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mercredi 13 novembre 2019

#surlefront : Rouen « on est sûr qu’il y aura des cancers ! »

 
 

 

francetv slash

Après Lubrizol : « on est sûr qu’il y aura des cancers ! »

Le cri d’alarme d’Annie Thébaud-Mony, chercheuse en santé publique, suite à la catastrophe de Rouen.

 Entretien avec Hugo Clément. #surlefront
 
Merci à Fabie

mercredi 30 octobre 2019

«Démission !» ; «Dégage !» : Hué, Emmanuel Macron voit sa visite à Rouen perturbée


«Démission !» ; «Dégage !» : Hué, Emmanuel Macron voit sa visite à Rouen perturbée

© DOMINIQUE FAGET / POOL / AFP
Emmanuel Macron le 30 octobre 2019 à Rouen.
    30 oct. 2019  
Le président a fait un déplacement à Rouen qui n'était pas prévu dans l'agenda présidentiel.
 
Si les échanges étaient consensuels devant les caméras, des protestataires, tenus à l'écart du dispositif, ont accueilli Emmanuel Macron avec des huées.
                                   
Emmanuel Macron s'est rendu à Rouen le 30 octobre, ville frappée par l'incendie de l'usine de produits chimiques Lubrizol le 26 septembre.
Ce déplacement, qui n'était pas à l'agenda présidentiel, est intervenu alors que l'inquiétude demeure sur l'impact sanitaire et environnemental de l'incendie.
Si le bain de foule s'est déroulé, devant les caméras, dans le calme, les images ont clairement montré des sifflets et des huées à l'encontre du chef de l'Etat.
Parmi les slogans ont fusé «On n'en peut plus, Macron dégage !», ou encore «Macron, démission !»
 



«Le pays est en révolte et ça va être de pire en pire !»

jeudi 3 octobre 2019

Patrick Martin : « Incendie de Rouen : les informations des pouvoirs publics sont totalement incohérentes ! »

 
 
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Patrick Martin est agriculteur à 55 km de Rouen.

Comme tant d’autres, son exploitation a été impactée par les conséquences de l’incendie.
Ses récoltes sont perdues.
Il est interrogé au micro de Boulevard Voltaire.



Témoignage exclusif d'un agriculteur
Patrick Martin

mardi 1 octobre 2019

Lubrizol, vers un scandale d'état?

 
 
 
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Rouen dans la rue
 
Une décision du préfet pourrait être à l’origine de l’incendie.
 
Revue de presse de la mi-journée.
 
Alors que le préfet s'enfonce chaque jour davantage dans sa gestion calamiteuse de la crise, le journal en ligne Actu.environnement.com révèle aujourd’hui un élément explosif qui permet de mieux cerner les responsabilités.
Le préfet avait autorisé en début d’année l’augmentation des capacités de stockage de produits dangereux dans l’usine Lubrizol à la suite d’un assouplissement de la réglementation décidée par le gouvernement en 2018.

En clair, alors que l’usine vient de connaître le plus grave accident de son histoire et que la santé de dizaines de milliers de personnes est en jeu, on apprend que cette même usine à augmenté ses capacités de stockage de produits dangereux en début d’année.
C’est donc directement la responsabilité du préfet, et derrière lui celle du gouvernement, qui est mise en cause par ces révélations :

« En juin 2018, le gouvernement a publié un décret qui réduit le périmètre des projets soumis à évaluation environnementale. Parmi les installations concernées figurent les installations Seveso, qui constituent les installations les plus dangereuses au sein de l'Union européenne, du fait de la quantité de produits dangereux qu'elles mettent en œuvre. Malgré cela, l'exécutif a décidé de soustraire les modifications de ces établissements à une évaluation environnementale systématique pour les soumettre à une procédure d'examen au cas par cas. »

La nouveauté qui résulte de cet assouplissement, c’est qu’il n’est plus nécessaire d’obtenir l’accord de l’autorité environnementale indépendante si une usine classée Seveso désire augmenter ses capacités de stockage.

Un ingénieur chimiste démonte toute la propagande sur Lubrizol à Rouen

 
 

Lubrizol : ne pas se tromper de responsable…

 
 



C’est vrai que c’est dangereux, une usine qui ne manipule et ne produit que des produits dangereux, mais c’est une usine avec tout un tas d’emplois directs et indirects.

Lubrizol, c’est un modèle du genre en termes de qualité de production, de respect des normes les plus draconiennes (ISO 9001, ISO 14001, OHSAS 18001 : qualité, environnement, santé et sécurité).

Lubrizol, c’est une entreprise où les 400 salariés sont heureux, formés, respectés, ou le management est cité en modèle.
J’ai formé un bon nombre de salariés de Lubrizol en alternance et je sais de quoi je parle.
Est-ce la faute de Lubrizol, implantée dans la zone depuis 1954, si cette « bombe potentielle » est quasiment en plein centre de Rouen et si des habitations ont été construites à proximité, alors que c’est une usine Seveso à hauts risques ?
N’est ce pas, plutôt, une question d’aménagement du territoire ?
S’il vous arrive de prendre l’autoroute A13 pour aller en Normandie, je vous invite à sortir à Tourville-la-Rivière et à regagner Rouen par la route qui longe la Seine.
Vous y traverserez un désert industriel avec de gigantesques usines et entrepôts à l’abandon, les squelettes d’un temps révolu : celui de la splendeur industrielle de la Basse Seine.
Il ne reste plus rien de cet âge d’or, enfin presque.
Quelques reconversions en entrepôts logistiques, mais pourquoi ne pas y déménager Lubrizol ?
Des entreprises comme Lubrizol, c’est nécessairement « pain bénit », même si sa localisation géographique actuelle est absurde au regard de son activité.
Pour autant, il n’y a eu aucune victime et les circonstances de l’accident sont pour le moins suspectes, le directeur de l’usine l’a souligné à juste titre.
Connaîtra-t-on, un jour, la vérité sur les causes de cet accident ?

lundi 30 septembre 2019

INTERVIEW. « Les gens ont raison d’avoir peur s’ils étaient sous le panache », à Rouen


Sociologue de la santé et directrice honoraire de la santé, Annie Thébaud-Mony alerte sur les dangers liés à la toxicité différée liée au panache de fumée, jeudi 26  septembre 2019 à Rouen.


Sociologue de la santé et directrice de recherche honoraire à l’Inserm, Annie Thébaud-Mony alerte sur les dangers liés à la toxicité différée liée au panache de fumée, jeudi 26 septembre 2019 à Rouen. (©R-T/76actu)
 
Sociologue de la santé, Annie Thébaud-Mony ne décolère après l'incendie de Lubrizol à Rouen, jeudi 26 septembre.
 
Elle alerte sur les conséquences de la catastrophe industrielle.
 
Annie Thébaud-Mony est sociologue de la santé, directrice de recherche honoraire à l’Inserm et spécialiste des maladies professionnelles et environnementales.
Elle a, à plusieurs reprises, dénoncé à travers ses travaux « l’impunité des crimes industriels ».
Au lendemain de l’incendie de l’usine chimique Lubrizol à Rouen, elle soutient que « les gens ont raison d’avoir peur s’ils étaient sous le panache.
Les dangers liés à la toxicité différée et ses conséquences doivent être pris en compte et un suivi médical strict doit être mis en place ».

 
« La combustion redouble la toxicité »

76actu : Au lendemain de l’incendie de Lubrizol à Rouen, la peur gagne les habitants de la ville. Les gens ont-ils raison d’avoir peur ?

Annie Thébaud-Mony : Oui, il faut être inquiet.
Lubrizol est un site Seveso seuil haut, ça veut dire qu’il y a des produits toxiques. Et quand on brûle ce type de produits, la combustion redouble la toxicité.

L’incendie est terminé, les résultats d’analyses communiqués par la préfecture se veulent rassurants
Vous n’y croyez pas ?

Le préfet a pris soin hier [jeudi 26 septembre 2019, ndlr] d’avoir un discours rassurant parce que le danger imminent a effectivement été écarté : ils ont évité le pire.
Mais ce n’est pas parce que la toxicité immédiate est écartée qu’il ne faut pas évoquer la toxicité différée.
Les autorités savent très bien que ce nuage qui est passé au-dessus de Rouen est chargé en poussière hautement toxique qui est au minimum cancérogène.
On n’a toujours pas le détail de ce qui est parti en fumée, mais on sait que lorsque ça brûle il y a des hydrocarbures, ceux-là mêmes qui se trouvent dans le tabac.
Quant aux suies, quand il déclare que les résultats d’analyses sont globalement satisfaisants, il faut insister sur le fait que les suies sont intrinsèquement cancérogènes également.

Qui doit, selon vous, s’inquiéter de cette toxicité différée ?

Rouen : la preuve que l’écologie n’est qu’une arme politique

 
 



Emmanuel Macron et son gouvernement prétendent faire de l’écologie la clé de voûte de leur politique.

Depuis deux ans, les Français sont assommés de recommandations, interdictions, taxes et toutes sortes de brimades en tous genres.

Voilà qu’une vraie catastrophe écologique survient, près de la bonne ville de Rouen.
En toute logique, nous devrions assister à une mobilisation massive des pouvoirs publics, le Président, le Premier ministre, les ministres concernés devraient en appeler à l’urgence, sonner le tocsin, dicter à la population des consignes de prudence drastiques, lui donner des recommandations pour se protéger.
Eh bien, non, vous n’y êtes pas.
Il aura fallu attendre trois jours, et la montée des questions et du mécontentement, pour que le Premier ministre déclare : « L’engagement du gouvernement est de répondre à toutes les questions et de faire la transparence totale. »
L’explosion de l’usine classée Seveso ?
Une broutille.
« La qualité de l’air est normale », annonce, en boucle, le préfet !
Pendant ce temps, les Rouennais se promènent dans les rues avec des masques stériles, pour ceux qui osent sortir de chez eux.
Beaucoup ressentent des difficultés respiratoires, des nausées, des céphalées, bref, ne peuvent vivre normalement et sont, par ailleurs, très inquiets de la situation.

dimanche 29 septembre 2019

Alors voila, j'avais besoin d'en parler

 
 
 
 
Merci à fabie

La priorité verte «mais pas trop» de l’exécutif, détectable à l’oeil nu.

 
 
L’image contient peut-être : ciel, nuage et plein air
 
 
Il pleut des frisbees d’hydrocarbures dans votre jardin ?

Votre vache blanche est devenue noire par l’opération du Saint-Esprit ?

Votre enfant est pris de maux de tête et de toux, enfant qui d’ailleurs s’est transformé en mutant pendant la nuit ?
Les policiers et gendarmes se promènent bizarrement avec des masques à gaz ?
Vous êtes saisi de nausées et vomissements comme ça pof sans raison ?
Vous avez un troisième bras qui vous a poussé dans le dos en moins d’une heure ?
Le maïs de votre champ est devenu violet fluorescent ?
Votre voiture miaule ?
«Pas de panique» vous rassure Christophe Castaner, le roi du poker menteur, tout ceci est totalement normal, la qualité de l’air est «dans son état habituel», déclare le Préfet, ce qui ne lasse pas d’interroger sur la notion d’état habituel (naturel ?) selon les autorités.

samedi 28 septembre 2019

Accident industriel à Rouen : officiellement, tout va bien….

 


 
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Notre contributeur François Teutsch était à Rouen, le jeudi 26 septembre


  La ville de Rouen s’est réveillée, jeudi 26 septembre, sous un épais nuage de fumée noire, et dans une épouvantable odeur d’hydrocarbures brûlés, qui a rappelé aux plus anciens l’incendie des docks de pétrole en juin 1940.

Tous les coteaux situés au nord de la ville, les communes de Canteleu, Deville, Mont-Saint-Aignan, Bois-Guillaume et bien d’autre encore ont subi, durant toute la journée, émanations nauséabondes et dépôts de suie noire.

Plus au nord-est, les particules en suspension se sont déposées partout : dans les champs, les pâturages et les forêts ; sur les cours d’eau et les étangs ; sur les toits et les terrasses ; au milieu des jardins et des potagers.
Des milliers d’hectares, jusqu’à la Picardie voisine, ont subi cette pollution.
En cause, l’usine Lubrizol, bien connue des Rouennais.
Située sur la rive gauche de la Seine, elle fabrique des additifs pour hydrocarbures.
Construite en 1954 dans une zone isolée, elle est désormais très proche du cœur de l’agglomération, à 500 mètres à peine des quais reconquis par les commerces et les immeubles de bureaux.
Classée Seveso, elle est aussi redoutée que connue.
En 2013 déjà, une fuite de Mercaptan avait répandu jusqu’au sud de l’Angleterre une odeur méphitique d’œuf pourri.
Appartenant à un groupe américain dans lequel le milliardaire Warren Buffett possède une importante participation, elle inquiète depuis des années une population sensibilisée à la pollution de l’air.

samedi 6 août 2016

13 morts après un incendie dans un bar de Rouen. Les médias parlent d’un accident, mais ils mentent tellement, peut-on les croire

Publié par Jean-Patrick Grumberg le 6 août 2016
 

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Un incendie s’est produit dans un bar de Rouen. Certains témoins parlent d’une explosion. L’origine est accidentelle selon les médias. On parle de plaques de polystyrène au plafond qui auraient pris feu. On parle de feu qui a pris d’abord dans le sous-sol.
 
50 pompiers ont été mobilisés pour éteindre l’incendie.
 
Les victimes, 13 morts et 7 blessés, ont entre 18 et 25 ans.
Et c’est un accident tragique, et nos pensées vont aux familles des victimes.
 
Mais nos pensées vont immédiatement ensuite aux journalistes et au gouvernement.
 
Ils mentent tellement, ils sont tellement malhonnêtes, qu’on ne peut même pas savoir s’il s’agit vraiment d’un accident ou d’un attentat.
 Ce n’est pas normal.
 Ce n’est pas acceptable.
 On ne devrait pas avoir le premier réflexe de se demander si les journalistes ne sont pas encore en train de mentir.
On a eu, souvenez-vous, les « jeunes », puis les Vladimir, ensuite les « fous » et les dérangés mentaux, les personnes fragiles et les désespérés.
Pour Nice, on a eu droit à une nouvelle version : les chagrins de mariage brisés.
Pour Londres, on a eu encore droit à l’homme psychiatriquement suivi, puis on a dit que le coupable est Norvégien.
On n’a pas dit qu’il est Somalien vivant en Norvège.
Maintenant, voyant que rien ne fonctionne, à court d’idées tant les attentats sont nombreux, ils veulent supprimer les noms et les visages pour qu’on ne comprenne plus rien.
Cela ne change rien au fait que les coupables ont tous un point commun : ils sont musulmans, et que lorsqu’un couteau sert à tuer, il est depuis quelques années toujours tenu par la main d’un musulman.