mardi 25 octobre 2016

La France multiculturelle & métissée. Tu l’aime ou tu la quitte (sic) !

 


Le 25/10/2016

 
Au fond, la gauche est dans son rôle. On sait qu’elle s’est trouvé un peuple venu d’ailleurs.
 
 
La migration sémantique suit rapidement son petit bonhomme de chemin.
Jadis, on parlait de « sans-papiers », naguère de « migrants ».
 Et puis nous y voilà : tous, pratiquement, sont désormais, par la grâce médiatique, des « réfugiés ».
Histoire, sans doute, de faire culpabiliser ces ploucs de Français, ces classes populaires qui, sérieusement, faut bien reconnaître, « manquent de capital relationnel et de moyens d’analyse », comme le déclarait très doctement, samedi dernier à Tours, un sociologue et sémiologue – excusez du peu – devant le gratin socialiste.

Il paraît même qu’avec plus de six millions de pauvres en France, c’est de capital tout court que manquent ces classes populaires.

Comme quoi on ne peut pas tout avoir mais on peut manquer de tout !
À Tours, toujours, Manuel Valls a prévenu le peuple :
« Tous ceux qui s’opposeront à l’arrivée de migrants trouveront l’État face à eux. »
Dimanche, dans le Vaucluse, des patriotes, à l’appel de Marion Maréchal-Le Pen, se sont donc opposés à l’arrivée des migrants – pardon : des réfugiés – dans leur département.
Un village de 1.200 habitants, Grambois, dans le Luberon, doit en recevoir prochainement plusieurs dizaines : on parlait d’une soixantaine, il y a une dizaine de jours.

 Le chiffre est tombé rapidement à une trentaine, comme par miracle, lorsque l’affaire s’est un peu sue…
Stricto sensu, ce n’est pas la commune qui accueille.
Car les socialistes ont trouvé le truc : s’adresser à des structures associatives, comités d’entreprise – dans le cas présent, un centre de vacances de La Poste -, centres AFPA, comme dans la commune du Pontet, dont le maire Front National a été informé de l’arrivée de migrants dans sa commune, tout simplement parce qu’il a la bonne idée de parcourir la presse locale chaque matin…
 
Marion Maréchal-Le Pen a donc rassemblé plusieurs centaines de personnes – une centaine, selon la PQR !- dans un village proche de Grambois, La Tour-d’Aigues.
Il fallait oser : en plein cœur d’un fief de gauche, tenu, de haute époque, par une dynastie socialiste.
 
Les communistes – si, si, il y en a encore par chez nous – ont bien tenté de faire interdire la manifestation en écrivant au préfet, invoquant le risque de trouble à l’ordre public.
C’est vrai qu’ils y connaissent un rayon en la matière, eux qui ont soutenu le mouvement Nuit debout et autres manifestations anti-loi Travail.
En vain.
Alors, la vieille garde gauchiste s’est mobilisée, grâce à son réseau d’associations subventionnées, dans tout le Luberon et sans doute jusqu’aux portes d’Aix-en-Provence.
 On s’est affairé, on s’est réuni dans les locaux municipaux – tant qu’à faire – pour organiser des ateliers de confection de banderoles dont on vous épargnera les slogans.
 Un seul, tout de même, pour la route : « La France multiculturelle & métissée. Tu l’aime ou tu l’a quitte » (sic).

Faute de temps, ils n’ont sans doute pas pu mettre en place l’atelier « relecture ».
Dommage.
Bon, au fond, la gauche est dans son rôle.
On sait qu’elle s’est trouvé un peuple venu d’ailleurs.
 La banderole, avec ou sans fautes d’orthographe, ne dit pas autre chose.
 
Et « la droite », dans tout ça ?

Évidemment, elle n’a pas répondu à l’appel du Front national.

Tout en affirmant, par le truchement du sémillant député LR Julien Aubert, fondateur de l’improbable Rassemblement Bleu Lavande, que « cette politique d’accueil est stupide et de courte vue », elle propose de « plutôt chercher des solutions calmes ».

C’est-à-dire ?

 « Une camomille, une infusion des deux marmottes », se demandait, hier, Hervé de Lépinau, conseiller départemental Front national.

En somme, le verbe haut, la main molle.


2 commentaires:

  1. Tout simplement lamentable, mais gardons espoir : les Français ne sont quand même pas idiots au point de se suicider et je suis persuadé qu'une fois dans l'urne, compte tenu du fait que les dangers qui menacent le pays se sont considérablement précisés depuis une année, ils auront un sursaut.

    En marge, je ne résiste pas au plaisir de rapporter une petite blague entendue par un (subtil) provocateur s'amusant aux dépens de bobos : "Moi, j'ai la trouille que le Front National arrive au pouvoir... Mais alors vraiment, la mega-trouille..."
    Suit un silence bobo-approbateur éloquent, les regards bisounoursiens s'attendrissent.
    "Parce ce qu'une fois qu'ils l'auront..."
    Approbation bobo-émue de l'auditoire
    "Ces cons-là, ils sont foutus de le rendre !"

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  2. Pendant un temps, étant électeur du centre, j'ai pensé que je pourrais voter un jour pour Manuel Walls à une présidentielle car il me semblait moins sectaire que d'autres et un homme "objectif". Mais j'ai vu soudainement le masque tomber à propos de ces invasions de pseudo "réfugiés", derrière l'homme "droit" il cache une rigidité arrogante qui n'accepte pas qu'on s'oppose à sa politique aberrante, qui n'a pas du tout l'intention d'écouter le peuple bien que sa politique nuise aux intérêts fondamentaux du pays. Alors que je le croyais différent, je pense désormais que c'est un homme parfaitement capable, comme tous ceux de la classe traditionnelle molle droite/gauche, d'abuser les Français, de leur mentir et d'agir contre leurs intérêts fondamentaux et leur identité culturelle. Je suis particulièrement satisfait d'apprendre qu'aux dernières nouvelles il serait sur le point de renoncer à se présenter, car cet homme est au moins aussi "politicien-menteur" que tous les autres, et finalement nocif pour le pays. J'espère bien que sa carrière politique est finie sur ce bilan désastreux et qu'il ne trompera plus personne avec sa fausse "objectivité". Je ne partage vraiment pas la totalité du programme de Marine Le pen, sur bien des points mon opinion diverge, mais je voterai pour elle en 2017, et si elle est élue, je voterai également pour elle en 2022 quel que soit son bilan présidentiel : elle ne pourra de toute façon pas faire pire que les politiciens incapables, menteurs et mous qui nous gouvernent depuis plus de 30 ans, et au moins ce qu'elle fera, elle le fera avec talent, sincérité et amour pour le pays : la seule chose qui importe désormais. Je n'aurais jamais pu voter pour son père car j'estime qu'un homme politique, même tribun talentueux -ce qu'il est -, n'a pas le droit de se laisser aller à des propos déplacés. Mais Marine Le Pen et Marion Le Pen semblent heureusement avoir hérité de son talent et de sa lucidité sans hériter de son goût (immodéré et néfaste à mon sens) pour la provocation gratuite : un homme ou une femme politique doit avant tout chercher à rassembler son pays pour aller dans le sens de ses intérêts fondamentaux, sans perdre son temps en jeux de mots douteux. Que Marine et Marion gardent leur ligne actuelle, et elles auront, je n'en doute pas, les plus larges suffrages.

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