
Par Johan Hardoy
.polemia
Le 10/03/2022
En février 2023, la revue Omerta a lancé son premier numéro trimestriel intitulé « Ukraine, la vérité qui dérange » (114 pages, 14,90 euros).
Comme le précise l’éditorial de Charles d’Anjou, ce magazine indépendant, dont la rédaction est dirigée par le grand reporter Régis le Sommier, souhaite « avant tout évoquer les non-dits et les interdits » au sujet d’un thème fort choisi dans l’actualité. Les réflexions de ces « plumes prestigieuses », agrémentées de photos de grande qualité, se portent évidemment sur la guerre en Ukraine qui dure depuis un an. Nous en proposons ici quelques courts extraits.
Un conflit qui s’inscrit dans la durée
Régis le Sommier, qui a couvert les événements des deux côtés depuis le 24 février 2022, s’interroge sur la durée d’un conflit « à la fois ultra-moderne et en même temps archaïquement barbare ». « Les deux camps sont dans l’état d’esprit où chacun pense qu’il peut encore gagner et où perdre est impossible », mais « le temps n’est pas forcément du côté des Occidentaux ».
Jean-Marc Marill, général de brigade qui a commandé le 21ème RIMA et ancien directeur des opérations adjoint à la Direction militaire du renseignement, souligne « l’importance du numérique dans le champ de bataille », où la « haute technologie ramène le soldat à un combat qui finalement se rapproche de celui de 1914-18 ». Par ailleurs, l’implication de la société militaire privée russe Wagner constitue une surprise qui peut s’expliquer par le besoin de recourir rapidement à une infanterie de haut niveau.
Mayeul Chemilly met l’accent sur la dimension humaine d’une guerre dont le visage ne changera pas avec l’arrivée des chars occidentaux.
À Varsovie, le « boss » a tracé notre feuille de route


