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lundi 23 décembre 2024

Sans déconner, qui paye encore pour lire ce torchon?

 

 

mardi 8 octobre 2024

[MEDIAS] Cette attaque en Allemagne dont vous n’avez pas entendu parler


Capture d'écran X 
 
Capture d'écran X

 

 

Les faits se sont déroulés dimanche 29 septembre dernier, dans la ville d’Essen, en Allemagne.

Sur les réseaux sociaux, une vidéo témoigne de sa violence.

 Un homme armé d’une machette s’avance, menaçant, face à des passants qui tentent de s’interposer… Au cours de cette soirée sanglante, ce Syrien de 41 ans aura agressé plusieurs personnes à l’arme blanche, déclenché au moins deux incendies et même foncé sur des commerçants à bord d’une camionnette. Pas moins de trente blessés sont à déplorer, dont huit enfants hospitalisés dans un état grave.


 


L’assaillant a rapidement été interpellé par la police allemande. Selon les premiers éléments de l'enquête, une rupture amoureuse serait à l’origine du drame. Le suspect n’aurait pas supporté d’être quitté par sa femme et aurait cherché à se venger de toutes les personnes impliquées, de près ou de loin, dans la séparation.

Un fait invisibilisé par une grande partie de la presse

Ce n’est pas tous les jours qu’une attaque d’une telle ampleur a lieu, chez nos voisins allemands. Pourtant, l’événement n’a pas fait les gros titres des médias français. Loin s’en faut. La plupart de nos confrères n’en ont carrément pas parlé du tout. Rien sur les sites du Monde, de Libération, de Radio France, France Info, France 24 ou Courrier international. Seuls Europe 1, Le Figaro et Euronews ont consacré un article au drame survenu outre-Rhin.

Cette occultation médiatique prive le public d’une mise en perspective intéressante. Une meilleure couverture aurait été l’occasion de noter que l’attaque en question n'a rien d’un simple fait divers et survient au contraire à un moment où l'Allemagne est en proie à un vif débat sur l'immigration. Au mois de mai, un policier a été tué et plusieurs personnes blessées par un Afghan à Mannheim. En août, trois Allemands ont perdu la vie lors d’une attaque au couteau perpétrée par un demandeur d'asile syrien lors d’un festival de rue à Solingen. Jeudi 12 septembre dernier, c’est un autre Syrien qui a été arrêté, soupçonné de préparer une attaque à la machette sur des soldats allemands



À ce sujet — Allemagne : victoire de l’AfD en Thuringe, un séisme politique


Cette succession de drames permet de comprendre pourquoi l’Allemagne a récemment pris des mesures pour renforcer le contrôle de l'immigration et les lois sur le port de couteau. Elle éclaire aussi la montée des partis dits « d’extrême droite », l'AfD enchaînant les succès électoraux.

jeudi 27 juillet 2023

États généraux de l’information : une nouvelle croisade contre Bolloré ?


 

 

Clémence de Longraye 26 juillet 2023

 

« Bolloré accapare des médias et réduit le journalisme ».

Au micro de France Inter, ce 24 juillet, Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, s'en prend à Vincent Bolloré. Une sortie qui fait suite à son interview réalisée dans le même studio quelques jours plus tôt. « Là ou Bolloré passe, le journalisme trépasse. C'est un ogre qui digère les médias et les transforme en organe d'opinion. » accusait-il alors. Ces déclarations hostiles au milliardaire breton sur les ondes du service public ne devraient pas nous étonner si elles n’émanaient du tout juste nommé délégué général des états généraux de l’information.

Promesse de campagne, le président de la République a profité du mouvement de grève lancé par la rédaction du Journal du Dimanche contre l’arrivée de Geoffroy Lejeune, pour organiser à partir du mois de septembre une réflexion sur les médias et plus largement sur le droit à l’information. Pilotés par un comité soigneusement sélectionné par l’Élysée, ces états généraux de l’information ont, entre autres, pour objectif de « lutter contre toutes les tentatives d’ingérence et de donner aux journalistes le meilleur cadre pour remplir leur mission essentielle ». Et si l’exécutif promet un « processus ouvert et contradictoire » conduit par un comité « indépendant », force est de constater que le casting retenu n’a rien de neutre et transpartisan Bien au contraire…

Un comité orienté 

 
Aux côtés de Bruno Lasserre, ancien vice-président du Conseil d’État aujourd’hui à la tête de la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada), Christophe Deloire présidera donc ce comité de pilotage. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le secrétaire général de Reporters sans frontières ne porte pas Vincent Bolloré dans son cœur. Outre ses déclarations au micro de France Inter, Christophe Deloire s’est engagé aux côtés de la rédaction du JDD dont il « salue le courage ». Il en appelle à Arnaud Lagardère, ancien propriétaire du journal, pour mettre fin à la « menace Bolloré ». Une hostilité envers l’homme d’affaires breton qui ne date pas d’hier. Déjà en 2021, il présentait un documentaire, intitulé « Système B », dans le but de dénoncer méthodes de Vincent Bolloré. Nul doute qu’il profitera donc des états généraux de l’information pour une nouvelle fois taper sur les médias du groupe Vivendi, et plus largement sur la presse libre dont il ne partage pas les opinions.

Pour l’épauler, il pourra compter sur la chercheuse Camille François, spécialisée dans le numérique. Cette enseignante à l’université de Columbia n’a certes pas (encore) manifesté son hostilité vis-à-vis de Vincent Bolloré mais ne cache pas son soutien au Président de la République. En 2022, elle partjageait ainsi son « soulagement » de voir le candidat d’En Marche élu face à Marine Le Pen.

samedi 9 juillet 2022

Pour ceux qui ne regardent que la télépoubelle


dimanche 2 janvier 2022

Après le faquin pujadas, c'est au tour du lèche bottes cayrol de sauter du navire, SOS collabos en détresse


 

Les rats quittent le navire larem

 

jeudi 19 août 2021

« Journalistes, collabos ! »

Il serait idiot de prétendre que les slogans scandés lors des manifestations échappent à l’outrance, au mauvais goût, à l’amalgame douteux.

C’est la règle du jeu, les manifestants ne sont pas astreints à conférer une présomption d’innocence à ceux qu’ils contestent ni à instruire à charge et à décharge tous leurs griefs de façon circonstanciée. La copie ne prétend ni au Goncourt ni au prix Nobel de . C’est plutôt le règne de l’emporte-pièce, et un Bernard Blier aurait tôt fait de conclure que « c’est du brutal ! » Les récentes manifestations contre le et la vaccination obligatoire n’échappent pas à cette règle, bien entendu. Eh oui, à Vannes, la tranquille, la bien élevée, ont été criés – entre autres – « Tout le monde déteste les journalistes » et « Journalistes, collabos ! »

Ouest-, sous la plume d’Isabelle Jégouzo, a couvert la manifestation de samedi 14 août, à Vannes, dans un article digne des grandes heures de la Pravda. J’étais présent à cette manifestation et souhaite rebondir sur sa prose.

Elle titre que le passe aurait un peu moins mobilisé, indique entre 2.000 et 3.000 personnes dans le chapô et mentionne que la police n’a évalué que 2.150 participants, pour 10.000 revendiqués par les manifestants. C’est bien, d’imaginer que la police puisse minorer un chiffre, bref, mentir. Cela n’apprend rien à personne, mais c’est bien. Par contre, annoncer une mobilisation moindre et rester dans un ordre de grandeur inférieur à la première manifestation du 17 juillet relève de la désinformation manifeste.

Taire que l’autre grande revendication de cette manifestation est le refus d’une vaccination obligatoire et laisser supposer que cette hostilité concerne la vaccination en général est aussi un accroc à l’obligation déontologique de reporter des faits. N’est-ce pas pour pratiquer une reductio ad antivaccinum ?

Bien sûr, il fallait, pour discréditer les manifestants, relever un peu de farfelu et de loufoque : il y a, dans la même phrase, l’évocation d’un slogan sur le vaccin 5G (que je n’ai personnellement pas entendu ou lu) et celui où serait dénoncée une dictature.