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mardi 24 septembre 2024

Voici le résultat d'un incendie déclenché par l'emballement thermique d'une batterie au lithium d'un véhicule électrique.

 

 

vendredi 7 juin 2024

Ah, c'est ballot, mauvaise pub pour la totolectrique


 
 


 

(Photo d'illustration) La voiture du président du conseil du Lot est parti en fumée sur le parking, alors qu'elle était en charge. © Yayimages

automobile-magazine

La voiture hybride du président du département brûle toute seule alors qu'elle était en charge


Le président du Conseil départemental du Lot a vu sa berline partir en fumée toute seule alors qu'elle était en charge, selon la presse locale. Les experts devront maintenant juger si la faille vient de la borne et du réseau, ou du véhicule.

C'est important de le rappeler : les statistiques des assureurs montrent qu'aujourd'hui, les véhicules électriques ont tendance à moins subir d'incendies que les thermiques. L'idée selon laquelle les électriques seraient des bombes à retardement en puissance est donc fausse. Mais ce que l'on sait aussi, c'est qu'un feu de voiture électrique est plus complexe à contenir qu'un feu initié par le carburant d'un modèle essence. L'emballement thermique d'une batterie lithium en prise d'air oblige les pompiers à se former sur de nouvelles méthodes d'intervention. Des méthodes qu'ils ont probablement mis en exercice lundi, lorsque cette Peugeot 508 hybride rechargeable est partie seule en flammes, devant le l’hôtel du Département du Lot.

Une voiture qui était branchée

 

Il appartient désormais aux experts d'enquêter pour savoir si le problème venait de la borne ou du véhicule.

dimanche 18 février 2024

Batteries au lithium, impossible de les éteindre (MàJ)

 

 

lundi 1 janvier 2024

Serquigny (27) : Le château squatté qui a pris feu ce matin appartenait à une quarantaine de propriétaires qui s’en servait pour des réductions d’impôt d’après le maire de la commune (MàJ)

 

 

 

 

Depuis 6 h 45, ce dimanche 31 décembre 2023, un incendie ravage un château du XVIIe siècle, classé aux monuments historiques, à Serquigny, une commune de l’Eure située entre Évreux et Lisieux (Calvados). Malgré l’intervention rapide d’une soixantaine de pompiers, les dégâts sur le bâtiment sont considérables. La propriété était squattée illégalement depuis trois ans, selon des journalistes locaux.

Malgré l’intervention rapide des pompiers et la mobilisation d’importants moyens d’incendie, les dégâts sur cet édifice du XVIIe siècle, classé aux Monuments historiques, sont très importants : la toiture a été totalement détruite, ainsi que les planchers. « Les deux façades pourraient être préservées, sous réserve d’un effondrement toujours possible », indique la préfecture de l’Eure. L’ensemble du bâtiment a été fragilisé par ce sinistre.

 

Ouest-France ; Le Figaro : Paris Normandie

mercredi 19 avril 2023

L’incendie de Notre-Dame et le hasard du calendrier (MàJ)


17/04/2023 (2023-04-17)

Par Gérard Le Maître 

nouveau-monde.ca 


Incendie de Notre-Dame : la piste criminelle vraiment improbable ?

Le hasard (?) a fait que cet incendie a eu lieu le LUNDI-SAINT, 1er jour de La Semaine sainte avant Pâques…

« L’assassin revient au théâtre de son crime & l’assassin revient toujours sur les lieux de son crime »…


Voilà quatre ans que s’embrasait le monument le plus prestigieux de l’histoire de France. C’était le lundi saint, premier jour de la Semaine sainte, le 15 avril 2019 :

La précipitation (suspecte ?) de la justice, pourtant souvent bien lente, pour dire que la piste criminelle ne semble pas…


Après deux ans d’enquête, la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris a conclu que l’incendie de Notre-Dame de Paris n’était pas d’origine criminelle, corroborant l’hypothèse avancée dès le lendemain du drame, le 16 avril 2019, par Rémy Heitz, procureur de la République de Paris : « rien ne va dans le sens d’un acte volontaire » avait-il déclaré. Surprenant, non ? La situation serait différente, il y aurait des mises en examen. Mais, là, que voulez-vous, il n’y a que des dommages matériels. [1]


« Aujourd’hui, il est à craindre que les différentes enquêtes ne seront jamais publiées, la presse française restant d’une discrétion absolue sur ce sujet. »

[La responsabilité du chantier de reconstruction a été confiée à un militaire].

C’est le président qui trouvera la formule magique. Devant la cathédrale en flammes E. Macron déclare que « nous allons la reconstruire en cinq ans(…) avec un geste contemporain pour la flèche ».

Moins d’une heure après, la bataille des premières fortunes de France commence à coup de centaines de millions pour savoir qui donnera plus que l’autre. Le lendemain matin tous les journaux français font leur « Une » sur le drame avec le mot « Reconstruction ». Il n’est plus question que de donateurs, de la nouvelle flèche et des Jeux olympiques de 2024. Un coup de communication de génie : en une seule phrase, toute la question des causes de l’incendie passe à la trappe.

jeudi 16 février 2023

Leur capacité à dissimuler une VRAIE catastrophe écologique n’ a d’égale que leurs hurlements de peur devant les variations d’un climat qui a toujours varié



Silence des média sur une des pires catastrophes écologiques du siècle , il est vrai que le CO2 n’est pas en cause mais un gaz cancerigène .

Plus d’une semaine s’est écoulée depuis qu’un train de Norfolk Southern a déraillé, renversant des MILLIONS de livres de chlorure de vinyle cancérigène et polluant l’Ohio. Alors que rien ne filtre, sans surprise Vanguard, JPMorgan et BlackRocks sont les principaux actionnaires

Les médias appellent ce qui se passe « Tchernobyl Light ». Il est toujours interdit aux habitants de sortir de chez eux.

@Carene1984

Certains dénoncent la situation de Norfolk Southern qui s’est notamment battu contre les mesures de freinage de sécurité qui auraient pu fortement réduire l’impact de cet accident. La technologie de leurs freins actuels date de 1898, il y a deux siècles !

Les cheminots de

@railroadworkers ont alerté d’une « bombe à retardement » : « Au cours des 10 dernières années, les transporteurs de classe I ont considérablement augmenté à la fois la longueur et le tonnage en réduisant l’entretien et l’inspection »

Le chlorure de vinyle est un gaz incolore qui brûle facilement. Il ne se produit pas naturellement et doit être produit industriellement pour ses utilisations commerciales. Le chlorure de vinyle est principalement utilisé pour fabriquer du chlorure de polyvinyle (PVC), une résine plastique dure utilisée pour fabriquer une variété de produits en plastique, notamment des tuyaux, des revêtements de fils et de câbles et des matériaux d’emballage. 

Le chlorure de vinyle est également un produit de combustion dans la fumée de tabac.

 

samedi 23 avril 2022

USA : MYSTERIEUX INCENDIES A REPETITION…De très nombreuses installations de l’industrie alimentaires sont parties en fumée ! Coïncidences ou actes prémédités ?!!!


 

Le 23/04/2022

.businessbourse

Quelqu’un peut-il expliquer pourquoi des incendies absolument dévastateurs continuent d’éclater sans arrêt dans des installations critiques partout en Amérique ? 

La destruction tragique par un incendie du siège social d’Azure Standard dans l’Oregon a choqué des millions de personnes, et depuis que cette nouvelle a été annoncée, de nombreux lecteurs m’ont contacté au sujet de la longue série d’incendies inhabituels auxquels nous avons assisté d’un océan à l’autre ces derniers mois. 

J’ai décidé de me pencher sur ce phénomène car je partage ce que j’ai découvert jusqu’à présent dans cet article.

 Dr Benjamin Braddocket et d’autres chercheurs avaient déjà creusé dans ce sens, et leurs recherches se sont avérées très utiles lorsque j’ai commencé mon enquête. Certains des incidents que les gens ont signalés, je n’ai pas été en mesure de vérifier de manière indépendante, et d’autres, à mon avis, étaient trop mineurs pour être mis sur cette liste. Cela étant dit, voici une liste de 16 incendies inquiétants qui se sont produits dans des installations clés de l’industrie alimentaire aux États-Unis depuis le début de 2022…

#1 Salinas, Californie

Alors que la fumée se dissipe près de « Taylor Farms », des questions subsistent sur l’avenir de l’entreprise et des quelques 1 000 personnes employées dans les installations d’Abbott Street.

Il ne reste presque plus rien de l’installation de traitement en raison des dommages causés par le feu et la fumée causés par l’incendie de mercredi soir, selon le chef adjoint des pompiers Sam Klemek.

« Environ 85% à 95% du bâtiment est totalement anéanti », a-t-il déclaré.

#2 Hermiston, Orégon

Plusieurs travailleurs ont été hospitalisés à la suite d’une explosion dans une usine de transformation alimentaire avec des résidents à proximité qui sont en alerte pour une éventuelle évacuation.

L’explosion s’est produite mardi soir chez « Shearer’s Foods » à Hermiston, une ville de l’est de l’Oregon, riche en agriculture. Aucun décès n’a été signalé à la suite de l’explosion, mais l’étendue des dommages causés à l’usine semblent suffisamment pour mettre en péril l’avenir de cet établissement. Les responsables municipaux s’inquiètent de ce que l’incendie pourrait signifier pour la communauté et l’économie locale.

#3 Conway, New Hampshire

Les voisins se sont regroupés pour soutenir les pompiers alors qu’ils combattaient un incendie à Conway pendant environ 16 heures lundi soir.

Plus de 12 ministères et organismes ont travaillé ensemble pour éteindre l’incendie à East Conway Beef and Pork.

#4 San Juan, Texas

Le 31 mars 2022, un incendie de structure a considérablement endommagé une grande partie des plus grandes installations de conditionnement d’oignons frais du sud du Texas.

#5 Jonesboro, Arkansas

« La situation dans notre usine de Jonesboro est sous contrôle et nous recherchons la cause de l’incendie », a déclaré un porte-parole de Nestlé. « Heureusement, aucun employé n’a été blessé et tous sont sains et saufs. Nous apprécions l’action rapide et l’efficacité du service d’incendie de Jonesboro et des équipes d’intervention d’urgence. L’usine restera fermée pendant que nous évaluons les dégâts et remettons l’usine en pleine activité. Nous prévoyons de continuer à soutenir financièrement nos employés pendant cette période.
Nestlé a ouvert l’usine en 2002 et en décembre 2020, la société a dévoilé son intention d’investir plus de 100 millions de dollars pour agrandir l’usine d’aliments surgelés, y compris l’ajout de 8500 mètres carrés et une nouvelle ligne de production pour les sandwichs surgelés « Hot Pockets ». En plus de « Hot Pockets », « Nestlé » fabrique des produits sous les marques « Stouffer’s », « Lean Cuisine », « DiGiorno », « Tombstone » et « Sweet Earth » à l’usine.

lundi 20 juillet 2020

Incendie de la cathédrale de Nantes : il paraît qu’il faut relativiser…




Georges Michel


La cathédrale de Nantes aurait pu partir en fumée. Grâce à l’intervention des sapeurs-pompiers, l’incendie a été vite circonscrit. 

Un orgue quatre fois centenaire est cependant parti en fumée.

Mais l’avocat qui a été chargé de défendre le suspect du moment – un réfugié rwandais qui travaillait bénévolement pour la paroisse de la cathédrale – relativise le drame, comme le rapporte Presse-Océan : « L’épreuve réelle de perdre des éléments matériels importants et l’intervention symbolique du politique ne doivent pas nous empêcher de relativiser et de constater que nulle vie humaine n’a été atteinte ni même touchée physiquement. »
Bref, il n’y a pas eu mort d’homme.
Bien sûr, on peut se poser cette question : est-ce que tous les trésors du monde valent une seule vie d’homme ?
Lorsque les militaires de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris sont montés sur Notre-Dame en flammes, ils ne se sont pas posé cette question hautement philosophique ; ils y sont allés.
 Pas seulement pour empêcher que l’incendie ne s’étende aux habitations voisines et ne menace des vies humaines, mais pour essayer de sauver ce qui pouvait être sauvé alors que personne n’était en danger dans le sanctuaire.
« Il est important de faire la part des choses », a donc déclaré l’avocat commis d’office, dans ce qui s’apparente à une ébauche de plaidoirie.
Faire la part des choses, relativiser.
Il est vrai que nous sommes dans un siècle de relativisme.
Foutre le feu à une cathédrale ou à une poubelle, c’est un peu du pareil au même.
Alors, faisons la part des choses !

lundi 6 janvier 2020

Pray for Australia : oui, mais lisez aussi ce texte de notre ami d’Australie !

 
 
 
5 janvier 2020
 
Oui, l’ est en proie à des incendies ravageurs.

Mais, encore une fois, on parle d’un pays-continent.

Il est important de relativiser. Tout est démesuré.
Quand les forêts brûlent au Portugal, les Norvégiens continuent de pêcher leur saumon, tranquilles.
De même lorsque la Nouvelle-Galles du Sud (NSW) décrète l’état d’urgence, plus au nord, non loin de Brisbane, dans le Queensland, les enfants jouent paisiblement sur la plage.
Il est vrai que la situation est critique dans de nombreuses régions : des millions d’hectares touchés, des victimes, un air vicié qui aurait atteint la Nouvelle-Zélande.
L’armée est intervenue sur terre mais aussi par la marine, sans compter les airs, afin de faciliter les approvisionnements et évacuations.
C’est un événement tragique, mais les Australiens font preuve d’une solidarité sans faille. Partout surgissent des collectes de fonds et de provisions pour subvenir aux besoins des plus démunis. Chacun y met du sien dans un élan de solidarité.
Ce qui est regrettable, c’est de constater que de nombreux médias montent au créneau pour en remettre une couche sur le réchauffement climatique.
Pas de répit pour les braves… Toutes les occasions sont bonnes.
De ce fait, le Premier ministre Scott Morrison a été sèchement accueilli par certains lors d’un déplacement sur les lieux touchés par les feux.
C’est sûr, s’il avait levé plus d’impôts, hier, avec la taxe carbone, on n’aurait pas de feu aujourd’hui. Raisonnement imparable avec un raccourci aussi rapide. 

jeudi 3 octobre 2019

Patrick Martin : « Incendie de Rouen : les informations des pouvoirs publics sont totalement incohérentes ! »

 
 
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Patrick Martin est agriculteur à 55 km de Rouen.

Comme tant d’autres, son exploitation a été impactée par les conséquences de l’incendie.
Ses récoltes sont perdues.
Il est interrogé au micro de Boulevard Voltaire.



Témoignage exclusif d'un agriculteur
Patrick Martin

À Lubrizol, ces produits ont-ils brûlé, oui ou non ? (ft. Elisabeth Borne)

 
 

                 
 
Ajoutée le 1 oct. 2019
 
Depuis vendredi vous savez.
Vous savez ce qu'il y avait dans l'usine Lubrizol à Rouen.
Alors l'hydroxyde de potassium, une substance corrosive pour la peau, les yeux, et surtout les voies respiratoires, a t-il brûlé ?
Oui ou non ?
Ce mardi 1er octobre, à l'Assemblée nationale, les ministres ont à nouveau refusé de répondre.
Quand on a rien à cacher, on le montre.

mardi 1 octobre 2019

Lubrizol, vers un scandale d'état?

 
 
 
L’image contient peut-être : 4 personnes, barbe et texte

Rouen dans la rue
 
Une décision du préfet pourrait être à l’origine de l’incendie.
 
Revue de presse de la mi-journée.
…
 
Alors que le préfet s'enfonce chaque jour davantage dans sa gestion calamiteuse de la crise, le journal en ligne Actu.environnement.com révèle aujourd’hui un élément explosif qui permet de mieux cerner les responsabilités.
Le préfet avait autorisé en début d’année l’augmentation des capacités de stockage de produits dangereux dans l’usine Lubrizol à la suite d’un assouplissement de la réglementation décidée par le gouvernement en 2018.

En clair, alors que l’usine vient de connaître le plus grave accident de son histoire et que la santé de dizaines de milliers de personnes est en jeu, on apprend que cette même usine à augmenté ses capacités de stockage de produits dangereux en début d’année.
C’est donc directement la responsabilité du préfet, et derrière lui celle du gouvernement, qui est mise en cause par ces révélations :

« En juin 2018, le gouvernement a publié un décret qui réduit le périmètre des projets soumis à évaluation environnementale. Parmi les installations concernées figurent les installations Seveso, qui constituent les installations les plus dangereuses au sein de l'Union européenne, du fait de la quantité de produits dangereux qu'elles mettent en œuvre. Malgré cela, l'exécutif a décidé de soustraire les modifications de ces établissements à une évaluation environnementale systématique pour les soumettre à une procédure d'examen au cas par cas. »

La nouveauté qui résulte de cet assouplissement, c’est qu’il n’est plus nécessaire d’obtenir l’accord de l’autorité environnementale indépendante si une usine classée Seveso désire augmenter ses capacités de stockage.

Un ingénieur chimiste démonte toute la propagande sur Lubrizol à Rouen

 
 

lundi 30 septembre 2019

INTERVIEW. « Les gens ont raison d’avoir peur s’ils étaient sous le panache », à Rouen


Sociologue de la santé et directrice honoraire de la santé, Annie Thébaud-Mony alerte sur les dangers liés à la toxicité différée liée au panache de fumée, jeudi 26  septembre 2019 à Rouen.


Sociologue de la santé et directrice de recherche honoraire à l’Inserm, Annie Thébaud-Mony alerte sur les dangers liés à la toxicité différée liée au panache de fumée, jeudi 26 septembre 2019 à Rouen. (©R-T/76actu)
 
Sociologue de la santé, Annie Thébaud-Mony ne décolère après l'incendie de Lubrizol à Rouen, jeudi 26 septembre.
 
Elle alerte sur les conséquences de la catastrophe industrielle.
 
Annie Thébaud-Mony est sociologue de la santé, directrice de recherche honoraire à l’Inserm et spécialiste des maladies professionnelles et environnementales.
Elle a, à plusieurs reprises, dénoncé à travers ses travaux « l’impunité des crimes industriels ».
Au lendemain de l’incendie de l’usine chimique Lubrizol à Rouen, elle soutient que « les gens ont raison d’avoir peur s’ils étaient sous le panache.
Les dangers liés à la toxicité différée et ses conséquences doivent être pris en compte et un suivi médical strict doit être mis en place ».

 
« La combustion redouble la toxicité »

76actu : Au lendemain de l’incendie de Lubrizol à Rouen, la peur gagne les habitants de la ville. Les gens ont-ils raison d’avoir peur ?

Annie Thébaud-Mony : Oui, il faut être inquiet.
Lubrizol est un site Seveso seuil haut, ça veut dire qu’il y a des produits toxiques. Et quand on brûle ce type de produits, la combustion redouble la toxicité.

L’incendie est terminé, les résultats d’analyses communiqués par la préfecture se veulent rassurants…
Vous n’y croyez pas ?

Le préfet a pris soin hier [jeudi 26 septembre 2019, ndlr] d’avoir un discours rassurant parce que le danger imminent a effectivement été écarté : ils ont évité le pire.
Mais ce n’est pas parce que la toxicité immédiate est écartée qu’il ne faut pas évoquer la toxicité différée.
Les autorités savent très bien que ce nuage qui est passé au-dessus de Rouen est chargé en poussière hautement toxique qui est au minimum cancérogène.
On n’a toujours pas le détail de ce qui est parti en fumée, mais on sait que lorsque ça brûle il y a des hydrocarbures, ceux-là mêmes qui se trouvent dans le tabac.
Quant aux suies, quand il déclare que les résultats d’analyses sont globalement satisfaisants, il faut insister sur le fait que les suies sont intrinsèquement cancérogènes également.

Qui doit, selon vous, s’inquiéter de cette toxicité différée ?

dimanche 29 septembre 2019

Alors voila, j'avais besoin d'en parler

 
 
 
 
Merci à fabie

Omerta sur une catastrophe industrielle majeure aux portes de Paris



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Photo © I. Michel / Sdis78
par Marc Laimé, 27 septembre 2019


En plein été, une installation stratégique de la plus grande station d’épuration des eaux usées d’Europe est totalement détruite par le feu à trente kilomètres de la capitale.

Il faudra entre trois et cinq ans pour la reconstruire, au prix, dans l’intervalle, d’une pollution gravissime de la Seine.

Ce site n’a cessé d’enregistrer des sinistres de plus en plus graves depuis plusieurs années.
Sa gestion est entachée par des dévoiements sans précédent en matière de marchés publics.
Un désastre absolu, qui ne suscite qu’une inquiétante indifférence.

Le 3 juillet dernier, un incendie spectaculaire se déclenche sur le site classé « Seveso seuil haut », c’est-à-dire faisant l’objet d’une surveillance particulière en raison de la toxicité des produits qu’il abrite, au sein de l’usine « Seine Aval » (SAV) du Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) implantée dans la plaine d’Achères, dans les Yvelines (1).

S’étendant sur 600 hectares, la gigantesque station d’épuration, à l’intérieur de laquelle on ne se déplace qu’en voiture ou en camion, est lovée dans une boucle de la Seine, à cheval sur les villes de Saint-Germain-en-Laye, Maisons-Laffitte et Achères.
Elle traite 60 % des eaux usées de 9 millions de Franciliens, ce qui fait d’elle la plus grande station d’épuration d’Europe.
 
  C’est un bâtiment de 6 000 m2 servant à la « clarifloculation » des eaux usées (procédé d’élimination des particules en suspension, notamment des phosphates (2)), abritant plusieurs cuves de chlorure ferrique, substance toxique et hautement corrosive, qui a pris feu.
L’unité se situe au début de la filière de traitement des eaux usées, et abrite une myriade de colonnes en plastique, dans lesquelles circule le chlorure ferrique.
Un énorme panache de fumée noire se dégage aussitôt, visible à plusieurs kilomètres à la ronde.

En l’espace de quelques mois, c’est le quatrième incident grave, incendie ou explosion, sur ce même site.
À 19 heures le sinistre n’était toujours pas maîtrisé par les sapeurs-pompiers du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) 78, qui avaient dépêché sur place plusieurs dizaines de véhicules et au moins 70 soldats du feu.
À 18 heures 45, d’autres camions et d’autres sapeurs-pompiers continuaient d’arriver sur le site. « Nous avons dû procéder à une alimentation en Seine avec un bateau pompe. Nous avons également utilisé des motos pompes remorquables dans les rétentions des eaux usées », expliquait le lieutenant-colonel Christophe Betinelli, commandant des opérations de secours.
Ce que l’honorable lieutenant-colonel ne pouvait évidemment pas déplorer publiquement, c’est que les conduites alimentant les poteaux d’incendie — sur lesquels les pompiers branchent leurs lances — passaient… sous le bâtiment qui a brûlé.
Les poteaux étaient donc inutilisables.
« Inconcevable », confiera un pompier présent sur place.
Il faudra attendre quatre jours pour que le sinistre soit totalement maîtrisé, après la venue de la gigantesque échelle déjà utilisée pour venir à bout de l’incendie de Notre-Dame de Paris.
Dès le lendemain matin, le syndicat FO du SIAAP dénonçait une situation « catastrophique » :
« La situation à SAV s’est fortement dégradée depuis plus de deux ans. Vendredi dernier, nous avons adressé à l’inspection du travail sept alertes de dangers graves et imminents (dont le SIAAP n’a toujours pas tenu compte malgré ses obligations en la matière), pour des fuites de gaz ou des départs d’incendie. Hier avec l’incendie de la clarifloculation, les herbes hautes et sèches ont pris feu, lequel a failli atteindre la zone Biogaz. »

samedi 28 septembre 2019

Accident industriel à Rouen : officiellement, tout va bien….

 


 
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Notre contributeur François Teutsch était à Rouen, le jeudi 26 septembre


  La ville de Rouen s’est réveillée, jeudi 26 septembre, sous un épais nuage de fumée noire, et dans une épouvantable odeur d’hydrocarbures brûlés, qui a rappelé aux plus anciens l’incendie des docks de pétrole en juin 1940.

Tous les coteaux situés au nord de la ville, les communes de Canteleu, Deville, Mont-Saint-Aignan, Bois-Guillaume et bien d’autre encore ont subi, durant toute la journée, émanations nauséabondes et dépôts de suie noire.

Plus au nord-est, les particules en suspension se sont déposées partout : dans les champs, les pâturages et les forêts ; sur les cours d’eau et les étangs ; sur les toits et les terrasses ; au milieu des jardins et des potagers.
Des milliers d’hectares, jusqu’à la Picardie voisine, ont subi cette pollution.
En cause, l’usine Lubrizol, bien connue des Rouennais.
Située sur la rive gauche de la Seine, elle fabrique des additifs pour hydrocarbures.
Construite en 1954 dans une zone isolée, elle est désormais très proche du cœur de l’agglomération, à 500 mètres à peine des quais reconquis par les commerces et les immeubles de bureaux.
Classée Seveso, elle est aussi redoutée que connue.
En 2013 déjà, une fuite de Mercaptan avait répandu jusqu’au sud de l’Angleterre une odeur méphitique d’œuf pourri.
Appartenant à un groupe américain dans lequel le milliardaire Warren Buffett possède une importante participation, elle inquiète depuis des années une population sensibilisée à la pollution de l’air.