s’est rendu en Rhône-Alpes pour participer à la première réunion du comité de suivi régional des programmes opérationnels des fonds structurels européens ».

 13 novembre 2014, il est « pleinement mobilisé afin que ces moyens soient mis au service de la croissance et de l’emploi ».

9 octobre 2014, il « a présidé à Marseille une table ronde sur la mise en œuvre du dispositif européen de garantie pour la jeunesse ».

Août et juillet 2014, deux interviews. Bref, sept « activités » en huit mois : ça ne sent pas la sueur !
Que peut bien faire monsieur Désir toute la sainte journée ?

En plus, cette officine regroupe toute la panoplie d’un ministère plein, avec un directeur et un chef de cabinet, des conseillers en tous genres, des services, des bureaux, des voitures, des notes de frais, des indemnités, bref, tout ce qui fait le joyeux ordinaire des titulaires de maroquin.
Les contribuables en ont-ils pour leur argent ?
 Il est permis d’en douter lorsque l’on voit que, loin de ce cagibi doré, existe un Secrétariat général des affaires européennes.
Ce bidule « couvre l’ensemble des domaines définis par le traité sur l’Union européenne et le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne… »
 Il est également « chargé de la coordination interministérielle pour les questions européennes ».
 Il est, enfin, « le garant de la cohérence et de l’unité de la position française au sein de l’Union européenne ».

 Curieusement, ce SGAE ne dépend pas du ministre des Affaires européennes, mais du Premier ministre.

Bigre, y aurait-il doublon ?

Non !
 Triplon !
 Car à l’Élysée, on n’est pas en reste !
Coexistent une conseillère spéciale pour les affaires économiques et financières multilatérales et européennes et, au sein de la cellule diplomatique, une personne en charge des affaires européennes.

Beaucoup de monde autour de cette Europe.
 Sauf que…
Pour les questions militaires, voyez le ministre de la Défense ; pour les questions économiques, adressez-vous au ministre de l’Économie ; pour les affaires de frontière et d’immigration, chasse gardée du ministre de l’Intérieur ; pour la PAC ou la pêche, regardez du côté de l’Agriculture ou de l’Écologie…

Je repose donc ma question : à quoi sert monsieur Désir ?

On cherche partout des économies pour « pousser la croissance » et réduire nos déficits.

Ne pourrait-on pas souffler à l’oreille des sénateurs, lors de l’examen de la loi fourre-tout de monsieur Macron, d’ajouter un amendement tout simple : « Le secrétariat d’État aux Affaires européennes est supprimé… » ?

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