Les agences régionales de santé ont, depuis 2010, succédé aux anciennes DDASS, mais leurs pouvoirs n’ont pas beaucoup changé.
Elles restent les bras armés du ministère de la Santé dans toutes les régions et ont pour but officiel
« d’assurer un pilotage unifié de la santé en région, de mieux répondre aux besoins de la population et d’accroître l’efficacité du système ».
Mais ce noble dessein a, curieusement, pour effet quasi constant de favoriser (on est entre fonctionnaires…) l’hospitalocentrisme et le secteur public par rapport au monde libéral.
Surtout quand il s’agit de financer des projets susceptibles de faciliter la vie des médecins.
Il est ainsi particulièrement choquant d’apprendre, par
Le Quotidien du médecin, qu’un ancien directeur d’ARS vient d’être condamné (on ignore s’il a déposé un recours) à une amende de 500 euros (le malheureux !) pour avoir alloué
325.000 euros à la construction d’un pôle mère-enfant à l’hôpital de Mbour au Sénégal et à la construction d’une unité Alzheimer au centre hospitalier de Rabat, au Maroc…
Alors que, depuis des années, ordres et syndicats départementaux de médecins français déploient des trésors d’ingéniosité et de persuasion afin de garnir des points de garde fixes de confrères volontaires – indemnisés une misère et avec des mois de retard -, où manquent le plus souvent PC et terminaux de lecture de cartes Vitale au motif que « l’ARS n’a pas les budgets » alors qu’il ne s’agit que de quelques centaines d’euros…